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Lettre ouverte à Monsieur le Directeur Interrégional des Services Pénitentiaires de Toulouse

Monsieur le Directeur,

Le 18 juillet 2018, la CGT SPIP 66 vous adressait une lettre ouverte dans laquelle elle vous alertait, encore une fois sur la situation du SPIP66. Cette lettre dénonçait entre autre, l’existence « d’un management mettant à tour de rôle les personnels en très grande difficulté tant dans leur travail que dans leurs relations avec leur hiérarchie et leurs collègues »

Le summum de ce management a été atteint le vendredi 26 octobre 2018 à 15h.

Lettre ouverte à Monsieur le Directeur Interrégional des Services Pénitentiaires de Toulouse concernant la situation au SPIP des Pyrénées (2)

Petit rappel des faits :

  • Jeudi 25 octobre 2018, un CPIP du milieu fermé reçoit un mail de la Directrice Fonctionnelle du SPIP qui le convoque à un entretien sans en préciser le motif. Il est précisé que l’entretien se déroulera en présence du Directeur Pénitentiaire d’insertion et de Probation du milieu fermé.
  • Vendredi 26 octobre à 15 heures, le CPIP convoqué apprend qu’à partir du lundi 29 octobre à 09h00, il prendra ses fonctions en milieu ouvert et ce, sur le seul motif de «  préserver son bien être personnel. » Il est à noter que cet agent n’a jamais formulé de demande pour changer de poste.
  • Lundi 29 octobre, les CPIP apprennent cette décision par note de service et se voient proposer un appel à candidature pour le poste vacant du milieu fermé.
  • Mardi 06 novembre, se tient une réunion de service milieu ouvert(les CPIP du milieu fermé n’étaient donc pas conviés). Le compte-rendu de cette réunion mentionne :

« Madame DEWATRE est dans l’attente de l’officialisation de la décision de la mise à disposition d’un CPIP placé, de début décembre à fin mars. L’appel à candidature pour un mouvement interne est prolongé jusqu’en janvier 2019. A l’issue, une candidature sera validée ou un agent sera désigné. »

  • Mercredi 07 novembre, les dossiers affectés au CPIP déplacé en milieu ouvert ont été réaffectés sur l’ensemble des CPIP intervenant au centre de détention.

Dès lors,

Comment pouvez-vous cautionner cette sanction déguisée ? Car oui, c’est ce dont il s’agit et personne n’est dupe.

Comment peut-on retenir le motif « préserver votre bien être personnel » quand il est mis en corrélation avec le caractère immédiat de l’ordre de changer de poste ? Car oui, c’est une maltraitance inadmissible, une violence extrême pour l’agent concerné.

Comment peut-on occulter les conséquences d’une telle décision et mettre ainsi en grande difficulté les CPIP du centre de détention ? Car oui, c’est à eux, que l’ordre est donné de préparer la CAP, la chambre du conseil, les CPU, pour les dossiers de leur collègue déplacé et cela dans une période de vacances scolaires.

Comment peut-on accepter que pour « punir » un CPIP, la Directrice fonctionnelle envisage d’en « punir » un autre en le désignant pour être déplacé en milieu fermé ? Car oui, c’est ça la réalité, et le personnel du SPIP66 la subit.

Comment pouvez-vous accepter ne serait-ce que l’idée de recourir à un CPIP placé pour pallier le sous-effectif aggravé volontairement par la Directrice fonctionnelle ? N’y a-t-il pas des critères officiels et précis permettant le recours à un CPIP placé ?

Comment pouvez-vous ignorer les répercussions d’une telle décision sur l’image du SPIP en détention ? Car oui, il s’agit bien de cela, de l’image et de la crédibilité de vos cadres.

Museler et insécuriser le personnel, serait-ce donc la nouvelle consigne ?

Est-ce votre conception de la lutte contre les risques psycho-sociaux ?

Comme déjà écrit dans la lettre du 18 juillet 2018 que vous a adressé la CGT SPIP66, la situation ne s’est pas apaisée au SPIP66, bien au contraire. La CGT Insertion Probation ne peut que constater encore une fois l’aggravation de la situation.

Le CHSCTD des Pyrénées-Orientales a été officiellement alerté depuis juin 2017 par la CGT SPIP66 sur les risques psycho-sociaux. A deux reprises, l’intervention d’un spécialiste a été votée à l’unanimité par les membres du CHSCTD. Or, au cours du CHSCTD du 15 juin 2018, le médecin de prévention déplorait que ces deux votes n’aient jamais été suivis d’effet.

La CGT Insertion Probation renouvelle sa demande urgente d’une réelle prise en considération de la souffrance des agents afin de trouver des solutions constructives.

Le 12 novembre 2018

La CGT Insertion Probation

Qualité de vie au travail : au SPIP 95, des espoirs douchés !

Depuis l’été 2015 la direction interrégionale de Paris nous « promet », en réponse à une demande des personnels relayée et appuyée par la direction de l’époque, l’installation d’équipements sanitaires – en l’occurrence la transformation d’un toilette inutilisé en douche – permettant, notamment, la pratique d’activités sportives sur la pause méridienne. Cette réalisation a été maintes fois repoussée, sur la base de considérations d’opportunité budgétaire que chacun peut entendre.

tract_DI_nov2018_v2

Mais voilà que 3 ans plus tard, sans concertation ni discussion possible, avec tout le mépris dont nos gestionnaires sont capables envers les personnels et leurs représentants, le DI de Paris décrète que cette installation n’est pas possible, qu’une douche n’a rien à faire dans un SPIP, et revient unilatéralement sur cet engagement de son prédécesseur dont visiblement il n’a que faire…

Outre que cette position est anachronique et en décalage avec les évolutions de notre société, cet avis personnel du DI est en contradiction totale avec les engagements de l’Etat en matière de QVT(1) et les préconisations des pouvoirs publics en matière de santé publique(2).

Nous tenons par ailleurs à lui préciser que, si lui ne voit pas l’utilité de cet équipement, nous n’avions pas envisagé de l’obliger à s’en servir…

L’amélioration de nos conditions de travail, ne peut se faire à travers des arbitrages purement budgétaire, et s’il faut discuter de l’opportunité, y compris économique, de certains choix, alors :

  • Nous n’avons que faire d’enrichir des sociétés de sécurité privée afin de doter nos services d’agents de sécurité aux missions et compétences sans apport notoire sur la sécurité(3), selon un cahier des charges inadapté aux réalités du terrain(4) et dont le recrutement échappe totalement à l’administration, notamment locale, laquelle n’a donc aucune autorité hiérarchique ni fonctionnelle sur l’agent concerné(5) ;
  • Nous ne voyons toujours pas l’intérêt de la porte verrouillant l’accès au couloir des box d’entretien au rez-de-chaussée du service, si ce n’est d’induire stress et inquiétude chez certains de nos collègues qui refusent ainsi d’y recevoir les condamnés considérés comme « à risque » ;
  • Nous trouvons irresponsable et contre-productif de recruter des contractuels sans formation(6) et dans des conditions de grande précarité tant salariale(7) que professionnelle(8).
  • Nous regrettons, enfin, d’avoir à faire à un DI qui semble ne pas s’intéresser aux conditions de travail ni à la santé de ses agents, n’avoir aucune sensibilité sur la question de la QVT et des risques psychosociaux et qui ne consent à descendre sur le terrain que pour y distribuer médailles en chocolat et autres bons points, de manière aussi inopportune qu’inappropriée.

Les personnels ont le droit à un minimum de considération et de respect.

Qu’on nous oppose des arguments sérieux et crédibles, nous pouvons les entendre. Mais que l’administration, qui ne manque jamais de demander toujours plus à ses agents, respecte sa parole et écoute les aspirations du terrain.

C’est la moindre des choses.

(1) Qualité de Vie au Travail ; voir en ce sens le protocole d’accord du 22 octobre 2013 relatif à la prévention des risques psychosociaux dans la fonction publique qui prévoit l’intégration de la QVT des équipes dans les objectifs de l’encadrement.

(2) Cf les recommandations de l’OMS en matière d’activité physique pour la santé ainsi que les recommandation de l’Assurance Maladie concernant l’activité physique quotidienne.

(3) Cf l’incident du 28 septembre dernier, où seule l’intervention du cadre de permanence à permis de résoudre le problème.

(4) rappelons qu’à Pontoise le vigile termine son service une demi-heure avant la fermeture du SPIP.

(5) sans parler des conditions de travail ou d’emploi de ces salariés dans les sociétés qui les emploient : voir la lutte menée en 2017, pour leurs conditions de travail, par les agents de la société ONET affectés au nettoyage des gares du réseau Paris-Nord.

(6) autre que celle reposant sur la bonne volonté et la disponibilité des cadres et collègues du SPIP, entraînant de facto une surcharge de travail là ou ces recrutements se voudraient un renfort.

(7) rémunération misérable au regard des salaires des titulaires occupant des fonctions identiques, au mépris du principe « à travail égal, salaire égal ».

(8) nous éviterons de revenir sur les multiples démissions et cafouillages de recrutement – tous dus à l’inconsistance des décisions prises à la DI – de cette rentrée… ni sur les conséquences en matière d’organisation et de risques psychosociaux de ceux-ci.

Référentiel des pratiques (in)opérationnelles en vigueur au SPIP 82

1/ définir une politique de service : évaluer et planifier

  •  répartir les agents selon la règle du « premier arrivé, premier servi »
  • ne surtout pas donner de consignes réfléchies, claires et pérennes aux personnels administratifs en poste à l’accueil ou au secrétariat afin de faciliter la communication et l’organisation de travail de l’ensemble des agents : répondre aux familles et aux courriers, sans cesse réaffecter les dossiers d’un CPIP à l’autre…
  • recadrer régulièrement l’équipe en renvoyant chacun à sa place de subordonné, couper court à des initiatives individuelles, tout en précisant que la porte reste ouverte et en appelant chacun à adopter une approche constructive
  • maintenir la présence de deux CPIP hommes en milieu ouvert afin d’assurer la sécurité du service
  • dévoyer la notion de priorisation pour colmater les difficultés RH (permanences arrivants assurées par le milieu ouvert, affectation des détenus prévenus à un collègue absent pour une longue durée, distribution des détenus condamnés aux deux autres collègues du milieu fermé…)

RPO en vigueur au SPIP 82 version PDF

2/ prévenir les risques psycho-sociaux

  •  maintenir des agents en souffrance « parce que c’est comme ça et pour ne pas faire jurisprudence »
  • interdire à l’ensemble de l’équipe d’éprouver de la compassion et de l’empathie envers son ou sa collègue en difficulté (consigne précisée en entretien individuel comme en collectif)
  •  interdire aux agents « d’arroser tout le service avec ses difficultés (…) chacun doit prendre sur soi »
  • renvoyer systématiquement les agents à leurs responsabilités personnelles et à ses problèmes psychologiques quand il évoque son mal-être
  • culpabiliser chaque agent en opposant régulièrement le milieu ouvert et le milieu fermé, en sous entendant que les difficultés des uns sont dues à l’inertie des autres

Chacun aura bien compris que ces méthodes de management bienveillant ont pour effet immédiat de cristalliser les tensions, d’entretenir le mal être individuel et de miner la dynamique collective.

La mise en place d’un groupe de travail relatif à l’organisation du service a été une faible lueur d’espoir.

La première séance a été riche en matière d’échange avec le cadre de proximité et en suggestions (9 au total). Mais quel a été notre dépit de constater que seules deux propositions avaient été retenues par l’équipe de direction, qui n’a pas même daigné s’associer aux deux réunions de travail suivantes !

Nous attendons la prochaine réunion de service du 16 novembre 2018 « où l’organisation du service pour les mois à venir sera le thème principal ».

En attendant, nous comptons sur la solidité de chacune et chacun (pour combien de temps encore ? ) pour assurer comme il se doit le service public pénitentiaire !

Montauban, le 14/11/2018

SPIP de Blois : un management clivant!

Une réunion intersyndicale s’est tenue au SPIP de Blois le lundi 10 septembre 2018 à l’initiative de la CGT SPIP Centre Val de Loire et de la section locale du SNEPAP FSU.

Tract intersyndical du 41

10 CPIP sur 13 étaient présents (2 empêchés et 1 absent du service) ainsi qu’1 agent administratif.

Cette réunion dresse un constat accablant des pratiques managériales de notre hiérarchie.

Pour rappel, le service traverse une crise profonde.

Rentrée 2017 : Audit de la DI, accompagné d’un RETEX pour tenter de solutionner une situation qui se gangrenait depuis plusieurs mois ! Constitution d’un COPIL à la demande de la DI qui a assisté à la première réunion…puis plus rien !

Aujourd’hui, en dépit des efforts produits par chaque agent, force est de constater que la situation n’a pas évolué vers d’avantage de sérénité !

En effet, par ses actions, la direction du SPIP 41 génère un climat que l’unanimité des CPIP présents ce jour, qualifie d’anxiogène et d’irrespectueux.

Une rupture de la communication

  • raréfaction des réunions plénières au profit de réunions de « secteur » (MF/MO), y compris la réunion de rentrée annulée la veille pour le lendemain sans aucune explication, alors même que certaines questions concernent l’ensemble de l’équipe.
  • informations contradictoires données par la direction selon les réunions et des interprétations très personnelles des propos tenus par les agents.

Une insécurité croissante pour les agents

  • choix « arbitraire » de respecter ou non le référentiel du service, la charte des temps…
  • absence d’anticipation quant à l’organisation de la rentrée pour l’arrivée de nouveaux agents dont un stagiaire.
  • décisions en l’absence d’agents concernés, sans même que ceux-ci aient été consultés en amont (gestion des PSE , planning des POP décidés en équipe restreinte, permanences diverses…) !

Ainsi, malgré la demande de la tenue d’un nouveau COPIL préalable aux « fiche de vœux », la direction a estimé qu’il n’y avait pas d’urgence et qu’un COPIL se tiendrait le 13/09 !!!

Dans ces conditions, le COPIL constitue une mascarade et ne peut avoir lieu le 13.09.

Raison pour laquelle, nous paraît indispensable:

  • la tenue d’une réunion plénière en lieu et place du COPIL fixé le 13/09 qui définira le cadre d’intervention du COPIL (rôle, calendrier des séances…)
  • la tenue du COPIL en présence d’un représentant de la DI.

Le SPIP 41 est lassé d’un management qui favorise les clivages

entre les agents et accroît les tensions au sein du service.

CGT SPIP 40 : Recette d’une antenne mixte : la mixité pour les nuls

Prendre une antenne avec deux pôles et une seule résidence administrative.

recette d’une antenne mixte la mixité pour les nuls

Incorporer une dose de mixité par la mise en place de réunions d’antenne (4 en 4 ans)

Laisser reposer de longues années.

Ajouter un soupçon de mixité en créant un groupe de travail sur la dite mixité , groupe dont on peut douter que vous suivrez les préconisations.

Mélanger très, très lentement.

Arroser le tout d’une réorganisation imposée pour le bien de l’antenne milieu fermée afin de masquer le véritable problème de l’antenne mixte.

Ajouter une parenthèse de bonne humeur par la mise en place d’une journée de cohésion aussi plaisante soit elle afin de se donner bonne conscience.

Avant même d’envisager une journée de cohésion, Madame la DFSPIP, nous aspirons à un peu plus de respect de votre part au quotidien.

Larder l’appareil en refusant la médiation proposée par le Président du CHSCT.

Telle est votre définition, Madame la DFSPIP, de la mixité de l’absence de mixité sur le SPIP des Landes.

Notre organisation syndicale continuera de dénoncer ce mode de gestion autoritaire et inéquitable pour les agents.

Mont de Marsan le 19/10/2018

DANS LES SPIP DE LA DISP PARIS PRIME A LA CASSE… DES PERSONNELS

En Ile de France, l’année se poursuit avec des services exsangues,

des agents surexploités dans l’indifférence la plus totale.

Oct 18 – Tract DI Paris – RH

Malgré des alertes répétées au fil des ans sur l’état des RH dans les services de l’île de France, la situation ne fait qu’empirer.  Rien que pour la CAP des sortants d’école 2018, ce sont 24 postes qui n’ont pas été pourvus sur la DISP de PARIS dont la plupart dans les milieux fermés.  Il faut ajouter à cela les détachements, mises à disposition, postes non ouverts et arrêts maladies.

Or, malgré ce manque cruel de personnel, plusieurs antennes ont près de la moitié de leurs effectifs vacants, et que le constat est partagé par tous, l’AP annonce qu’elle veut couper les crédits de recrutement des contractuels, seule source actuelle de renfort dans tous les services !

 

La CGT IP exige le maintien des effectifs à niveau constant par le recrutement de contractuels  afin d’assurer la continuité du service et de protéger les agents

 

Les principales victimes de cette situation sont de jeunes collègues, tous corps confondus, qui découvrent durement la réalité du terrain. Laissés pour compte dans des établissements délabrés, confrontés à des publics spécifiques qui multiplient les problématiques, ils voient leur charge de travail exploser dans l’indifférence générale.

De plus, cette décision n’offre aucune perspective positive d’évolution aux collègues présents sur ces antennes. Si l’administration souhaitait écœurer ses nouvelles forces vives elle ne s’y prendrait pas autrement !

La CGT Insertion probation exige un état des lieux dans tous les services SPIP de la DI  de Paris :

  • besoins en personnels insertion probation (en comptabilisant les heures écrétées, les contrats de vacataires…),
  • besoins en personnels administratifs (idem)
  • installation matérielle : locaux, informatique

 

Dans l’attente, il devient urgent de PRIORISER les taches de personnels qui ne peuvent pas couvrir la somme de travail à accomplir : suspension des CPU/ réunions, présentation des dossiers en CAP par les cadres….erte

 

NOUS DÉNONÇONS LA MISE EN DANGER DES AGENTS DANS UN CONTEXTE D’USURE , DE FATIGUE, ET DE NON- CONSIDÉRATION DU SOUS EFFECTIF PATENT DES SERVICES

 

Agents en SPIP Île de France, La CGT Insertion Probation  vient à votre rencontre :

le 18/10 :   HMI à Paris

le 24/10  :  HMI à Fleury

le 9/11 :     HMI à Melun

le 12/11 :   HMI à Bois d’Arcy et Versailles

le 13/11 :   HMI à Fresnes et Créteil

le 19/11 :   HMI à Courcouronnes

 le 20/11 :  HMI à Villepinte et St Denis

Lettre ouverte au DI de la DISP Sud Ouest

Le 2 octobre 2018

La CGT insertion probation de la DISP Sud Ouest

à

Monsieur Alain POMPIGNE

Directeur interrégional de la DISP Sud-Ouest

La CGT Insertion et Probation tient à vous faire remonter une difficulté récurrente sur la DISP Sud-Ouest, celle de la délivrance des bulletins de paye en version papier.

TRACT 2018 DISP SO

A ce jour, la grande majorité des agents n’a en sa possession que le bulletin de paye du mois de mars 2018, soit 7 mois de retard. Ce délai n’a fait que s’allonger, puisqu’il était en moyenne de trois mois.

Vous n’êtes pas sans savoir que l’année 2019 va apporter son lot de nouveautés dont le prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu à compter du 1er janvier, la poursuite de PPCR et pour le corps des CPIP le passage à la catégorie A le 1er février.

Sans ce précieux sésame qu’est le bulletin de paye, il va être difficile de vérifier l’exactitude des prélèvements effectuée par l’administration fiscale et la mise en place de la réforme pour le corps des CPIP.

Par un courriel en date du 30 août 2018 adressé à l’ensemble des agents du ministère de la Justice, la Direction Générale des Finances Publiques indique, qu’à compter du bulletin de paye d’octobre 2018, une information personnalisée sera communiquée à chaque agent avec le taux de prélèvement à la source appliquée.

Là non plus, il ne sera pas possible de bénéficier de cette information si le délai de 7 mois

de retard se poursuit ou alors les agents de votre interrégion auront l’information une fois le prélèvement déjà mis en place.

La CGT Insertion Probation, le 3 juillet 2018, a alerté l’Administration Pénitentiaire lors d’une rencontre avec Mme Mirau, sous-directrice à la DAP chargé des Ressources Humaines et des Relations Sociales sur une anomalie lors de la mise en place de l’indemnité compensatrice de CSG. Cette dernière varie d’un agent à un autre même même lorsqu’ils partagent le même échelon et la même ancienneté.

Avec le retard dans la distribution des bulletins de paye, les agents ne peuvent vérifier comment est calculée cette indemnité compensatrice de CSG.

Enfin, ce qui ne manque pas de nous étonner, c’est la délivrance possible de duplicatades bulletins de paye par courriel aux agents qui en font la demande pour cause de mutation, par exemple.

Si c’est une question RH sur la DISP, nous espérons que des mesures soient prises en terme de recrutement, comme l’a fait l’Administration Centrale pour résorber son propre retard sur la gestion des RH et exigeons que cette situation soit réglée dans les plus brefs délais.

Ce courrier sera rendu public.

Pour la CGT Insertion Probation

Damien Goursaud

Christian Gaumont

Coordinateurs régionaux

Cessation de paiement des frais de déplacement au SPIP 24: bientôt la mise en oeuvre du télétravail?

Neuvic, le 21/09/2018

Cessation de paiement des frais de déplacement au SPIP 24:

bientôt la mise en oeuvre du télétravail?

Monsieur le Directeur interrégional,

Il y a déjà trois mois les organisations syndicales de Dordogne vous adressaient une lettre faisant état des inquiétudes des agents concernant la gestion de ce département par la hiérarchie locale (absence d’orientations générales prises, défaillances dans l’anticipation et la mise en place de solutions face aux carences en personnels rencontrées, problèmes de communication au sein du SPIP de Dordogne, avec un respect trés approximatif du dialogue social).

lettre ouverte CGT SPIP24 – le 21 septembre 2018

Nous déplorons que nos sollicitations n’aient à ce jour reçu aucune réponse de votre part.

Si certaines difficultés se sont résolues d’elles même avec l’arrivée d’agents mutés en septembre ou paraissent avoir trouvé un certain écho auprès de notre hiérarchie, d’autres perdurent voire ont empiré, du fait notamment de l’absence prolongée de certains personnels durant les derniers mois.

L’exemple des frais de déplacement en est la malheureuse illustration au SPIP 24.

En effet depuis la fin du mois d’avril 2018, les frais occasionnés par les déplacements des agents de Dordogne n’ont pas été traités, en raison de l’absence prolongée de personnel administratif sur le poste des ressources humaines du SPIP et les dossiers s’empilent au siège de Périgueux.

Hormis les dossiers de deux agents, que notre hiérarchie a accepté, face à notre insistance, de transmettre à vos services fin juillet « à titre exceptionnel » au regard des montants engagés (environ 1700e de frais chacun en attente depuis mai 2018..), aucun agent n’a perçu de remboursement de ses frais depuis plus de quatre mois et demi.

Le décret du 03/07/2006 est pourtant clair:

« Lorsque l’agent se déplace pour les besoins du service hors de sa résidence administrative et hors de sa résidence familiale à l’occasion d’une mission il peut prétendre :

– à la prise en charge de ses frais de transport sur production des justificatifs de paiement auprès du seul ordonnateur ;

– et à des indemnités de mission qui ouvrent droit, cumulativement ou séparément, selon les cas, au : 1° Remboursement forfaitaire des frais supplémentaires de repas ; 2° Remboursement forfaitaire des frais d’hébergement ».

Même si aucun délai de traitement des frais n’est précisé par le texte, nous pensions que dans l’esprit du legislateur celui ci devait être raisonnable.

Or, sous pretexte qu’un personnel est absent, de nombreux agents sont actuellement en attente de remboursement de sommes de plus en plus importantes (plusieurs centaines d’euros pour certains), qui obèrent forcément leurs finances, et renoncent parfois même à transmettre certains frais plus modestes, de guerre lasse face aux retards de traitement.

Avec l’arrivée d’un personnel administratif au siège du SPIP le 03/09/2018, les dossiers des agents du SPIP de Dordogne devraient parvenir à la DI trés prochainement.

Nous vous demandons, monsieur le directeur, d’apporter une attention particulière à la régularisation de ces dossiers « en souffrance », afin que les services concernés puissent procéder en urgence au paiement de ces sommes dues depuis plusieurs mois.

Nous souhaiterions également que des procédures exceptionnelles de transmission directe à la DI des dossiers de frais de déplacement des agents soient envisagées à l’avenir, dans de telles circonstances, afin que cette situation ne se reproduise pas dans d’autres départements.

A défaut, peut être serons nous confrontés bientôt à une pénurie de personnels dans nos services, les agents ne pouvant plus assumer la charge financière de leurs déplacements jusqu’à leur lieu de travail et nous serions alors contraints de réfléchir à l’application dans nos services du décret du 11/02/2016 sur les conditions et modalités de mise en oeuvre du télétravail dans la fonction publique..

Mais nous n’en sommes pas encore là!

Le bureau local de la CGT insertion et probation, collectif de la Dordogne.

SPIP 40 : un mercato opaque !

Madame la Directrice, le 2 juillet 2018, vous nous avez envoyé un mail initiant les mouvements sur l’antenne mixte de Mont de Marsan. Vous avez alors demandé, alors, aux agents de faire remonter jusqu’au 18 juillet leur souhait de mobilité interne.

SPIP 40 un mercato opaque

Quid de la transmission de l’information aux agents déjà partis en congé ou étant non

présent sur le service ces derniers mois ?

Vous nous avez alors donné les critères permettant d’arrêter votre choix : l’ancienneté, les RPS signalés et l’appréciation de la Direction.

Ces critères, que nous attendions depuis bien longtemps nous laissent un goût amer par leur manque d’objectivité et leur opacité au moins pour deux d’entre eux.

Entre le 18 juillet et le 10 août, date annoncée de votre réponse, aucun entretien n’a été proposé aux agents désireux d’effectuer une mutation interne. Pourtant, leur nombre représente la quasi-totalité de l’antenne, ce qui aurait dû vous alerter…

L’an dernier, vous nous avez indiqué ne pas avoir réalisé d’entretiens individuels avant votre prise de décision en raison d’un problème de RH au niveau de la Direction (- 2 de postes). Il nous semble pourtant que cette année, l’antenne étant bien pourvue , vous auriez pu, dû, prendre le temps de recevoir ces agents désireux de changer d’antenne et les entendre dans leurs difficultés et doléances.

Peut être ce souhait de considération de votre part était trop demandé? Il ne s’agissait là que de satisfaire un besoin de vos agents.

Le 10 août, le mail annonçant les mouvements est tombé. Si nous nous réjouissons, à titre personnel, du départ de l’agent concerné, nous nous interrogeons sur vos justifications, le critère prévalant cette année étant celui des RPS Signalés, certes mais par qui ?

Qui est garant de cette évaluation ? Ne peut-il pas y avoir des agents non signalés qui souffrent tout autant au travail ? Doit-on entendre par là qu’un agent nouvellement arrivé sur le service pourrait intégrer le Milieu Ouvert grâce à un signalement de la psychologue du personnel ou du médecin de prévention alors même que d’autres agents beaucoup plus anciens le demandent depuis longtemps ? Quid en présence de signalements pour plusieurs agents ?

Nous passerons rapidement sur ce mail primordial pour le déroulé de carrière des agents, mail arrivé un 10 août alors que 2/3 de l’équipe Milieu Fermé est en congé. Pensez vous qu’il soit confortable d’apprendre au retour des congés le 3/09 que notre demande de mutation interne ait été refusée ou que l’on doive intégrer l’autre antenne sous une semaine ?

Quelle considération pour l’agent qui n’aura pas eu la possibilité d’anticiper son départ ?

La question reste en suspend .

L’entrevue informelle du 20 Août 2018 devait permettre de justifier votre choix. Elle n’a malheureusement pas permis de répondre à nos interrogations car, après un rapide tour du service, les raisons justifiant votre choix ont varié selon les agents.

Et que dire de notre cadre de proximité qui , face à notre incompréhension et notre détresse, nous renvoie vers la DFSPIP sans même prendre le temps de discuter sur l’état actuel de ses agents.

Voilà 4 ans que cela dure et rien ne change.

Il est grand temps d’avoir une approche globale du service plutôt que de privilégier individuellement des agents sur des critères pour le moins opaques, d’autant que la quasi totalité de l’équipe souffre ; en témoignent les demandes de mouvements.

Nous continuerons à dénoncer ce type d’agissements, tel est notre rôle.

Le 03/09/2018

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