Tag Archives: CAP adjoints administratifs

COMPTE-RENDU DE LA CAP DES ADJOINTS ADMINISTRATIFS DU 15 AU 19 octobre 2018

compte rendu AA

Lors de la CAP de mobilité de juin nous avions estimé, à environ 1183 vacances, 985 postes étaient à pourvoir et 510 Postes Susceptibles de Devenir Vacants lors de cette CAP. Comment expliquer un si grand nombre de PSDV ? Ces postes étaient principalement placés pour l’arrivée des T.A.S.S. dans les services judiciaires. En effet dès le début de la CAP l’administration n’était pas en capacité de nous indiquer de façon précise combien de nos collègues des affaires sociales avaient accepté d’être détachés dans nos juridictions.
Dans notre déclaration liminaire nous avions demandé que nos collègues, dont la prise de poste était fixé au 01 novembre 2017, qui auraient fait l’objet d’une titularisation en début de notre CAP et qui avaient fait une demande de mobilité, voient leur situation étudiée et ce en raison d’une date avancée de décembre à octobre pour les élections de décembre 2018 (il est à noter que pour la CAP des greffiers et directeurs de greffe se tiendra courant novembre). La DSJ a accepté de muter 5 collègues qui étaient en position RTH et en très grande précarité sociale. La DAP a accepté 5 mobilité pour des sites sinistrés, le SG faisant également le mouvement, la PJJ n’en faisant aucun. Nous avons eu beau argumenter l’administration est restée intransigeante. Nos collègues devront attendre la CAP de juin 2019 pour formuler leurs demandes de mobilité.
La DSJ a amplifié les blocages. Nous vous rappelons que la circulaire mobilité des corps communs de 2009 ne fixe pas de délai pour demander sa mobilité. Nous avons toujours fixé un délai d’un an (l’année de stage comptant dans ce délai). Manifestement la DSJ devance les désirs du Secrétariat Général de voir porter à 3 ans de fonction avant d’oser demander une mutation même si vous êtes en priorité statutaire. De plus les juridictions sinistrées, du fait de la politique du gouvernement actuel et de ces prédécesseurs, ont très peu vu de départs (Paris, Nanterre, Bobigny, Lyon, Aix, Lille, Marseille, certains SAR …). Nous avons obtenu, après des discussions parfois passionnées, des départs avec une date différée au 01 juin 2019, c’était çà où pas de départ.
En ce qui concerne la PJJ comme à son habitude cette direction laisse partir les collègues même au bout d’un an. Leur raison : « POURQUOI VOULEZ-VOUS QUE L’ON BLOQUE LES COLLEGUES QUI SONT MAL DANS LEUR AFFECTATION, LE SERVICE EN SUBIT LES CONSEQUENCES DONC AUTANT LES LAISSER PARTIR, TOUT LE MONDE EST GAGNANT MEME SI ILS SONT EN POSTE DEPUIS LE 01 MARS 2018 » . Voilà une bonne philosophie.
Pour la DAP il y a eu des blocages sur la DISP de Paris et certaines prisons (Fresnes, Grenoble Varces, Lyon Corbas, …). Rien de bien nouveau quand à ces sites. La DAP n’est pas non plus dans une position de blocage systématique mais nous a indiqué que les collègues des autres directions ne pourraient pas s’adapter quand ils ont plus de 50 ans.
Pour le Secrétariat Général les collègues des plateformes et principalement les DAEBC ont vu leurs demandes Pour le Secrétariat Général les collègues des plate-formes et principalement les DAEBC ont vu leurs demandes bloquées alors que la moitié de leur travail a été transférée aux DGFIP, mais non le SG préférant laisser nos collègues devant leur poste de travail. Qu’en sera-t-il quand la DGFIP voudra récupérer tout le travail des DAEBC pour conserver leurs emplois ?
Le Secrétariat Général a également bloqué nos collègues du Casier Judiciaire de Nantes du fait d’une restructuration alors que des détachements viendront au casier.
La préparation de cette CAP est à marquer dans les annales puisqu’une nouvelle fois des demandes de collègues n’étaient pas enregistrées. L’absence de document : demandes de détachement, de mobilité des stagiaires de la DSJ, de changement de corps, liste des renonciations à mobilité, liste réelle des PSDV et PV avant la CAP.
De plus à la DAP, des renonciations à mobilité sont arrivées le dernier jour ce qui naturellement a modifié un certain nombre de mouvements manifestement les DIR ne savent toujours pas qui s’occupe de la mobilité des adjoints à la DAP nationale.
Encore une fois FO, C Justice et l’UNSA ont préféré la course aux résultats plutôt que la fiabilité. FO par exemple mutant deux personnes sur le même poste (SPIP St Denis), l’UNSA quant à elle donnant les résultats de titularisations dès lundi soir alors que nous n’avons étudié certaines demandes que le vendredi dont deux prolongations de droit qui ne seront revues qu’en janvier 2019. Il est vrai que les élections professionnelles arrivant il faut bien trouver quelque chose pour faire oublier leurs votes de complaisance pour l’administration notamment à la DSJ.
Tableau des mouvements par directions

Nombre de collègues mutés / Postes proposés à la CAP
D.A.P : 95 / 208
D.S.J. : 208/ 663
P.J.J. : 19 / 58
S.G. : 23/ 56
Total : 345 / 985

En décembre 2017 nous avions eu 473 mouvements pour 951 postes proposés. Il y a bien un blocage dans la mobilité.
Nous avons effectué 33 détachements de collègues, venant d’autres administrations, qui arriveront dans les Services Judiciaires, au Secrétariat Général, à la PJJ et à l’ENAP.
Nous avons 2 collègues adjoints techniques et une collègue surveillante qui ont eu un avis favorable pour être détachés dans le corps des adjoints administratifs. Nous rappelons que pour être détaché il faut exercer des fonctions administratives.
Lors de cette CAP nous avons eu également à donner notre avis sur les titularisations de nos collègues issus des recrutements de septembre 2017 et qui ont pris leur poste en novembre. Nous avons eu quelques prolongations de stage.
Nous avons intégré 29 collègues après leur détachement. Ces collègues pourront demander leur mutation à la CAP de Juin 2019.
Les reclassements de surveillants dans le corps des adjoints administratifs pour raisons médicales continuent malheureusement à s’amplifier. Nos collègues se verront proposer par la DAP des postes laissés vacants à l’issue de cette CAP. Vu la situation dans les centres de détention nous pouvons nous inquiéter des difficultés à venir pour nos collègues surveillants.
LA PROCHAINE CAP SE TIENDRA LES 30, 31 JANVIER ET 1er FEVRIER 2019. L’ORDRE DU JOUR SERA LE TABLEAU D’AVANCEMENT 2019, LES RECOURS EN EVALUATION ET DES TITULARISATIONS.

Les Elus et expert CGT
POUR TOUS RENSEIGNEMENTS VOUS POUVEZ CONTACTER NOS ELUS et EXPERTE
– Laurence BRETON, T.G.I. Brest, laurence.breton@justice.fr
– Joël THEILLARD, C Placé 78, joel.theillard@justice.fr
– Maryse BONIFAY, C.P.H. Grasse, 06.82.20.58.36, maryse.bonifay@justice.fr
– Catherine BACHORZ, T.I. Roubaix, 03.20.76.98.30, catherine.bachorz@justice.fr
– Stéphanie KACZMAREK, T.I. Blois, 02.54.56.26.09. , stephanie.kaczmarek@justice.fr

DECLARATION LIMINAIRE CAP DES ADJOINTS ADMINISTRATIFS DU 15 AU 19 OCTOBRE 2018

Madame la Garde des Sceaux,

2018-10-16_decl-lim-cap-aa

Nous vous demandons de dire à votre président que nous continuerons à nous plaindre non pas pour empêcher la France d’aller mieux, votre politique s’en charge, mais pour l’empêcher de casser notre société et nos acquis sociaux. 

Les quatre années qui se sont écoulées ont été une succession d’abandons, de désengagements, de fausses promesses et de réponses inadaptées tant de la part de notre ministère que de nos directions. Nous n’avons eu de cesse de dénoncer ces politiques dans nos déclarations liminaires sans qu’aucun changement n’intervienne ni qu’aucune réponse ne soit apportée, si ce n’est l’amplification de la privatisation du service public confirmée depuis mai 2017 par Jupiter.

A l’heure du bilan de cette mandature force est de constater que, malgré un changement de président et des changements de gouvernements, les politiques menées, et suivies si diligemment par nos responsables, se traduisent au quotidien par une dégradation importante de nos conditions de travail. La baisse de nos revenus (une perte d’environ 300 euros par mois pour un agent de catégorie C depuis 2000) plonge de plus en plus d’agents dans la précarité et les procédures de surendettement fleurissent.

Force est de constater que le contexte dans la fonction publique s’est de plus en plus dégradé tant pour les agents que pour les usagers. Le point d’indice est gelé depuis 4 ans, débloqué à quelques mois de l’élection présidentielle. Le PPCR a été décalé d’un an et votre gouvernement a rétabli le jour de carence.

Le taux de la pension civile augmente chaque année alors que paradoxalement nos pensions ne cessent de baisser. La fiscalité se fait toujours plus pesante, en un mot notre pouvoir d’achat est inexorablement tiré vers le bas tandis que le CAC 40, tant aimé du locataire de l’Elysée,  ne cesse de progresser.

L’arrivée au 1er juillet 2015 de la nouvelle PFR nouvellement appelée Régime Indemnitaire tenant compte des Fonctions, des Sujétions, de l’Expertise et de l’Engagement Professionnel (RIFSEEP) n’était pas de nature à nous rassurer puisqu’elle allait individualiser les indemnités, avec des risques d’injustice, d’opacité, de division des personnels. Elle a validé surtout une diminution de nos indemnités. Nous ne nous étions pas trompé cette mise en place a entrainé à tout le moins des incompréhensions. Cette politique salariale que vous et vos prédécesseurs nous ont imposée est axée sur le développement de la rémunération individualisée : c’est la casse de la fonction publique. C’est la fin de notre statut issu de la volonté  du Conseil National de la Résistance. Nous vous rappelons que l’ensemble des organisations syndicales siégeant au Conseil Supérieur de la Fonction Publique ont refusé ce texte. 

Il est vrai que votre Jupiter de président n’aime pas l’archaïsme, il préfère le bien-être des très riches à celui des travailleurs. 

Les saupoudrages ne suffisent pas à endiguer le délabrement de notre administration, pas plus que le management outrancièrement dogmatique.

Quelques mesures ici ou là, une grand’messe hyper médiatisée, hyper couteuse et maintenant votre propre réforme que vous avez osé appeler « chantier de la justice ». Vous vous êtes transformée non pas en constructeur mais en démolisseur de notre institution. A l’instar de tout bâtisseur la garantie décennale existe-t-elle où est-ce une option ? Même avec le service après-vente du directeur des services judiciaires votre TPI on n’en veut pas.  

Le protocole de la casse de nos statuts dans les services judiciaires signé à la va-vite sur le coin d’une table par certaines organisations syndicales en est l’exemple même. Attendre trois ans de plus pour passer l’examen professionnel de greffier en ne gagnant que quelques broutilles de plus en tout cas bien moins qu’avant cette pseudo réforme, merci les signataires !

A la pénitentiaire vous avez préféré signer un texte avec une seule organisation, sans aucune avancée pour les administratifs. 

La configuration actuelle ne peut convenir qu’aux seuls adeptes d’un carriérisme d’influence et/ou de servilité, à ceux qui pensent ainsi pouvoir masquer leurs incompétences sous le voile de l’autoritarisme.

Chacun peut malheureusement constater dans son environnement la multiplication de ces tristes individus, ainsi que l’importance accrue qu’ils acquièrent jour après jour…

Cette médiocratie gangrène nos institutions et  administrations, elle altère également le fonctionnement de nos CAP.

Décidément, ce nouveau monde, plus brutal, plus arrogant, moins dialoguant, est une véritable supercherie même si nous traversons la rue !

Sur le fonctionnement de nos CAP 

Mobilité 

De plus en plus difficile – des chiffres parlent d’eux-mêmes : 

– CAP de juin 2015 : 786 postes laissés vacants, 

– décembre 2015 : 645 vacances

– juin 2016 : 936 restés vacants.

– décembre 2016 : 804 vacances

– juin 2017 : 902 postes non pourvus

– décembre 2017 : 1013 laissé vacants

– juin 2018 : 1183 postes bloqués

Combien pour cette CAP ?

La PFR avait prouvé son influence négative sur la mobilité avec la mise en place du RIFSEEP, nous ne pouvons que craindre une accentuation et son effet pervers 

Avancement

Critères toujours axés sur le mérite (mérite limité à la seule évaluation). Des taux de promotions revues à la baisse depuis 2018 : 8,5 % en AAP 1 au lieu de 20 % pour l’avancement 2017.

Et depuis 2018 des critères totalement illisibles quoi qu’en dise votre Secrétariat Général.

Après l’application de cette opacité ce ne sont pas moins de  1992 collègues de plus de 55 ans qui ont stagné dans leur grade (146 en AA et 1401 en AAP 2). Un avancement, à ce stade de la carrière, aurait été plus que largement justifié et leur aurait donné la possibilité d’être détenteur d’une retraite moins misérable.

Recours en évaluation 

Poudre de Perlimpinpin pour les uns, miroir aux alouettes pour les autres.

Refus de temps partiel, de congés formation, de disponibilité ou prolongation de stages.

De plus en plus fréquents et trop souvent justifiés par un manque d’effectif en mélangeant allègrement en toute mauvaise foi, les différents corps de personnel.

Report de CAP

Des reports de CAP de plus en plus nombreux pour des raisons diverses qui toutes confirment un manque criant d’anticipations, de logiciel de gestion inadapté, d’une volonté flagrante des directions régionales de n’en faire qu’à leurs têtes.

Les troubles psycho-sociaux sont à la mode et nous sommes  inondés de circulaires s’y rapportant. Nous serions donc en droit de penser que notre administration est fortement concernée par les conditions de travail et la santé de ses fonctionnaires. Mais qu’en est-il des moyens mis à disposition des personnels ? Les conditions sont tellement attractives, que nombre de départements n’ont plus de médecins de prévention, lesquels sont pourtant des interlocuteurs privilégiés dans ce contexte. Quelles sont les solutions qui nous sont proposées ? AUCUNES ! Il ne relève pas de notre compétence, même si souvent nous nous en faisons l’écho, de mettre en exergue la souffrance de tel ou tel collègue et quoiqu’il en soit, nos interventions ne sont, pour l’essentiel, jamais suivies d’effet.

Ce constat est extrêmement négatif. 

Malheureusement l’avenir est inquiétant. Du côté de la fonction publique après la MAP, la R.G.P.P. et bien maintenant c’est la C.A.P. 2022 avec son lot de suppression de milliers de postes, la fermeture de services publics, la privatisation de pans entiers des services publics. En plus s’ajoute la remise en cause du fonctionnement de nos CAP, CHSCT et autres instances.

Du coté de notre ministère, c’est la volonté délibéré de mettre à mal le fonctionnement de notre CAP : passer à 3 ans le délai d’ancienneté pour demander sa mutation, les demandes de mobilité à l’intérieur d’une même ville qui ne relèveraient plus des CAP nationales mais bien d’arrangements entre petits potentats locaux, même si vous n’êtes pas de la même direction. Ne plus donner à l’intéressé la copie de son rapport de non titularisation, et sûrement bien d’autres décisions vous permettant de vider les CAP. On vous le redit c’est une opposition totale de la CGT,  les acquis sociaux ne se bradent pas, ils s’améliorent !

Nous pouvions espérer une amélioration dans le fonctionnement de nos prochaines CAP. Malheureusement avec vos projets  la prochaine mandature ne sera que mascarade, chemin de doléances, de souffrances et de désillusions !

Cette politique aux ordres du MEDEF et uniquement destinée à complaire les très riches ouvre grand la porte à un parti populiste extrême.

Pour cette CAP de mobilité, nous vous posons la question sur le nombre réel de postes vacants dans notre ministère. En effet à la CAP de décembre 2017 il y avait au début de la CAP 951 postes vacants et 177 PSDV. A cette CAP se sont 985 postes et 510 PSDV qui sont proposés. Pour quelles  raisons les PSDV ont explosé et malgré les recrutements sans concours et par concours  nous avons 34 postes vacants supplémentaires en un an il y a de quoi s’interroger.

Nous réitérons notre demande déjà faite lors de  la précédente CAP, de  bien vouloir prendre en compte les demandes de mobilité des collègues qui sont parvenues hors délai du dépôt légal des candidatures aux motifs que celles-ci étaient en période de congés bonifiés, et nous vous demandons que soient examinées plus précisément leur demande.

En ce qui concerne les demandes de nos collègues qui ne seront titularisés que le 1er novembre, il est nécessaire qu’un examen des dossiers s’impose lors de cette cap, les collègues ne doivent pas subir les conséquences d’une décision de modification du calendrier du fait des élections, en effet comment expliquer que les CAP de mobilités des greffiers et directeur de greffe des services judiciaires se tiennent mi-novembre pour eux il n’y a pas eu de décalage en raison des élections donc pour les corps communs on aurait pu les tenir en novembre sans qu’il y ait d’incidence sur le déroulement du processus électoral.

Nous ne pouvons terminer cette déclaration sans nous féliciter d’être la seule organisation syndicale à présenter des listes complètes dans chaque CTSD des Services Judiciaires.

Les élu (e)s et expertes CGT

DECLARATION LIMINAIRE CAP ADJOINTS ADMINISTRATIFS 19 juin au 23 juin 2017

Nous ne pouvons débuter cette déclaration sans revenir sur votre demande de C.A.P. « écrite » afin de pourvoir 2 postes à la D.A.P. pour l’application de la loi sur le renseignement pénitentiaire datée d’octobre 2016. Nous ne reviendrons pas sur la définition du mot « urgence » somme toute relative arguée par l’administration .Une loi d’octobre et une CAP urgentissime en date du 17 mars pouvait supporter un délai supplémentaire.
Nous ne savons pas à ce jour si ces deux postes ont été pourvus et comment l’ont-ils été. ?
Concernant la CAP d’avancement du 02 mars 2017, les résultats ne sont toujours pas publiés sur l’intranet soit plus de trois mois après.

Version imprimable Declaration liminaire CAP juin 2017
Vous nous aviez indiqué lors de cette CAP que la validation des taux de promotion était en cours à la Fonction publique et au Finances et que ce n’était qu’une question de jours. Ces ministères viennent de les valider. Ce léger contre temps va donc de facto entraîner un retard dans l’application du P.P.C.R.
Quels délais peut on espérer pour la publication des arrêtés individuels de promotion (délai plus ou moins important selon les directions) ? Ensuite faire les arrêtés toujours individuels du reclassement qui l’a encore devront prendre quelques semaines.

Lire la suite

DECLARATION LIMINAIRE CAP DES ADJOINTS DMINISTRATIFS 05 au 09 décembre 2016

Lors de la présentation du projet loi de finances 2017, Monsieur le Garde des Sceaux nous a indiqué que les créations de postes pour les services judiciaires seraient pour renforcer la justice de proximité au travers des Conseils de Prud’hommes et Tribunaux d’Instance ainsi que les Tribunaux pour Enfants. Donc nous demandons que les demandes de mobilité présentées prioritairement vers les CPH et TI, soient toutes acceptées.

Version imprimable Decla-liminaire-decembre-2016

Concernant les postes proposés pour l’ouverture du Centre Pénitentiaire de Draguignan nous tenons à rappeler que le 16 juin 2010 les inondations dans la région dracénoise ont obligé le transfèrement immédiat des 435 détenus. Le 15 octobre 2010 le Ministre de la justice a pris la décision de la fermeture du Centre Pénitentiaire de Draguignan et de réaffecter l’ensemble du personnel dans plusieurs établissements (Nice, Grasse, Toulon, Béziers, …). Après 6 ans de travaux le centre pénitencier va ouvrir prochainement, nous vous demandons de bien vouloir, sur les 7 postes proposés à la circulaire mobilité du 28 septembre 2016, prioriser les anciens collègues de cet établissement s’ils ont émis le souhait de réintégrer cette structure.

Parmi les marronniers, nous reviendrons une fois de plus sur la situation du SPIP du Cher, laquelle n’a pas évoluée d’un iota. Afin de pallier la mise à disposition d’un adjoint administratif pour suivre les différentes affectations de son conjoint directeur, sans que cela n’émeuve la Direction de l’Administration Pénitentiaire sur le fonctionnement du SPIP et au plus grand mépris de la jurisprudence dite « LEMAIRE » qui impose la mutation en surnombre et deux années d’intervention de notre seule organisation syndicale, la DAP, dans sa grande mansuétude, a proposé ce poste à la mobilité mais en PSDV.

Force est de constater que les décisions de cette Direction sur ce sujet sont à géométrie variable. Cette façon de faire est une nouvelle provocation. La réponse qui nous a été faite lors de la précédente CAP ne nous satisfait absolument pas. Vous nous aviez indiqué « il n’est pas de notre compétence de décider ou non des postes proposés à la mobilité ». Nous exigeons la transformation immédiate de ce poste proposé en « Poste Susceptible de Devenir Vacant » en poste vacant. L’ensemble de nos collègues ne doit pas subir une gestion calamiteuse de ce dossier. Il va de soi que si ce poste n’était pas pourvu du fait de la mauvaise volonté de l’administration, nous serions contraints de saisir le Garde des Sceaux pour arbitrage.

Nous espérons que cette mise en cause de la DAP dans sa gestion des postes vacants ne nous vaudra pas de poursuites disciplinaires puisque c’est la spécialité de cette direction de s’attaquer aux représentants du personnel et plus particulièrement aux élus de la CGT. En effet vous avez décidé de poursuivre une de nos camarade élue CPIP de Tarbes qui a osé, dans le journal l’Humanité en avril 2016, dénoncer le détournement des missions de travailleurs sociaux à des fins de renseignement dans le cadre de la lutte contre la radicalisation.

Alors que la liberté d’expression syndicale est un droit humain universellement reconnu, un droit constitutionnel, une valeur fondamentale consacrée par l’Organisation Internationale du Travail, et protégé notamment par le Comité des Droits Economiques, Sociaux et Culturel de l’ONU et dont le rapport en date du 6 juin 2016 dénonce les répressions, dont sont victimes les militants syndicaux, de la part de votre gouvernement, ce droit fondamental, l’administration pénitentiaire s’assoit dessus et envoie notre camarade Mylène en commission de discipline. Nous serons donc peut être convoqué en conseil de

discipline comme l’est notre collègue le 13 décembre prochain. Nous serons donc présent le 07 décembre à la bourse du travail au meeting de soutien de notre camarade.
Nous tenons à vous le redire s’attaquer à un militant CGT c’est s’attaquer à toute la CGT.

Le déménagement du Palais de Justice de Paris pour les Batignolles ne se ferait plus en novembre 2017 mais au 2ème trimestre de 2018 pour, semble-t-il améliorer la sécurité. Ce report n’est pas sans conséquences pour les personnels tant du T.G.I. que des T.I. parisiens. Ainsi avec la perspective d’un déménagement courant 2017, les demandes formulées par les personnels du palais de justice relatives à leurs conditions de travail, étaient écartées au motif du déménagement prochain. Il va donc de soi que la prise en compte de leurs demandes devra nécessairement être effective à cette C.A.P.

S’agissant des T.I., la mairie de Paris avait indiqué comme date butoir le 1er janvier 2018 pour libérer les locaux occupés. Que va-t’il se passer puisque cette échéance ne pourra être respectée ?

Nous demandons à la DSJ de bien vouloir donner les ordres très clairs à Messieurs et Mesdames les Directeurs de Greffe des Tribunaux de Grande Instance que nos collègues ne sauraient être affecté dans un SAUJ lequel relève exclusivement de la compétence d’un greffier, fonctionnaire de catégorie B. Il apparait que certains petits potentats locaux nous imposent, à nous, adjoints administratifs, d’effectuer des missions qui ne sont pas les nôtres donnant comme explication « le greffier doit s’entendre au sens générique du mot et non au sens statutaire ».

Les risques psycho-sociaux sont en augmentation et de plus en plus reconnus par les commissions de réforme.

Malheureusement, certaines directions du Ministère refusent toute remise en cause bien que les reconnaissances d’imputabilité soient actées par les commissions de réforme.

Un bel exemple nous est donné par la DTPJJ de la Réunion. La DIRPJJ Ile de France avait mandaté un expert psychiatrique pour un adjoint administratif. Suite à cette expertise, la commission de réforme, réunie le 29 septembre 2016, a reconnu l’imputabilité du service. L’agent a reçu dès le lendemain un email de la DIRPJJ Ile de France l’informant que la PJJ allait demander une contre expertise psychiatrique. Nous découvrons, à cette occasion, qu’à la DIRPJJ Ile de France un cursus de formation incluait un module médical !! Depuis le 30 septembre 2016 et à l’heure actuelle, l’agent concerné n’a aucune nouvelle et n’a reçu aucune convocation pour cette contre expertise malgré ses nombreuses relances restées sans réponse. Nous demandons à l’administration centrale de la PJJ de se saisir de ce dossier.

Nous ne pouvons terminer cette déclaration sans remercier Monsieur le Garde des Sceaux de nous avoir donné une obole de 100 €uros brut au mois de décembre pour avoir contribué au bon fonctionnement de notre institution judiciaire. Cette aumône n’est malheureusement octroyé qu’aux fonctionnaires des services judiciaires puisque tout le monde sait que les adjoints administratifs n’ont pas souffert pour faire fonctionner la pénitentiaire, ils n’ont pas souffert pour avoir participé à la gestion de la protection judiciaire de la jeunesse et ils n’ont pas souffert pour avoir travaillé suffisamment à l’administration centrale et ils souffrent encore moins à la Grande Chancellerie de la Légion d’Honneur. Manifestement corps commun ne veut pas dire remerciements communs.

Les Elus CGT

 

COMPTE-RENDU DE LA CAP DES ADJOINTS ADMINISTRATIFS DU 06 AU 10 juin 2016

Cette CAP est pour la CGT l’occasion de vous rendre compte des turpitudes de l’administration pour donner l’illusion que la justice du 21ème siècle est en route, la réalité est tout autre ! Et là pas besoin de 49-3 pour l’appliquer, notre administration étant seule à décider.

Version imprimable compte rendu Cap adjoints administratifs
40 postes de « C placé » ont été laissés vacants dans l’ensemble des cours d’appel, malgré nos interventions multiples et comme si le blocage ne suffisait pas pour les services judiciaires, la DAP a elle aussi bloqué de nombreux postes notamment les DISP.

Lire la suite