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Déclaration liminaire au CT du 06 avril 2017 Le SPIP 47 en quête de confiance.

Léonard de Vinci disait, «l’expérience prouve que celui qui n’a jamais confiance en personne ne sera jamais déçu».

Ci joint la version imprimable du document déclaration liminaire CT SPIP 47 06.04.2017

Monsieur le Directeur, nous vous rappelons que nous sommes des travailleurs sociaux et qu’en tant que tel l’échange et la communication sont au cœur de notre travail. Le centre de nos missions induit une relation de confiance avec notre hiérarchie. Or, aujourd’hui, les CPIP ressentent un véritable climat de défiance généré depuis quelques temps. Il a été suspecté un échange d’information orientée et mal intentionné, un mauvais positionnement professionnel sans fondement….

Les CPIP souffrent de cette présomption de culpabilité qui plane au quotidien. En effet, nous attendons d’une hiérarchie qu’elle nous soutienne, qu’elle encourage nos échanges et les enrichisse, qu’elle prévienne au quotidien les risques psychosociaux des agents.

Monsieur le directeur, ne craignez pas d’être trompé. C’est à la direction de sécuriser les agents, et non aux agents de sécuriser la hiérarchie.

 

Pour conclure, est- il possible d’espérer moins de défiance et plus de confiance?

 

CGT Travailleurs SPIP 47

SPIP Centre Pénitentiaire du Havre … Un vent d’ouest tant espéré

Le SPIP du Havre est rattaché à la direction interrégionale de Rennes depuis le 1er janvier 2017.
Nous espérons que ce changement de DISP sera enfin synonyme d’une reconnaissance enterrée depuis plus de 6 ans par la DISP de Lille.

Tract SPIP LE HAVRE
A l’approche de la publication des postes des CPIP à la prochaine CAP de mobilité, nous attirons l’attention de notre nouveau directeur interrégional pour ne pas rester « les petits oubliés du fin fond de l’interrégion ».

Une situation RH apocalyptique

Nous rappelons qu’à l’heure actuelle, l’équipe des CPIP du centre pénitentiaire du Havre est composée de :
• 3 CPIP ( titulaires depuis septembre 2016!!!)
• 5 agents contractuels depuis octobre 2016 n’ayant pas suivi de formation à l’ENAP, ni de
sensibilisation à la criminologie ni au droit de l’application des peines.. et dont les contrats
prennent fin en septembre 2017
• 2 pré-affectées.
• Depuis le départ du DPIP contractuel en janvier 2017, le poste est inoccupé…

Inutile de préciser que les agents en poste sont dans l’incapacité d’assumer la charge de travail,
Inutile de préciser que les champs transversaux sont laissés en friche depuis plus d’une année,
Inutile de préciser que les actions collectives sont à l’état de doux rêve,
Inutile de préciser que les journées sont uniquement rythmées par les échéances judiciaires…

Un établissement classé sensible

Mais est-il pertinent de rappeler qu’il s’agit d’un établissement classé sensible en matière de radicalisation avec près de 40 situations signalées ….
A ce titre, il est intéressant de citer la mesure 6 du Plan d’Action contre la Radicalisation et le Terrorisme (PART) publié le 9 mai 2016 par le gouvernement :
« Recruter de nouveaux surveillants et conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation. […] La filière «insertion et probation » fera l’objet d’une attention particulière au regard de sa fonction déterminante dans le suivi des personnes et de sa capacité à entraver les phénomènes de radicalisation ou à accompagner la sortie de la radicalité par une action individualisée et efficace »

Alors Monsieur le Directeur Interrégional de Rennes , vous comprendrez que notre arrivée dans votre interrégion fait souffler un vent d’espoir venu de l’Ouest.
Faites en sorte que l’ensemble des postes vacants ou PSDV
soient intégralement publiés à la prochaine CAP de mobilité des CPIP.

Faites en sorte de respecter le plan d’action contre la radicalisation en portant l’organigramme du SPIP à 10 conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation.

Le Havre le 31/01/2017

Documents de travail RPO

Version des RPO 1 amendée par la CGT insertion probation :

Le rouge signale des commentaires ou remarques.
Le vert des amendements de reformulations ou d’ajouts.
Le jaune et barré signale ce que nous souhaitons voir supprimer ou renvoyer en annexes.

en pdf : 2016_09_02_RPO1_V2bisamendements CGT VD

en word : 2016_09_02_RPO1_V2bisamendements CGT VD

Version des RPO 1 de la DAP au 1er septembre 2017, version soumise au CT SPIP du 28/29 septembre il y a beaucoup de commentaires dans les marges ce qui permet de voir l’ensemble des amendements  des organisations syndicales rejetés et/ou adoptés et évolution des amendements

en PDF : 2017_09 27_RPO1_V4_Finale_ci-inclus le traitement des amendements (1)

version lissée : 2017_09_27 – RPO1_V4_Finale (lissée)

Version des RPO 1 de la DAP au 3 janvier 2017 sans les annexes : version quasi définitive il y a beaucoup de commentaires dans les marges ce qui permet de voir l’ensemble des amendements  des organisations syndicales rejetés et/ou adoptés

sous trois formats différent :

en PDF : RPO 1 Version au 03012017 DPSPIP

en docx : RPO 1 Version au 03012017 DPSPIP

ou encore comme cela : RPO 1 Version au 03012017 DPSPIP.docx

Rétrospective 2016 des personnels des SPIP CGT insertion probation

cliquer sur les liens (en rouge) pour retrouver communiqués, articles, photos, vidéos retraçant la rétrospective 2016 des personnels des SPIP par la CGT insertion probation:

Version imprimable Retrospective-2016

JANVIER 2016                   FEVRIER 2016                     MARS 2016        

episodes                    carte_spip-mouvement24fevrier400ko-224x300             photo-egalite

Les 7 épisodes                    Appel intersyndical                 Egalité

revendicatifs                      insertion probation            professionnelle

 

AVRIL 2016                          MAI 2016                              JUIN 2016 

photo-ag    p1110068-300x225            photo-9-juin-211x300

Assemblée générale      Une manifestation historique     La mobilisation

CGT insertion probation   REPORTAGE                           des SPIP

Motion  /   Twitter

JUILLET 2016                   AOUT 2016                       SEPTEMBRE 2016

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Signature du relevé     Photos de la mobilisation  Non à l’extension du

de conclusions            SPIP mobilisés revue de   carcéral

presse                                                              Recherche action outils d’évaluation PREVA

 

OCTOBRE 2016             NOVEMBRE 2016            DECEMBRE 2016

 

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Analyses de la CGT :    Budget de la Justice       Liberté d’expression

Bilan réforme pénale    Tribune Mylène Palisse   Pétition liberté sous écrou

Plan lutte radicalisation  Ce que je ne lâche pas  REPORTAGES table ronde  rassemblement

 

 

 

 

 

 

 

 

SPIP : Mission d’insertion, d’aide et d’assistance, au SPIP 44, le plus dur, c’est les 363 derniers jours de l’année !!!

Misère !!!

SPIP : Mission d’insertion, d’aide et d’assistance,
au SPIP 44, le plus dur, c’est les 363 derniers jours de l’année !!!

 

Madame La Directrice Fonctionnelle du SPIP 44,
Votre note de service du 2 janvier 2017 achevant définitivement fin les aides financières directes à la PPSMJ (via les tickets multi-services, cartes téléphoniques, tickets de transport en commun…) ainsi que la suppression de la quasi-totalité des subventions aux associations est loin d’être anodine. Sur la forme, encore une fois, vous faites fi de la consultation des OS en CTS ou des personnels concernés, ce point n’ayant même pas été abordé en réunion de service. De surcroît, il aura fallu attendre qu’un collègue de
permanence se trouve confronté au traitement d’une urgence sociale sans plus aucun moyen pour y faire face pour que vous daigniez nous faire part de cette décision prise sans la moindre concertation!
La diminution des crédits comme argument et l’évidente nécessité de subventionner les trois associations citées dans votre note est fallacieuse. La vérité est que votre choix de ventilation du budget 2017 est politique. Elle est axée sur la lutte contre la radicalisation.
La lecture des deux derniers budgets du SPIP 44, 2014 et 2015, (en attendant la diffusion du budget 2016 si vous avez l’occurence de l’inscrire à l’OJ d’un prochain CTS!) parle d’elle-même: un crédit pharaonique créé en 2015 pour la lutte contre la radicalisation prévu ironiquement dans les « dépenses de réinsertion » n’ a pu que grever celui des aides directes : en 2014: 5500 € et en 2015: 270€ ! Et tout ça pour 5 personnes signalées radicalisées actuellement au SPIP 44 !
Faut-il vous rappeler que nos missions d’insertion, d’aide et d’assistance sont encore prévues dans le Code de Procédure Pénale (art D573) ?
Faut-il vous rappeler l’extrait du commentaire de la règle 1 des règles européennes relative à la probation : « la spécificité des services de probation par rapport à d’autres services consiste à privilégier l’assistance, la guidance et la motivation dans leurs contacts avec les délinquants. » ?
Faut-il vous rappeler la règle 18 des règles européennes relative à la probation : »La structure, le statut et les ressources des services de probation doivent correspondre au volume des tâches et des responsabilités qui leur sont confiées et doivent refléter l’importance du service public qu’ils assurent. » ?
Faut-il méconnaître les situations d’endettement et le tissu économique précaire de nos publics ?
Faut-il vous rappeler que l’aide financière participe de la mission de réinsertion, de lutte contre la
récidive, du droit à la dignité des PPSMJ ?
Que va t-il se passer pour un probationnaire à la rue, sans aucun moyen et au risque important de récidive
? La seule orientation vers les dispositifs de droit commun qui doivent désormais se passer complétement des moyens dont nous pouvions disposer pour intervenir en urgence et dans l’attente de leur intervention ?
Ces dernières années les agents du spip 44 avaient considérablement réduit les aides financières. Preuve en est le reliquat des 90 titres restants au titre de l’année 2016 et que les dons ne sont pas une gabegie dans le budget d’insertion d’un SPIP.
A chaque fois une évaluation sociale a montré la nécessité vitale et exceptionnelle de secourir les sortants de prison, les semi-libres en attente d’ouverture de leurs droits sociaux, de certains tigistes qui durant l’exécution de leurs heures de TIG n’ont même pas un repas quotidien ou de certaines personnes en situation irrégulière exclus des aides d’Etat ? Nombreux sont les partenaires sociaux qui nous interpellent comptant sur des aides financières relais pour des personnes prises en charge par le SPIP ? Où sont les
moyens minimum favorisant la fameuse prévention de la récidive dont notre administration n’a de cesse de se gargariser ?
Vous aviez déjà délibérément fait disparaître tout financement pour des nuitées d’hôtel d’urgence en 2016 sans nous en informer et encore une fois pour déléguer l’insertion par le logement aux partenaires de « droit commun » sur lesquels nous sommes censés pouvoir compter en cas d’urgence mais qui n’ont en réalité jamais la moindre place à nous proposer en cas de besoin !
Voilà donc, à l’aube de cette nouvelle année, les véritables étrennes offertes aux agents du SPIP 44 : l’éradication désormais totale de toute forme d’aide directe pour nos publics pourtant de plus en plus précarisés.
Voilà donc les SPIP de plus en plus mis sous tutelle de l’idéologie absolue de la coercition, piétinés au travers de multiples injonctions contradictoires.

Enfin, merci pour vos bons voeux Mme la Directrice, et effectivement l’année 2017 ne manquera pas, à nouveau, de nous solliciter fortement, essentiellement au regard de l’absence de fond quant à la politique de réinsertion.

Le 4 janvier 2017
La CGT SPIP 44-85

tractbonneannee2017-spip-44-85

Parce que l’expression syndicale est un droit

Parce que l’expression syndicale est un droit

Parce qu’un droit ne se juge pas, il se constate,

Parce qu’un droit ne se négocie pas, il s’exerce,

Parce qu’un droit ne se bafoue pas, il s’impose,

Parce que nous vivons dans un Etat de droit,

Parce que expliquer l’évidence est superflu.

 

Parce que notre collègue, Mylène PALISSE est convoquée devant le conseil de discipline pour avoir usé de son droit,

 

Les membres de la CGT du SPIP des Hautes-Pyrénées ont décidé de se joindre au rassemblement de soutien organisé devant le TGI de Tarbes, mardi 13 décembre 2016 de 11h30 à 13h30.

Version imprimable tract-soutien-mylene-spip-65

Articles à lire sur les outils d’évaluation actuariels et leurs limites

Les instruments d’évaluation standardisés Critiques et commentaires

Xavier de Larminat Docteur en science politique

article paru dans la Revue FARAPEJ

Pour lire l’articleversion imprimable article Larminat-farapej

Sur_les_bancs_d’Assas, article de septembre 2012 de Laurent Mucchielli

La rationalisation des méthodes d’évaluation des risques de récidive
Entre promotion institutionnelle, réticences professionnelles et prudence interprétative
Émilie Dubourg et Virginie Gautron Université de Nantes

Champ pénal/Penal field
Vol. XI | 2014 : Parentalités enfermées/Objets et enfermement/Probation française

Dossier : La probation française entre permanence et changement

Pour lire l’article: https://champpenal.revues.org/8947

 

RÉCIDIVE : TROIS ANS APRÈS LA CONFÉRENCE DE CONSENSUS, POURQUOI IL N’Y A TOUJOURS PAS DE CONSENSUS PAR Sacha Raoult Maître de conférence Université Aix-Marseille

ARTICLE AJ PÉNAL JANVIER 2016

Des résistances s’élèvent toujours contre la « modernisation » des méthodes d’évaluation du risque de récidive en France. Ces résistances ne sont pas typiquement françaises, elles reflètent également une tension interne au débat scientifique anglophone. Derrière les aspects techniques, c’est une question fondamentale qui pose problème à de nombreux chercheurs.

Version imprimable Ajpen01-06-pratique
« L’évaluation produit des impostures »

Entretien avec Roland Gori Psychanalyste, professeur émérite de psychopathologie clinique à l’université d’Aix-Marseille, président de l’association Appel des appels, créée en 2009 avec Stefan Chedri.

Cheval de Troie de la logique de marché, estime le psychanalyste Roland Gori ? Une nouvelle forme d’évaluation issue du monde de l’entreprise et de la finance qui a envahi toutes les sphères de l’existence. Dans la santé et le travail social, règles de bonnes pratiques et référentiels phagocytent, selon lui, les savoirs et savoir-faire. Au péril de la liberté et de la démocratie. Une issue : réhabiliter la parole.

Pour lire l’entretien :  http://www.directions.fr/Piloter/fonctionnement-structure/2014/10/-L-evaluation-produit-des-impostures–2028306W/

 

La nouvelle pénologie constitue-t-elle l’avenir de l’exécution des peines privatives de liberté? PAR Marion Vacheret Chercheure, Centre International de Criminologie Comparée Professeure, Université de Montréal

Les Chroniques du CIRAP – ENAP janvier 2010

Après la publication en 2008 de l’ouvrage de Patrick Mounaud et Marion Vacheret sur L’exécution de la peine privative de liberté au Canada. Mythes et réalités (Ministère de la Justice, DAP, collection T& D n° 75), le CIRAP a invité Marion Vacheret en mai dernier pour débattre de la nouvelle pénologie canadienne. Cet article reprend l’essentiel des points développés par l’auteur au cours de ce séminaire. Ce numéro s’inscrit dans la politique éditoriale du CIRAP visant à favoriser la publication des contributions des professionnels pénitentiaires et d’autres chercheurs, en leur permettant d’exprimer leurs analyses et points de vue.

Pour lire l’article : http://www.enap.justice.fr/pdf/chronique_cirap7.pdf

Mais aussi :

Usages et abus du risque dans la justice pénale britannique
par Peter Raynor Swansea University Wales, UK

Pour lire l’article : https://www.cairn.info/article.php?ID_ARTICLE=DS_344_0671

Et si tous ces programmes entourant la réinsertion des détenus ne servaient à rien ?

Philippe Bensimon, criminologue, Université d’Ottawa et université de Montréal

Pour lire l’article intégral Version imprimable Et_si_les_programmes_ne_servaient_a_rien

Ou pour lire un résumé de cet article que nous vous proposons :  Version imprimable notes-art-ph-bensimon-programmes-reinsertion-juin-2016

Traduction de l’article du New-York Times du 27 juillet 2016

Questionnement des français : comment l’assassin du prêtre, connu comme représentant une menace, aurait pu être arrêté ?

 27 juillet 2016

La question qui dérangeait la France mercredi à la suite de l’attaque par un adolescent, aspirant à aller en Syrie, mais préférant finalement couper la gorge d’un prêtre, était de savoir si le crime était un résultat d’échecs gouvernementaux français, et ce qui pourrait avoir été fait pour l’empêcher.

Le choc de l’attaque n’a pas étouffé de nouvelles accusations politiques, avec des questions immédiatement brandies sur la façon dont un criminel bien connu des autorités a été néanmoins laissé libre de tuer.

Pour les politiciens et une grande partie du public, il était difficile de l’ignorer, le crime a été commis pendant un état d’urgence donnant déjà au gouvernement des pouvoirs supplémentaires pour étouffer des terroristes potentiels. Un des criminels était apparemment en liberté surveillée et astreint au port d’un bracelet électronique au moment de l’attaque.

Des questions et préoccupations semblables avaient été soulevées en Juin, quand un homme qui avait passé de temps en prison pour conspiration terroriste et largement connu des services de police avait poignardé à mort un couple de policiers à Magnanville, en banlieue parisienne.

L’attaque de Mardi, survenant moins de deux semaines après le 14 juillet, le jour du massacre à Nice où 84 personnes ont été tuées par un conducteur de camion tunisien, n’a fait seulement que plonger un peu plus le pays dans la terreur.

La France est officiellement laïque certes mais le catholicisme est profondément ancré dans la culture du pays. Cela a don induit un choc symbolique encore plus grand par le biais du meurtre du Père Jacques Hamel.

Une messe à la cathédrale de Notre-Dame, réservée aux évènements publics les plus solennels, a eu lieu mercredi soir en mémoire du Père Hamel, 85, dont les assaillants l’ont forcé à s’agenouiller avant de le tuer dans l’ancienne église en pierre de Saint-Étienne- du-Rouvray, en Normandie. Une grande partie du gouvernement et deux des trois anciens présidents vivant en France y ont assisté.

Simultanément, un sentiment d’impuissance inédit s’installait. L’un des assaillants, Adel Kermiche, 19 ans, avait essayé deux fois d’aller en Syrie. Mercredi, l’État islamique a publié une vidéo dont l’enregistrement aurait été fait avant l’attaque par le tueur et son complice dans laquelle ils ont fait allégeance au groupe islamique.

  1. Kermiche, comme l’attaquant à Nice, Mohamed Lahouaiej Bouhlel, avait un parcours émaillé de troubles psychiatriques, selon le journal Le Monde, dont les sources judiciaires authentiques ont imprégné l’édition de mercredi, propos d’ailleurs confirmés par le bureau du procureur de Paris, ce qui conduit à toujours plus d’interrogations sur le phénomène terroriste.

Mais contrairement à M. Lahouaiej Bouhlel, M. Kermiche était déjà dans le viseur de la Justice.

En effet, il y a à peine quatre mois, un juge l’avait libéré, convaincu par les arguments de jeunes franco-algériens qu’il était prêt pour mener une vie normale loin d’aspirations djihadistes.

À l’époque, le bureau du procureur de Paris avait fait appel de la décision du juge, en préconisant que M. Kermiche reste derrière les barreaux.

Le procureur dénigrait les arguments du juge des libertés surveillées, les qualifiant de «parfaitement illusoires, compte tenu du contexte, » selon les sources citées dans Le Monde. «Il a clamé à une erreur judiciaire, demandant une seconde chance. Mais il y avait un très grand risque.  »

Une fois déjà, en 2015, après l’échec de sa tentative d’à aller en Syrie, M. Kermiche avait été autorisé à se déplacer librement sous réserve de l’accord des services de probation. Il a outrepassé cette injonction au bout de six semaines afin d’essayer une seconde fois d’aller en Syrie. Cette fois, il n’a pas dépassé la Turquie, où les autorités l’ont arrêté.

Quand il a été capturé la deuxième fois, il a été mis en détention préventive jusqu’au 18 Mars de cette année, quand il a comparu devant le juge qui, finalement, le laissa libre.

Cette fois, équipé d’un bracelet électronique à la cheville avec interdiction de quitter son département de la Seine-Maritime, il devait faire rapport à un agent de probation au poste de police une fois par semaine. Vivant dans la maison de ses parents, il était autorisé à quitter son domicile seulement de 8 :30 à 12:30 en semaine.

Toutes ces mesures se sont avérées inutiles. Il était environ 09h25 mardi – dans sa période de libre circulation – quand M. Kermiche et un complice ont fait irruption dans l’église armés de couteaux, pour tuer le Père Hamel et blesser un de ses paroissiens.

Les agents de probation qui le surveillaient ont eu très peu de formation appropriées au terrorisme sont surchargés de travail, a déclaré Sarah Silva Descas, secrétaire général de la branche de la C.G.T. – syndicat représentant les agents de probation et de libération conditionnelle. La plupart de leurs suivis sont des criminels de droit commun et pas des terroristes.

«Il y a une énorme pression sur notre personnel, nous ne sommes pas prêts à faire face à cela, » dit-elle.

Les agents de probation et de libération conditionnelle, nous dit Mme Silva Descas, sont formés pour aider les gens à se réinsérer dans la communauté et trouver un emploi, voire obtenir un traitement médical si elles ont des problèmes physiques, psychiatriques ou même des problèmes de drogue.

Pourtant, dans les affaires de terrorisme, ils sont appelés à servir d’agents de renseignement, de lanceurs d’alerte pour des signes de radicalisation potentielle.

Un de ses collègues, qui a été affecté à suivre M. Kermiche d’après Mme Silva Descas dit que « son suivi n’était pas un échec ».

«Elle a eu rendez-vous avec lui chaque semaine», a déclaré Mme Silva Descas. « Elle avait veillé à son emploi. Il était venu à l’ensemble de ses convocations. »

« Peut-être qu’elle se le reproche, mais elle ne devrait pas. On peut faire beaucoup de choses, mais il n’existe pas de risque zéro. « , A-t-elle ajouté.

Le bracelet électronique ne comportait pas une puce de localisation satellite de type GPS, comme cela est souvent utilisé pour les délinquants sexuels, mais indiquait seulement si M. Kermiche était à son domicile quand il était censé y être.

« Étant donné que M. Kermiche a commis le crime au cours des heures de sortie, il était autorisé à être loin de son domicile pour raisons professionnelles, le bracelet ne pouvait pas détecter quelque infraction. » explique Mme Silva Descas.

Le deuxième attaquant n’a pas encore été formellement identifié, mais plusieurs médias français ont affirmé qu’il n’avait pas de casier judiciaire. Ses empreintes digitales ou son ADN n’étant pas dans le système IT de la police, fait qui ralentit les efforts pour l’identifier. La personne dont l’identité semble correspondre le plus étroitement est aussi âgée de 19 ans, le même âge que M. Kermiche, mais contrairement à ce dernier, le complice serait originaire de l’est de la France.

 

Le gouvernement a été acculé Mercredi pour affermir encore d’avantage sa position en matière de sécurité, ce dernier ayant argué comme il le fait souvent que les libertés fondamentales ne peuvent pas être sacrifiées au nom de la sécurité.

« Nous ne pouvons pas renoncer à la règle de droit, afin de protéger la primauté du droit», a déclaré le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve à des journalistes à l’extérieur du Palais Présidentiel de l’Elysée mercredi matin.

« Si nous renonçons à nos libertés, à nos principes constitutionnels, à nos principes républicains, » at-il ajouté, « nous sanctifierons la victoire des terroristes. »

Mais il est évident que le gouvernement est en train de perdre philosophiquement avec ses arguments pour les libertés civiles. Le rythme des attaques semblant augmenter, tandis que la popularité du gouvernement continuant à baisser toujours plus.

  1. Kermiche « avait une Fenêtre de Tir de plusieurs heures, dans laquelle il pouvait passer à l’action», a déclaré M. Fenech. «J’aurais préféré le voir sous surveillance constante. »
  2. Fenech réclame un «Guantánamo Français» pour les vétérans islamiques de Syrie. Il a déclaré dans une interview mercredi que lorsque le travail parlementaire reprendra après sa pause estivale, «Nous allons frapper beaucoup plus fort.»
  3. Fenech présentera les lois criminalisant les comportements radicaux, ainsi que les centres d’internement pour les suspects de terrorisme. Les listes gouvernementales d’individus concernés, impliqueraient potentiellement des milliers de personnes.

Cette idée est de plus en plus souhaitée par les membres de la Droite Dure présents sur des listes électorales. L’ancien président Nicolas Sarkozy, un concurrent de premier plan dans la course présidentielle de l’année prochaine, a proposé un projet très similaire dans une interview dans Le Monde mercredi même.

« Le Gouvernement doit répondre à la question suivante: Comment est-ce possible que des individus connus des services de police, dont un sous contrôle judiciaire pour avoir tenté de participer au Jihad en Syrie, ont pu commettre une telle attaque ? » a demandé à M. Sarkozy.

SPIP Joux la Ville

Les CPIP de l’Antenne du Cd de Joux la Ville se sont réunis en AG le jeudi 17 mars 2016, et ont décidé à la majorité d’entrer en mouvement à compter du Lundi 21 mars 2016.
Ce mouvement fait suite à l’exclusion de personnels d’insertion et de probation des mesures indemnitaires exceptionnelles décidées en décembre 2015 par la DAP.
Alors que les personnels des SPIP croulent sous des charges de travail de plus en plus importantes, que les effectifs réels sont en constante diminution, qu’on leur demande de s’investir dans le PLAT et de mener une réflexion sur l’évolution des pratiques, que leur propose leur administration ? LE MEPRIS.
Aussi les personnels du SPIP de JOUX LA VILLE portent les revendications suivantes :
§  l’ouverture de négociations statutaires pour l’ensemble de la filière insertion et probation
§   une remise à niveau immédiate du dispositif indemnitaire
§  un plan de recrutement, inscrit dans le projet de loi de finances pour 2017, permettant un véritable renforcement en ressources humaines dans les SPIP
§  la suppression de la pré-affectation pour la prochaine promotion de CPIP
Suite à des désaccords au sein de l’équipe sur les modalités d’actions à mettre en œuvre , il a été décidé à la majorité de réorienter les actions à l’externe (manifestations, communication auprès des élus … )afin de favoriser la communication sur le mouvement. Ainsi les modalités d’actions suivantes sont supprimées à compter du lundi 25 avril 2016.
⁃ Absence des CPIP en CAP / CPU
⁃ Boycott des réunions  institutionnelles internes et externes
⁃ Boycott des entretiens avec les PPSMJ( sauf urgences et arrivants)
D’autres moyens d’action seront définis puisque nous ne sommes pas entendus. C’est ainsi que nous obtiendrons ensemble la reconnaissance professionnelle que nous méritons et des conditions de travail dignes !

Joux la Ville, le 27/04/2016

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