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CGT SPIP 82 – Acte III : La DI a trouvé la solution à tous nos problèmes : PRI-O-RI-SER !

Suite aux préconisations du groupe de travail de la DI de Toulouse sur la « priorisation et la lisibilité des missions des SPIP » en date de décembre 2016, le SPIP 82 a été désigné comme site pilote de cette expérimentation. L’objectif affiché de celle-ci est de fournir des outils opérationnels et d’harmoniser les pratiques pour les SPIP du ressort de la DI. Quatre axes de travail sont mis en priorité : l’accueil du public, l’évaluation initiale, le déroulement du suivi et la matérialisation de la fin de la mesure.

SPIP 82 acte 3

Quel est notre bilan à 3 mois ?

1/ en Milieu Ouvert

L’accueil collectif n’a pas été mis en place au motif des difficultés des locaux du SPIP 82 (impossible à organiser dans la salle de réunion/archives/pause/…, cf tract 1) et de difficultés en termes de disponibilité des cadres.

L’évaluation initiale. Félicitons nous d’abord de la création d’une fiche d’accueil commune à tous les CPIP en MO (oui, elle n’existait pas avant…). Sur la question de l’évaluation, la hiérarchie nous martèle qu’il faut un écrit, à tout prix et vite ! Et cela, quand bien même nous n’aurions pas pu réunir toutes les informations nécessaires sur les personnes : tant pis si on n’a vu la personne qu’une seule fois ! Il faut faire avec les moyens du bord ! Car oui, il faut rappeler que le rythme « normal » des convocations au SPIP de Montauban est bi- voire trimestriel et le tout dans des conditions hasardeuses (locaux inadaptés, charge de travail importante, cf tract 1 et 2).

OUI, nous sommes d’accord, cette évaluation initiale est un prérequis indispensable à une bonne prise en charge. Mais, NON, nous ne nous contenterons pas de faire une évaluation au rabais. Et si nous n’arrivons pas à faire cet acte de base, alors OUI, il y a un vrai problème.

Mais ce n’est pas sur celui-là que nous aurons une réponse de l’administration.

C’est d’autant plus grave que, parallèlement, la direction nous incite très fortement à utiliser cette fameuse évaluation initiale pour espacer les convocations. Elle nous invite alors à passer le plus de personnes possibles en suivi semestriel, voire en suivi dit « administratif », et tout cela afin d’alléger notre charge de travail.

Rappelons, d’une part, qu’il faudra tout de même obtenir l’agrément du magistrat, et que celui-ci risque de ne pas se contenter d’une évaluation fondée sur un seul entretien pour expliquer le choix de telles modalités de « suivi »…

Rappelons d’autre part que suivre et accompagner les personnes est défini par le CPP comme le cœur de notre action : est-ce que ce n’est pas cela que nous devrions prioriser ?

Gardons enfin à l’esprit que nous ne sommes jamais à l’abri d’erreurs d’évaluation graves de conséquences …

Pour nous, une bonne prise en charge ne doit pas être conditionnée par un objectif de productivité. Nous visons une qualité de travail adaptée à la situation des personnes prises en charge et à l’individualisation de leur peine. Mais où sont les moyens pour cela ?

2/ en Milieu Fermé

L’accueil collectif fait par les cadres du service a démarré dans le courant de la première quinzaine du mois de mars. Il a été d’ailleurs précisé à ce moment-là qu’en cas d’absence des cadres, cette tâche serait dévolue aux collègues de permanence.

On vous explique qu’on vous allège votre charge de travail, mais elle peut augmenter… et de manière brutale, voyez plutôt !

Le binôme Assistante Sociale / Psychologue du SPIP : Cette innovation a été pensée pour prendre en charge les personnes prévenues criminelles en MA afin de soulager les CPIP, mais aussi apporter une plus-value en terme pluri-disciplinaire.

MAIS … SURPRISE ! Un psychologue + une AS, ça fait combien de CPIP ??? Ben zéro.

La pluridiciplinarité mal travaillée, c’est la confusion des rôles et au final la négation du travail de chacun ! Quid de l’objectif de lisibilité des missions ?

Au final, seuls 7 prévenus (oui, 7… sur 110 environ…) sont concernés par cette prise en charge : ça ne justifie pas à nos yeux, tant d’énergie déployée. Mais comme une collègue nous quitte prématurément, et bien la direction ne trouve rien de mieux que d’affecter son effectif de prévenus au binôme, ça fera un plus gros chiffre dans le tableau… Pour quelle plus-value ? Nous ne saurions vous expliquer, en-dehors de répondre à la demande institutionnelle.

On voit très bien alors que l’objectif primordial de la hiérarchie se concentre sur la gestion du flux et prend le pas sur toutes autres considérations. Nous ne voulons pas de ça ! Nous défendons une qualité de service public, nous nous moquons d’être les bons élèves de la DI !

(Au passage, si ce dispositif devait être généralisé, cela impliquerait une embauche massive de psychologues et d’AS sur la DI… Nous aimerions bien avoir le retour de la DAP sur ces points…)

Nous dressons un bilan très négatif de cette expérimentation.

Il montre la prédominance de la question de gestion des flux au détriment du sens et de la qualité de notre travail et ne résoud en rien les difficultés RH du service.

Si priorisation il y a, c’est clairement au détriment du suivi et de l’accompagnement des personnes, qui sont nos missions premières.

Montauban, le 09 mai 2018

CGT SPIP 82 – Acte II : Déshabiller Pierre pour habiller Paul, burn out au tournant !

Depuis des années le SPIP 82 fait avec les moyens du bord, malgré les nombreuses alertes faites par les syndicats quant aux risques socio organisationnels auxquels s’exposent les personnels et à la qualité de la prise en charge des personnes placées sous main de justice.

Acte 2 CGT TRACT

Le personnel du SPIP 82 a appris le renfort ponctuel auprès du PA d’un réserviste pendant la période estivale. Ce dernier interviendrait à la fois au SPIP 82 et au SPIP 32. Pour autant, quid de ses missions ? Quel sera le rôle de chacun durant son temps d’intervention ?

Encore une fois l’absence d’anticipation brouille l’organisation interne.

En réponse à notre écrit du 01/12/2017, le DI nous a positionné sur le groupe de travail relatif aux priorisations dans les SPIP du ressort de la DISP. Que ce soit en milieu fermé ou en milieu ouvert, les préconisations retenues sont les suivantes : les personnels, autre que les PIP, (AS SPIP, psychologue SPIP, agents administratifs et agents PSE) doivent venir combler le manque de CPIP. Nous rappelons à notre Administration que chaque acteur du SPIP a son propre champ d’intervention qui lui est spécifique !

La richesse de nos métiers se trouve dans la pluridisciplinarité, car nous sommes tous complémentaires, et non dans la subsidiarité !!!

Suite à la transmission du tableau des effectifs mis à jour par nos secrétaires chaque semaine, le personnel syndiqué à la CGT SPIP 82 fait de nouveau l’amer constat du manque de personnel CPIP au sein de notre service :

Effectif théorique « organigramme »

Effectif réel *

Objectif AP

Ratio CGT

Postes manquants

Milieu Ouvert

140 mesures soit 116 personnes pour 1 ETP

159 mesures soit 132 personnes

83 personnes

40 mesures

4 postes

Milieu Fermé

122 mesures/

personnes pour 1 ETP

79 mesures

/personnes

70 personnes

40 mesures

1 poste

* prise en compte des deux « jurisprudences Lemaire », congé maternité et décharge syndicale

Le calcul est vite fait : il manque 5 postes. Notre hiérarchie a déjà été interpellée le 01/12/2017 sur cette question (à l’époque 120 personnes par ETP). Pour autant il n’y a pas eu de renfort alors même que la demande de recrutement d’un personnel supplémentaire a été transmise à la DISP par la Direction du SPIP 82 (cf courrier du 18/12/2017). La seule réponse qui a été faite c’est que nous n’aurons pas de contractuel car il n’y a plus de budget pour cela (réponse apportée par la hiérarchie le 16/03/2018).

Cerise sur le gâteau UN SEUL POSTE ouvert à la CAP de mobilité 2018 et l’éventuel CPIP placé ou contractuel cherche encore la clé du SPIP ! La CGT SPIP 82 ne sait plus quoi faire pour alerter la hiérarchie face à cette situation ubuesque, qui elle, au lieu d’anticiper, attend les résultats de la CAP…reportée…

La DAP ne se pose aucune question quant à la question des suivis au rabais des personnes que nous avons en charge et qui présentent de plus en plus un profil dangereux.

La CGT SPIP 82 exige de l’Administration la mise en œuvre

de moyens humains supplémentaires !

CGT SPIP 60-02 : Lettre à RH4 de la part de CPIP fatigués !

Cher Monsieur le chef du bureau de la gestion des personnels et de l’encadrement-RH4,

CAP CPIP lettre de cpip fatigués

Par note du 11 avril 2018, vous nous avez informés de façon lapidaire et sans un mot d’excuse du report de la CAP de mobilité des CPIP au 16 et 17 mai 2018 invoquant « différentes difficultés techniques ».

Derrière ce motif vague se cache en réalité une totale impréparation d’une commission attendue depuis des mois par beaucoup de conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation (multiplication des notes additives relatives aux postes proposés, un logiciel sur lequel vous comptez mais qui ne fonctionne toujours pas laissant le soin aux OS de préparer la

commission à votre place).

Ce report entraîne de lourdes conséquences pour chaque CPIP ayant formulé une demande, mais aussi pour leur famille et leur service respectif qui ne pourront anticiper d’éventuelles réorganisations et le feront comme d’habitude dans l’urgence.

Tout ceci témoigne de votre mépris à l’égard de notre profession, déjà malmenée par le report

de la réforme statutaire qui devait initialement s’appliquer dès le 1er février 2018.

A l’heure où une nouvelle réforme de la Justice est en discussion mettant en avant le rôle du SPIP, nous souhaitions vous faire part de notre profonde lassitude.

Des CPIP fatigués, syndiqués… ou pas

A Creil, le 26 avril 2018

Lettre à la garde de sceaux : Situation au SPIP Nord-antenne de Douai, quelques vérités à rétablir.

Objet : Situation au SPIP Nord-antenne de Douai, quelques vérités à rétablir.

Madame la Garde des Sceaux,

Lettre ouverte GDS à propos du SPIP de Douai

L’équipe du Milieu Ouvert de DOUAI a eu la surprise de recevoir hier 25/04/18 dans les boites mail votre réponse à Monsieur HOUBRON, Député de la circonscription qui a visité notre antenne le 19/03 dernier.

Bien que certains points vous aient été « confirmés », nous tenons aujourd’hui à rétablir NOTRE vérité, celle que nous subissons au quotidien depuis des années.

Notre écœurement atteint aujourd’hui son paroxysme et croyez nous Mme Le Garde des Sceaux, il faut aimer son métier pour continuer à l’exercer dans de telles conditions.

Certes le déménagement de l’antenne de Douai est d’actualité depuis de nombreuses années. Nous avons mené diverses actions afin de nous faire entendre en vain.

Depuis que nous avons alerté les politiques et depuis que le CHSCT a visité notre antenne, certains travaux ont été réalisés :

– remplacement des fenêtres qui tombaient en ruine par du double vitrage (en fin d’année 2017) par le propriétaire

– changement de la serrure de la porte d’entrée

– changement de la porte des toilettes du 1er étage

et C’EST TOUT !!

Contrairement à ce qui est indiqué dans votre réponse au député : Nos fauteuils et nos lampes de bureau n’ont toujours pas été changés, les portes des 4 box d’entretien sont toujours vitrées, le secrétariat n’est toujours pas sécurisé, la cave est toujours inondée régulièrement et nous subissons les odeurs nauséabondes, un départ de feu a bien eu lieu et a été consigné dans le registre d’hygiène et de sécurité le 12/01/17 et au risque de déplaire :

OUI, nous vous confirmons que les probationnaires, accèdent toujours à la zone administrative. En effet, ils montent plusieurs fois par semaine au second étage en salle de réunion dans le cadre des Bex et des groupes de paroles (PPR et module) et tout cela dans l’indifférence générale.

Alors Mme le Garde des Sceaux, nous demandons simplement à être enfin entendus et vous invitons personnellement à venir visiter notre antenne, comme l’a fait Monsieur HOUBRON, quand votre emploi du temps le permettra et de constater par vous même les informations mensongères qui vous ont été transmises.

Nous vous prions d’agréer, Mme la Garde des Sceaux, l’expression de notre plus profond respect.

 

La CGT EPI 59/62

Le 26/04/2018

 

Cette lettre sera rendue publique

communiqué d’AG – CGT SPIP 37

Tract SPIP 37 20.04.2018

Nous, personnels syndiqués et non-syndiqués du SPIP d’Indre et Loire, réunis en
Assemblée Générale le 20 avril 2018
, prenons acte du report au 1er février 2019 de
la réforme statutaire pour 3000 Conseillers Pénitentiaires d’Insertion et de Probation,
qui assurent l’accompagnement sociojudiciaire de plus de 250000 condamnés et
prévenus tant en milieu ouvert que fermé.

A la majorité des agents présents il a été décidé de suspendre les modalités du
mouvement de contestation telles que définies précédemment. Toutefois, un bandeau
sera affiché sur l’ensemble des mails envoyés afin de signaler le maintien de notre
vigilance quant aux engagements pris par le gouvernement.

Par ailleurs, nous nous joignons aux inquiétudes de l’ensemble des acteurs de la
justice concernant le projet de loi de programmation 2018-2022 et de réforme pour la
Justice.
Pour la défense du service publique de la justice, de notre bien commun, restons
mobilisés !

La CGT-SPIP Centre Val de Loire

Tours, le 20 avril 2018

 

SPIP DE LA VIENNE COMITE TECHNIQUE ou… COMITE D’ENTREPRISE ?

SPIP 86. CTS ou Comite d’entreprise

A la lecture des derniers écrits locaux du SNEPAP-FSU de la VIENNE, la question peut légitimement se poser… En effet, si l’on en croit ces petits chefs-d’œuvre de littérature auto-satisfaite et consensuelle, il ne manquait plus au CT du 27 mars dernier que la programmation des prochaines vacances d’été et la réservation des bungalows avec la hiérarchie locale, pour atteindre le niveau orgasmique !
Et cette jouissance suprême n’a été rendue possible – nous fait remarquer l’hédoniste SNEPAP – que par sa seule présence au CT ! Ces empêcheurs de représenter en rond de CGTistes ayant sans doute – et une fois encore – été trop occupés à faire vainement respecter les règles du dialogue social et les droits des agents, en s’arc- boutant inutilement sur les textes et les décrets de la fonction publique…
Grâce soit donc rendue aux représentantes locales du SNEPAP-FSU d’avoir enfin été « entendues… ( par le président du CTS 86 )… sur les arguments apportés » !
Nous apprenons ainsi que ce CTS a « été utilisé à sa fin première : échanger, discuter, solutionner les problèmes du service ».

La CGT en avait rêvé ? Le SNEPAP l’a fait !
Trop fort ce syndicat…
Cet entre-soi assumé et affiché nous laisserait désarmé et pantois s’il n’était cependant la déclinaison locale d’un mode de fonctionnement auquel nous a habitué le SNEPAP-FSU, grand spécialiste du consensus mou, voire de la collaboration, des trahisons de tous poils et de lâchage des agents en rase campagne : mouvement des travailleurs sociaux de 1991, signature du protocole de 2009, manifestation du 1er février 2018, etc.
Si l’on en croit le SNEPAP, au CT du 27 mars, « la discussion sur les organisations de service n’a pas soulevé de discussions de fond puisque cela avait été discuté en réunions de service »… et il suffit de reprendre « les éléments évoqués par la direction lors des dernières réunions de service » pour régler la question de la note d’organisation de l’antenne de POITIERS.
En clair, s’il ne sert qu’à enregistrer des décisions déjà validées ailleurs que dans l’espace de dialogue social qui y est pourtant réservé, à quoi peut donc bien servir un CTS, mesdames les
représentantes du SNEPAP ? A la discussion de salon et au partage du thé et des petits gâteaux… ?
Au-delà de la boutade, on touche là à une conception fondamentalement différente de la représentation et du dialogue social.
A la CGT, nous n’avons pas l’habitude de nous cacher derrière notre petit doigt et encore moins derrière les décisions d’une hiérarchie, surtout lorsqu’elles nous paraissent inappropriées et sujettes à discussions. Nos positions sont connues et assumées.
Notre conception du métier, du travail social dans l’espace judiciaire, de la défense et de la représentation des agents, est issue d’un courant historique qui met l’humain au centre du débat. Elle ne cadre souvent pas avec les « nouveaux » concepts et procédures accélérées que veut nous faire avaler la DAP et qui sont relayées par les hiérarchies locales sous prétexte « d’efficacité », de « management », de « rentabilité », etc.
Le SNEPAP-FSU rechigne – dans le meilleur des cas- mais courbe l’échine devant ces orientations. Ou il les fait sienne au côté de la DAP, dans le pire…

La CGT est un syndicat de lutte.
Ce terme peut sans doute en troubler plus d’un. Il n’est pourtant qu’à observer ce qui se passe actuellement, bien au-delà de nos activités pénitentiaires, pour vérifier combien il rentre en résonance avec les préoccupations des travailleurs du secteur public et du privé.
La CGT n’est pas un syndicat de compromission et ne se contentera pas, ici comme ailleurs de « regarder passer les trains» en se délivrant par ailleurs des satisfecit qui n’ont aucun intérêt.
Nous n’irons pas ici sur le terrain des nombreuses luttes menées par la seule CGT face à l’administration. Nous nous en remettons au bon sens et à la mémoire des agents.
Mais s’il prenait à la grenouille l’envie de se faire aussi grosse que le bœuf, il ne nous paraîtrait pas inutile de rappeler quelques réalités historiques locales- et non exhaustives- où le SNEPAP de La VIENNE a brillé par son absence :
–  La défense individuelle des agents en difficulté, portée au niveau local, régional et national.
–  « Les risques psychosociaux »-(que la CGT nomme plus justement « risques sociaux- organisationnels »…) avérés au SPIP 86, amenés jusqu’au CHSCTD de la VIENNE par la
seule CGT, devant l’inactivité du DFSPIP 86 dans la prévention de ces risques.
–  La présence de la seule CGT SPIP 86 au côté des surveillants dans le conflit du début de
l’année 2018.
–  L’organisation et la participation directe ou indirecte des agents à l’action nationale du 1er
février 2018
C’est certes le printemps , mesdames les représentantes du SNEPAP 86. Ce n’est pas une raison suffisante pour confondre campagne bucolique et campagne électorale professionnelle ! Nous rappelons que celle-ci ne s’ouvrira qu’à l’automne 2018…

Poitiers, le 23/04/2018

DES PERSONNELS A BOUT ET MÉPRISÉS, QUAND CELA VA-T-IL PRENDRE FIN ?

A Metz, le 19 Avril 2018

 

Les agents du SPIP 57 cumulent un certain nombre de difficultés sur le plan des ressources humaines:

Des personnels à bout et méprisés

  • Difficultés à avoir des arrêtés à jour et conformes à leur carrière
  • Difficultés pour faire corriger les erreurs présentes sur ces derniers
  • Difficultés pour faire rapatrier un dossier d’une autre direction
  • Absence de réponse de l’administration aux demandes écrites des agents sur leur carrière, leur situation administrative, le rachat d’années…
  • Absence d’information concernant les réformes actuelles touchant les services public, telles que PPCR (parcours professionnel carrière et rémunération) et RIFSEEP (régime indemnitaire des fonctionnaires de l’Etat), autre que la transmission de mail
  • Absence d’accompagnement des personnes reconnues handicapées
  • Absence d’évaluation ou de notation sur la période 2016-2017
  • Absence de dialogue sur l’objectivation de critères pour les mutations internes, et d’anticipation sur les organisations de service.
  • Accueil perfectible des stagiaires et nouveaux professionnels du SPIP. Difficultés pour obtenir les accès APPI et GENESIS, du matériel adapté. Pas de formation d’adaptation pour les personnels issus des corps communs. Plus de visites des antennes du SPIP. Temps réduit de découverte des partenaires.
  • Refus pour une stagiaire de pouvoir réaliser une partie de son stage en milieu fermé…

 

Les agents sont à bout, victimes d’un épuisement professionnel lié à la désorganisation du SPIP 57 depuis plusieurs années, l’impossibilité de dialoguer de manière sereine sur le fonctionnement du service. Cet épuisement, risque psychosocial reconnu, conduit à un désinvestissement et une démobilisation progressive des professionnels.

 

Un projet de service départemental devait voir le jour. Cependant la méthodologie avait été demandée par les représentants du personnel et les objectifs à atteindre. Les différents appels à candidature laissant entendre que les agents construiraient le projet alors que toute construction de projet nécessite la définition d’objectifs à atteindre par un pilote de projet.

Le comité de pilotage a cessé de se réunir et la démarche a été suspendue sans que les agents n’en connaissent la raison.

 

La reconnaissance et la valorisation des personnels, indispensables à un fonctionnement serein du collectif de travail, sont inexistants.

Les agents attendent la communication des préconisations de l’inspection(celles communicables) qui s’est tenue en fin d’année 2017 pour voir enfin évoluer favorablement la situation de leur service et leur quotidien professionnel.

 

S’ajoute à cela un report de la CAP de mobilité des CPIP par la DAP en raison de l’absence de données suffisamment fiables dans le logiciel HARMONIE pour conduire à des résultats probants.

Le mépris continue mais jusqu’à quand ???

Les agents en attente de réponse à leur demande de mutation ont une famille, des projets suspendus à la décision de l’administration. Faute de rigueur pour la tenue de cette CAP ils sont tenus de patienter un mois le temps de rattraper les erreurs !

Les personnels administratifs vivent également un nouveau revers, puisque le taux d’avancement pour la CAP qui est en train de se tenir est réduit de 20% à 8,5% !!! Une preuve supplémentaire du peu de cas qui est fait de ces personnels, pourtant indispensables au bon fonctionnement du SPIP !

 

QUAND CELA VA-T-IL PRENDRE FIN ? LES AGENTS MERITENT PLUS DE CONSIDERATION !!!

 

 

 

 

Pour la CGT Insertion Probation                                           Pour le SNEPAP FSU

EVRARD Eve                                                                          PHILIPP Jérôme

GARROT Sabine                                                                     COLIN Bérengère

Déclaration liminaire audience DISP 18 avril 2018

Mme la directrice interrégionale,

DL SPIP 57

La CGT insertion probation se félicite qu’une audience se tienne auprès de vous sur les thèmes des risques psychosociaux et des relations SPIP-JAP tant la situation est alarmante.

 

En effet, dans certains services, la dégradation des relations SPIP-JAP conduit à des situations ubuesques, questionnant le positionnement professionnel des CPIP tant les injonctions se multiplient, parfois en totale contradiction avec les missions du SPIP.

Les magistrats sont mandants certes mais ils ont également le devoir de se comporter en professionnel envers leurs partenaires institutionnels. Les humiliations orales dans certaines instances comme les CAP, parfois avec la complicité des directions d’établissement pénitentiaire, est intolérable.

Le respect doit être de mise et pour tous les professionnels.

Les cadres des SPIP sont plutôt démunis dans ce contexte et connaissent des difficultés à assurer la santé et la sécurité de leurs agents. Des situations ont été portées à votre connaissance et nous souhaitons connaître le positionnement de notre administration, de notre hiérarchie pour préserver l’intégrité professionnelle de vos personnels, et leur sécurité.

Laisser ce climat se dégrader, c’est consentir à la mise en danger des professionnels et des usagers.

Notre région n’est pas la seule à connaître ces difficultés. La qualité professionnelle de collègues a été mise en cause par des magistrats dans la presse, soit-disant pour provoquer un électrochoc, sans égards pour les dangers que nos collègues vont encourir auprès de la population prise en charge après un tel lynchage médiatique, ni pour les conditions dégradées de leur quotidien professionnel.

Le respect doit être de mise en toutes circonstances !  Il est urgent d’agir !

 

Nous avons porté devant vous depuis plusieurs années, des situations professionnelles dégradées tant individuelles que collectives. Nous aimerions maintenant savoir quelles procédures sont mises en œuvre, quelles instances sont créées, tant pour les prévenir que les solutionner ? Vous avez porté, Mme la directrice, depuis sa publication, le plan ministériel de lutte contre les risques psychosociaux dans notre région. Si les projets avancent, à des rythmes différents, pour mettre en œuvre les différents axes de ce plan, force est de constater que dans les services, la simple mise en œuvre des principes de santé sécurité au travail rappelées par ce plan est plus délicate.

Alors que les cadres ont été formés, par un plan ambitieux de formation RPS mis en œuvre par vos services, la place donnée à la santé sécurité au travail, et aux risques psychosociaux dans les SPIP est quasi inexistante.

Pour exemple, la simple consultation des documents uniques validés, par les représentants du personnel (consultation permise par les textes) est quasiment impossible.

Rares sont les services où le document unique est rempli en concertation avec l’ensemble des agents. Certains services ne le renseignent pas chaque année.

Comment mettre en œuvre un plan de prévention, une politique locale de santé sécurité au travail si les outils de diagnostic et d’analyse ne sont pas renseignés ? Les cadres ne visitent parfois pas les lieux d’exercice de leurs agents, notamment en délocalisé !

 

Les situations critiques de certains SPIP conduisent à de nombreuses demandes de mobilité pour la CAP qui devait se tenir en Avril. C’est un bon indicateur de l’état de vos services.

Faute de données fiables produites par le logiciel HARMONIE, la CAP devra se tenir un mois plus tard. Autant vous dire, Mme la directrice, que les agents concernés vivent très mal ce report, leur mobilité ou pas ayant des conséquences tant professionnelles que personnelles !

 

Nous espérons Mme la directrice, que vous pourrez nous apporter des pistes de rétablissement pour les services de Moselle, de Mulhouse, dont les agents connaissent une souffrance au travail considérable. Des services ne peuvent être laissés ainsi à l’abandon.

 

En bref, vous l’aurez compris, nous attendions de longue date de pouvoir aborder ces questions de risques psychosociaux et de dégradation des relations SPIP-JAP, avec toute l’attention qu’elles méritent. Les personnels sont en attente d’un véritable positionnement de leur hiérarchie sur ces enjeux essentiels tant pour le bon fonctionnement du service public, que pour la santé sécurité de vos agents.

 

Quand la technique nous empêche de travailler!

Tract intersyndical Vendée doc
Le personnel du SPIP 85 syndiqués et non syndiqués ne peut pas remplir ses missions par manque d’outils essentiels à son travail : téléphonie viable, internet et informatique :
 Au SPIP de la Roche/Yon, on ne compte plus les bugs informatiques, les pannes de
téléphonie.
 Au SPIP antenne Les Sables d’Olonne, depuis le déménagement dans des locaux flambants neufs le 2 février dernier, la secrétaire a comme standard un téléphone portable hors d’âge avec un réseau défaillant ne pouvant pas renvoyer les appels.
 Au SPIP antenne Fontenay Le comte, on atteint le sommet de l’âge de pierre…Pas de
téléphone, pas d’internet depuis leur déménagement dans des locaux plus fonctionnels le
jeudi 29 mars 2018
A qui la faute??
Pas à notre Direction départementale qui se démène pour nous sortir de cet imbroglio….

 à La DIT??
 à Orange??
 à SFR??

Chacun semblant faire porter à l’autre la responsabilité de ces dysfonctionnements, impossible d’y
voir clair. Le personnel se sent pris en otage d’une décision nationale financière à bas coût vers SFR
et en subit les effets dévastateurs.
Devons-vous continuer de subir sans réagir face à l’inertie des services concernés? Nous nous
posons cette question : sommes-nous vraiment du personnel qui compte pour la DAP?
Nous demandons expressément d’être reconnu professionnellement et qu’enfin quelqu’un en
haut lieu s’intéresse au sort des équipes de terrain qui souffre de l’absence de considération…
Aujourd’hui les conditions de travail déplorables et inacceptables imposées au SPIP 85 ne permettent plus aux personnels de remplir leurs missions.

La Roche-sur-Yon, le 19 avril 2018.

Libération, arrestation, notation, discrimination : le DFSPIP de la Somme en perdition

Tract SPIP de la Somme

Au SPIP de la Somme, rien ne va plus. Le dialogue social n’est plus. ( cf http://www.cgtspip.org/wp-content/uploads/2018/04/Tract-CT.pdf )

Mais le constat ne s’arrête pas là, hélas…

La CGT SPIP Somme constatait il y a quelques semaines que le SPIP était dorénavant abonné au journal « Libération » version papier ; celui ci étant déposé dans la boîte aux lettres du service avec mention que l’abonné est bien le SPIP de la Somme. Au delà de cette bonne surprise, la CGT, organisation majoritaire au CT local n’a pas été destinataire de cette info, que ce soit dans le cadre de la présentation du budget annuel ou lors de la validation de la répartition des AMCT.(manque de communication encore une fois nous sommes nous dit)

La CGT SPIP Somme a donc cherché, légitimement où ce journal était disponible, pour que les agents puissent le consulter. Phénomène étrange, le journal arrive bien au SPIP, puis est directement amené dans le bureau du DFSPIP et ne réapparaît jamais. Pas de trace dans tout le service (salle de pause, accueil…etc) Mystère mystère…un journal payé sur le budget du SPIP mais dont personne ne connaissait l’existence et dont personne ne peut apparemment en avoir lecture après monsieur le DFSPIP…sans doute s’agit il d’un abonnement de fonction au même titre que le véhicule de direction…ce véhicule, confisqué, qui manque cruellement aux agents afin de faire des VAD, permanences extérieures…

Plus étrange encore, (oui c’est possible), alors que la DAP ne cesse de publier des notes selon lesquelles les arrestations de personnes suivies aux abords des SPIP ne peuvent être tolérées, au SPIP de la Somme, cette limite est aujourd’hui franchie. Un collègue recevait une personne qui avait quitté son foyer d’hébergement sans laisser d’adresse. Le magistrat mandant avait été avisé que le collègue avait joint cette personne et la recevait au SPIP. Il semble que le magistrat et/ou le parquet aient sollicité monsieur le DFSPIP pour que la police vienne arrêter cette personne à l’issue de son rendez-vous avec son conseiller. Sauf que…le collègue non avisé, a laissé partir cette personne à l’issue de l’entretien. C’est alors que tel un justicier, le DFSPIP découvrant que la personne avait quitté les locaux du SPIP, s’est lancé à sa poursuite, et l’a retenu sur la voie publique le temps que la police arrive…déconcertant…

Vous êtes choqués, ne lisez pas la suite…la période des notations s’achève. Là encore, le DFSPIP ne cesse de nous surprendre. Non seulement des informations confidentielles sur d’autres agents ou sur leur état de santé sont communiquées (ici on apprend qu’untel a demandé une mutation pour cas social, que tel autre a raté un concours ou examen professionnel, qu’un agent demanderait une dispo, qu’un agent serait enceinte…etc), des éléments, monsieur le DFSPIP, qui relèvent de la confidentialité et n’ont pas à être exposés.

Cet entretien de notation, qui doit être bienveillant et consister en un moment privilégié d’échanges entre le directeur et l’agent…sauf que, monsieur le DFSPIP semble devoir confondre les compétences et qualités attendues chez un agent, et leur engagement syndical. C’est ainsi que les notations s’appuient sur des faits extérieurs aux pratiques professionnelles de ces agents et visent explicitement leur engagement syndical. La discrimination syndicale s’étend donc aux autres discriminations déjà dénoncées.

Pire, pour l’un d’entre eux, après avoir procédé à une notation subjective, cet entretien s’est conclu par une information qu’une procédure disciplinaire était sollicitée suite à une demande d’explication (par ailleurs infondée et alors que l’agent n’avait pas été avisé avant de la nature de cet entretien disciplinaire). L’entretien annuel de notation est donc bien un moment d’échange privilégié et bienveillant…

Monsieur le DFSPIP, vous considérez que les représentants syndicaux créent un climat délétère au sein du service. Comprenez que c’est tout le contraire. Grâce au sens du service public des agents, leur investissement sans limite et grâce à l’activité des différents représentants syndicaux, une ambiance collective de travail et une solidarité à toute épreuve sont préservées, et ce malgré vos tentatives pour y mettre fin.

Comptez, monsieur le DFSPIP, sur la CGT SPIP Somme, pour continuer de protéger l’intérêt collectif du service, et permettre de conserver l’image d’un service public de proximité et de qualité.

Vous n’êtes pas tout puissant et nous ne cesserons de vous le rappeler. Les règles déontologiques s’imposent à tous.

A Rivery, le 17 avril 2018

La CGT SPIP Somme

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