Articles de la catégorie: A la une

Flash info : RETRAITE DES PERSONNELS SOCIO-EDUCATIFS

Dans le cadre des discussions du second projet de loi de finances rectificative pour 2017, l’assemblée nationale vient d’adopter un amendement gouvernemental permettant d’apporter une réponse à la situation inacceptable au regard de leur droit à la retraite que vivent les personnels des Services Pénitentiaires d’Insertion et de Probation, Assistant.e.s et conseiller.e.s techniques de service social ayant intégré les corps de conseiller.e.s ou directeurs.trices Pénitentiaires d’insertion et de probation.

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FLASH INFO STATUT MINISTERIEL DES PSYCHOLOGUES DE LA JUSTICE

Ce lundi 11 décembre se tenait une seconde réunion organisée par le secrétariat général du Ministère de la Justice sur le projet de statut ministériel des psychologues. Pour rappel, la CGT avait adressé une lettre ouverte le 21 novembre dénonçant la méthode visant à mettre les personnels et leurs représentants au pied du mur après 3 ans d’attentisme et exigeant de véritables discussions sur cet enjeu statutaire. Le 1er décembre, nos craintes se confirmaient, comme nous le déclarions dans notre communiqué du 8 décembre : le projet précipité laissait sur le bord de la route une grande partie des personnels non titulaires.

Flash info CGT statut ministériel des psychologues de la Justice (1)

La CGT a exigé que l’administration assume ses responsabilités et trouve une solution afin que l’ensemble des agents non titulaires qui le souhaitent puisse intégrer directement le nouveau statut. La CGT a rappelé l’enjeu d’égalité professionnelle femmes-hommes que recouvre ce dossier sachant que près de 90% des personnels concernés sont des femmes et que la revalorisation de leur profession n’a pas été jusqu’alors, pour le moins qu’on puisse dire, la priorité de ce Ministère.

La CGT a également défendu la spécialité de psychologue du travail et des organisations, dimension qui fait cruellement défaut dans notre Ministère. Alors que les personnels dans leur ensemble souffrent d’organisations de travail génératrices de maltraitance institutionnelle et que les collectifs de travail sont de plus en plus délités, la CGT ne peut qu’être favorable au recrutement de psychologues du travail.

Au vu du constat partagé par l’ensemble des organisations représentatives, d’un projet de statut « inacceptable » pour les personnels, le secrétariat général a enfin accepté de revoir sa copie. Lire la suite

Communiqué UFSE-CGT Ministère du travail : libertés syndicales bafouées !

Le 14 novembre dernier, une inspectrice du travail, militante SUD a été suspendue de ses fonctions pour « faute grave » selon la direction du ministère du travail jusqu’à la tenue d’une commission de discipline programmée le 14 décembre.

Interviewée par un journaliste lors d’une manifestation publique, elle a porté la parole de son syndicat et contesté la politique de suppression massive de postes au sein de son ministère qui met à mal la qualité du service public.

lire le communiqué UFSE-CGT

Dans toute la fonction publique, les atteintes aux libertés syndicales, les menaces de sanctions et la répression sont des pratiques de plus en plus courantes et prennent des formes variées.

Aujourd’hui, tous les prétextes sont bons pour entraver l’action syndicale et la liberté d’expression.

Ainsi, des camarades CGT – TEFP d’Ile de France ont récemment fait l’objet d’un blâme pour leur action en soutien aux travailleurs sans-papiers. Un autre militant SUD inspecteur de travail a été rappelé à l’ordre pour sa participation, toujours dans un cadre syndical, à une réunion publique critiquant la réforme actuelle du droit du travail.

Au Ministère de la Justice, en décembre 2016, une autre femme fonctionnaire, conseillère pénitentiaire d’insertion et de probation et syndicaliste qui s’était exprimée dans la presse pour porter la parole de son syndicat CGT sur les politiques de lutte contre la radicalisation a dû, elle aussi, subir ce type d’acharnement.

Dans ces deux ministères d’ailleurs, des codes de « déontologie » sont utilisés comme des leviers d’asservissement d’un autre temps et d’atteintes à la liberté d’expression syndicale.

La multiplication de ces procédures et menaces constituent autant de manœuvres visant à intimider tous ceux qui voudraient exprimer une simple appréciation critique ou leur opposition aux politiques actuelles.

Ces sanctions et ces menaces représentent une atteinte grave à la liberté d’expression et au droit syndical, pourtant garantis par la constitution, le droit international. Il s’agit également d’attaques aux fondements du Statut Général. Ceux qui en sont les instigateurs rêvent probablement d’un

retour à l’époque où les agents de la Fonction publique étaient considérés comme des sujets, devant rester muets quelles que soient les turpitudes dont ils avaient connaissance.

L’UFSE-CGT condamne avec la plus grande fermeté de telles procédures et de telles sanctions.

L’UFSE-CGT combat vigoureusement des conceptions et des pratiques visant à faire taire les syndicalistes ou, ce qui revient à peu près au même, à ne les autoriser à s’exprimer que sur ce qui convient aux employeurs.

L’UFSE-CGT appelle à signer massivement la pétition en ligne et à participer au rassemblement : A Paris, le 14 décembre prochain, à 14h au 14 avenue Duquesnes

pour soutenir notre collègue et dénoncer les attaques faites à la liberté d’expression. Une attaque contre l’un.e d’entre nous est une attaque contre nous tous, soyons solidaires !

 

Réforme statutaire gelée de la filière insertion probation : L’austérité budgétaire contre les personnels a toujours le dernier mot dans ce gouvernement !

La CGT insertion probation vient d’être informée par le cabinet du garde des Sceaux : la nouvelle est désormais officielle : le ministère de la fonction publique a répondu défavorablement à la demande du ministère de la justice, ce qui signifie que la réforme statutaire de la filière insertion probation ne s’appliquera pas le 1er février 2018 ! Gelée jusqu’à quand ? Reportée à quand ? Rien n’est clair à ce stade !

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Boycott du CT SPIP de repli du 5 décembre 2017 Les personnels prêts et déterminés pour contrer le mépris de l’administration

Les mêmes causes produisent les mêmes effets !

Boycott du CT SPIP de repli du 5 décembre 2017

Les personnels prêts et déterminés pour contrer le mépris de l’administration

Depuis plusieurs semaines les personnels des SPIP, à l’appel de la CGT se réunissent en Assemblées générales pour exprimer leur indignation en réaction à l’annonce du report de la réforme statutaire de la filière insertion probation. Ainsi les personnels adoptent largement des motions appelant la Garde des Sceaux à respecter les engagements pris et sont déterminés et prêts à exprimer plus fermement leur colère en cas de non respect des engagements pris,  comme les personnels CGT de la DI de Dijon qui appellent à une action nationale forte le 23 janvier 2018.

Version imprimable boycot 5 décembre VD

Est-il nécessaire de rappeler que les personnels d’insertion et de probation ne demandent que la juste reconnaissance de ce qu’ils sont et de ce qu’ils font depuis maintenant plusieurs années ? Est-il nécessaire de rappeler que les personnels, en dépit d’un statut qui les prive du droit de grève, n’ont pas manqué d’imagination pour faire valoir par la main du Président d’alors l’évolution de leur métier ? Est-il nécessaire de rappeler que les personnels d’insertion et de probation sont un maillon indispensable et essentiel pour la qualité du service public rendu à la société ?

Les personnels, faisant face à des charges de travail délirantes, à des conditions de travail toujours aussi déplorables et devant également faire les frais d’un management des directions de services toujours aussi autoritaire et discriminatoire, méritent respect et reconnaissance et non mépris et déqualification !

Aujourd’hui, les personnels réclament simplement le respect des engagements gouvernementaux, engagements pris depuis plus de 18 mois ! Comment la ministre de la justice, solidaire de ce gouvernement, peut-elle à ce point balayer d’un revers de la main une réforme statutaire contribuant à la juste reconnaissance des personnels qui était déjà l’aboutissement d’un conflit social d’une durée de 6 mois ? La parole d’État n’a-t-elle donc aucune valeur dans ce nouveau gouvernement jupitérien ?

A ce jour, malgré les multiples interpellations, la CGT insertion probation n’a toujours pas de nouvelle quant à une éventuelle réponse du Ministre de l’action et des comptes publiques au courrier de la Garde des Sceaux sur sa demande de mise en application de notre réforme !

Pendant qu’une organisation syndicale se questionne encore sur la nécessité ou non de se mobiliser, la CGT l’assume : hors de question de siéger aujourd’hui au CT SPIP, tant que l’administration n’apportera pas de garantie de mise en œuvre de la réforme statutaire !

La CGT apporte tout son soutien aux personnels, sans doute désabusés face à tant de mépris de la part de son administration. Il est fort à parier que ces personnels seront forces de propositions constructives pour se faire entendre. La CGT est plus que jamais déterminée et présente pour rassembler et mobiliser !

Montreuil, le 5 décembre 2017

Lutte contre les violences sexistes et sexuelles

MANIFESTATION LE 25 NOVEMBRE

2017 : allons nous dire enfin stop aux violences contre les femmes ?

Le 25 novembre, journée internationale pour l’élimination des violences contre les femmes, arrive cette année dans une actualité brûlante. Deux semaines après que le viol d’une enfant de 11 ans ait été requalifié “d’atteinte sexuelle” par le parquet, des centaines de milliers de femmes victimes de harcèlement et d’agressions sexuelles se mobilisent pour dénoncer publiquement leurs agresseurs, connus ou non, avec les hashtags #BalanceTonPorc et #MoiAussi. Le mouvement est mondial.

Certains semblent découvrir le sujet et s’étonnent du nombre de victimes. Pourtant, les violences patriarcales contre les femmes ne sont pas des faits nouveaux. En France, les chiffres n’évoluent quasiment pas d’une année sur l’autre. En 2016, au moins 123 femmes ont été assassinées par leur conjoint ou ex. Chaque jour, 230 femmes adultes sont violées, et plus encore de filles mineures.
Les violences patriarcarcales prennent de très nombreuses formes : publicités sexistes et dégradantes, insultes, harcèlement dans la rue, cyberharcèlement, harcèlement sexuel au travail, lesbophobie, coups, agressions sexuelles, prostitution et traite, pornographie, mutilations sexuelles, mariages forcés, viols, violences conjugales, violences psychologiques, administratives et économiques, violences contre les femmes en situation de handicap, de vulnérabilité économique, femmes migrantes étrangères souvent victimes de double violence.
Ces violences sont universelles, et touchent toutes les femmes. Elles ont lieu partout dans le monde et sont le fait d’hommes de toutes origines, de tous milieux, de tous pays. Elles ne sont pas seulement le fait de “pauvres”, “d’étrangers” ou d’hommes issus de “quartiers difficiles”, comme on voudrait souvent nous le faire croire afin d’instrumentaliser la parole féministe à des fins racistes, ou pour stigmatiser les milieux populaires.
Malgré l’action des associations féministes et les témoignages de femmes victimes, la tolérance de la société face à ces violences reste très forte, et l’impunité des agresseurs reste la règle : 1% de violeurs seulement est condamné en France.
Il est temps que la société prenne la mesure des violences subies par les femmes du fait du système patriarcal et pour le maintenir. Arrêter les violences ne peut se faire sans un changement global des rapports entre les femmes et les hommes. Cela suppose une volonté de mener une politique publique contre les violences faites aux femmes, de grande ampleur. Cela exige un budget conséquent alloué au secrétariat d’Etat à l’égalité entre les femmes et les hommes. Les subventions aux associations, qui remplissent des missions de service public, doivent être pérennisées et augmentées. Leurs emplois doivent pouvoir être conservés car elles pâtissent en premier lieu de la suppression des contrats aidés.
Nous demandons une loi-cadre contre les violences et le sexisme, qui inclut :

  • l’application des lois existantes, le renforcement de l’arsenal juridique, la fin de l’impunité et la protection des victimes ;
  • dès le plus jeune âge la prévention et l’éducation à l’égalité, au respect et à la vie affective et sexuelle ;
  • la formation des professionnel.le.s aux violences sexuelles et sexistes.

Le 25 novembre, femmes et hommes, manifestons pour enfin en finir avec les violences patriarcales contre les femmes !
13h Montreuil
14h30 République


Premier.e.s signataires : CGT, Collectif National pour les Droits des Femmes, Acort Groupe Femmes de Turquie, Adéquations, Alternative Libertaire, Amicale du Nid, APEL-Egalité, Assemblée des Femmes, Association Nationale des Études Féministes, les Chiennes de Garde,Clamart Citoyenne, Collectif 13 Droits des femmes, Collectif Féministe contre le Viol, Collectif Libertaire Anti-Sexiste, Collectif pour le Respect de la Personne, Confédération Générale du Travail, Coordination Lesbienne en France, CQFD Fierté Lesbienne, Émancipation Tendance Intersyndicale, Ensemble !, Fédération Syndicale Unitaire, Féministes Insoumis.es, Femen, Femmes Égalité, Femmes migrantes debout, Femmes solidaires, Festival Femmes en résistance, Fédération Nationale Solidarité Femmes, Fédération Syndicale Unitaire, FIDH, Front social, Ligue des Droits de l’Homme, Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté, Mad&Woman, Maison des Femmes de Paris, Maison des Femmes Thérèse Clerc à Montreuil, Marche Mondiale des Femmes Paris Ile de France, Mémoire traumatique et victimologie, Mouvement du Nid, NPA, Parti Communiste Français, Parti Communiste des Ouvriers de France, Planning Familial, Rajfire, Réseau Féministe Ruptures, SKB (Turquie), SUD Santé Sociaux , Union Nationale des Étudiants de France, .Union Syndicale Solidaires


Télécharger l’appel au format Pdf

La CGT exige des mesures pour lutter contre les violences au travail

A l’occasion de sa journée du 22 novembre, la CGT a présenté en conférence de presse, en présence de Sharan Burrow (secrétaire générale de la CSI) et Bernard Thibault (représentant des salarié.es au Conseil d’Administration de l’OIT) ses propositions pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles.

La CGT demande l’ouverture de négociations dans les branches, les entreprises et les administrations pour mettre en place de vraies mesures de prévention des violences et de protection des victimes. La CGT appelle le gouvernement à intégrer un volet sur les violences au travail dans le projet de loi sur les violences sexuelles. La CGT appelle les salarié.es à participer aux actions organisées le 25 novembre, journée mondiale de lutte contre les violences sexistes et sexuelles.

Voir le communiqué de presse 

Voir le dossier de presse avec les propositions détaillées 

Les syndicats français appellent le gouvernement à soutenir l’adoption d’une norme internationale contre les violences au travail

Avec la confédération syndicale internationale, nous faisons campagne depuis 2013 pour l’adoption d’uen nouvelle norme OIT contraignante pour protéger toutes les femmes du monde des violences sexistes et sexuelles. Nous avons gagné l’inscription de cette norme à l’ordre du jour de l’OIT en juin 2018, cependant son contenu et sa portée dépendront de la position des Etats. Et celle de la France est pour l’instant inquiétante…Les syndicats français membres de la CSI (CGT, CFDT, CFTC, FO) ont donc interpellé le gouvernement français

le courrier unitaire adressé au premier ministre Télécharger ici

Outils de campagne contre les violences sexistes et sexuelles

Pour mener campagne sur les lieux de travail, le Collectif Femmes Mixité confédéral de la CGT met à votre disposition de nombreux outils :

– SONDAGE en ligne Avez-vous été victime de sexisme ou de violences sexistes ou sexuelles ? cliquer ici

–       Un questionnaire « flash » pour ouvrir le débat à télécharger ici

–     télécharger  Un questionnaire pour faire un état des lieux complet

–      télécharger une affichette pour les panneaux syndicaux

      télécharger le guide syndical 

–      télécharger le tract

22 novembre : La journée d’étude contre les violences sexistes et sexuelles fait carton plein

Ce 22 novembre, ce sont près de 200 militantes et militants de la CGT qui ont participé à la journée d’étude organisée par le Collectif Femmes Mixité à la bourse du travail de Paris.

–       télécharger l’introduction de Céline Verzeletti et les conclusions de Sophie Binet

Matériel disponible en ligne et sur commande :

–          Le guide « Réussir l’égalité F/H dans la CGT » Télécharger

–          Le guide « Agir contre les violences sexistes et sexuelles » TéléchargerCe guide est épuisé et sera réactualisé et retiré début 2018

Solidarité aux camarades de l’inspection du travail respect des libertés syndicales

Le Ministère du Travail sanctionne les syndicalistes de ses propres services ! Et la répression vient encore de monter d’un cran !

Ces atteintes aux libertés syndicales et à la liberté d’expression n’est pas sans nous rappeler des pratiques au Ministère de la Justice qui sanctionnait Mylène Palisse, conseillère pénitentiaire d’insertion et de probation, élue CGT, pour s’être exprimée dans la presse sur les politiques de lutte contre la radicalisation. Nous attendons un arbitrage de la nouvelle garde des sceaux pour l’annulation de cette sanction inacceptable et exigeons que le droit syndical soit respecté.

Version imprimable communiqué soutien CGT travail

La solidarité des organisations CGT dans le cadre de la mobilisation, et bien au-delà, est nous le savons primordiale pour la défense des libertés syndicales. Ces libertés fondamentales sont essentielles dans la lutte au quotidien pour les droits des travailleuses et travailleurs. N’oublions pas qu’elles nous ont permis de nous organiser, d’exprimer des revendications et de conquérir de nouvelles avancées sociales.

Les ordonnances sur le droit du travail remettent en cause le droit syndical et les instances représentatives qui sont des garanties pour toutes et tous ! Attaquer les inspectrices et inspecteurs du travail, ainsi que leurs missions, c’est aussi attaquer celles et ceux qui sont garant.e.s du respect des droits des travailleuses et travailleurs.

Dans le même temps, les libertés syndicales sont attaquées de toutes parts ! De plus en plus, après deux ans d’état d’urgence, et l’intégration de mesures attentatoires à nos libertés dans le droit commun, les ministères se mettent à la roue du ministère de l’intérieur : le ministère de la justice et celui du travail en sont des exemples atterrants !

Les ministères ne supportent plus qu’aucune critique des politiques régressives et répressives menées soit rendue publique. Pourtant ces politiques fragilisent bel et bien les plus précarisés et les plus démunis ! Nous ne sommes pas dupes de la manœuvre visant à museler les syndicalistes et à réduire la portée du syndicalisme de lutte.

La CGT au sein du Ministère de la Justice assure toute sa solidarité aux camarades de l’inspection du travail et exige que les libertés syndicales soient respectées partout !

Montreuil, le 23 novembre 2017

La CGT Pénitentiaire, le Syndicat National CGT des chancelleries et services judiciaires, L’UNS CGT PJJ et la CGT insertion probation

Boycott du CT SPIP // Report de la réforme statutaire // SPIP en colère

La CGT Insertion Probation, organisation majoritaire au sein des Services pénitentiaires d’insertion et de probation, ne siégera pas lors du comité technique des SPIP prévu ce 22 novembre.

Version imprimable du boycott CT SPIP 22 nov VD

Les raisons de ne pas siéger étaient déjà nombreuses :

  • Nouveau gel du point d’indice et rétablissement du jour de carence pour les fonctionnaires ;
  • Application de la RIFSEEP, prime modulable en fonction de la mobilité et de la manière de servir déjà en place pour les personnels administratifs et devant remplacer l’IFPIP pour les CPIP ;
  • Négation du dialogue sociallors du dernier CT-SPIP : refus de l’administration d’ouvrir de réels débats sur des sujets aussi essentiels que le RPO1 (référentiel des pratiques opérationnelles) ou le manuel de mise en œuvre de la Libération sous Contrainte, ce sont ainsi trois années de contributions, construites et constructives, écartées d’un revers de main alors qu’elles n’avaient pour seul objectif que la prise en compte de la réalité des personnels des SPIP et de l’identité professionnelle sur laquelle ils se sont construits.
  • Généralisation d’outils d’évaluation du risque de récidive testés via la recherche PREVA dont le rapport final démontrait pourtant qu’aucun d’entre eux n’a été jugé majoritairement satisfaisant par les collègues les ayant utilisés.

 

Aujourd’hui, l’annonce récente du report d’un an de la réforme statutaire obtenue suite au mouvement de 2016 et qui devait être appliquée en février 2018 relance la colère des personnels des SPIP et va bien au-delà de chacune de ces raisons.

 

Pourtant, le protocole engageant la mise en place de cette réforme, signé par le garde des Sceaux en juillet 2016, s’était accompagné d’un contreseing par le président de la République de l’époque et des organisations syndicales à l’Elysée ;

Pourtant, la réforme a été examinée en CT SPIP et adoptée en CT Ministériel en mai 2017, ce qui implique donc l’engagement du DAP et du ministre de la justice ; les textes devant être ensuite simplement examinés par le conseil d’Etat et publiés ;

Pourtant, les annonces budgétaires respectives du ministère et de l’administration pénitentiaire ont confirmé à l’automne l’application de cette réforme – les budgets ont donc bien été débloqués !

 

La CGT, après plusieurs interpellations du ministère de la justice, a obtenu que la garde des Sceaux demande au ministre de l’action et des comptes publiques la mise en œuvre, dans les conditions prévues, de la réforme statutaire de la filière insertion probation.

Mais aujourd’hui, alors que les Assemblées générales se multiplient sur les terrains en réaction au déni des engagements gouvernementaux, certains services appellent d’ores et déjà à reprendre la mobilisation qui nous avait permis d’obtenir ce qui n’est qu’une juste reconnaissance de nos compétences et du travail effectué au quotidien !!

Faudra-t-il revenir à ces modalités pour voir appliquer des engagements déjà pris au plus haut niveau de l’État ?

Dans ces conditions et conformément à ce que nous avions déjà appliqué lors du mouvement, la CGT ne siégera pas à ce CT SPIP.

Flash info

Montreuil, le 16 novembre 2017

Le 16 octobre dernier, Gérald Darmanin, ministre de l’action et des comptes publiques annonçait des mesures régressives sur le pouvoir d’achat des fonctionnaires avec pour conséquence le gel de l’accès à la catégorie A pour la filière insertion probation, pourtant acquise de haute lutte.

Version imprimable Flash info

Depuis un mois, la CGT a multiplié les interpellations et actions envers le Ministère de la Justice et l’administration pénitentiaire pour établir un rapport de force et obtenir des réponses claires :

  • Lettre ouverte à la garde des sceaux le 18 octobre dernier
  • Boycotts unitaires du comité technique ministériel et du comité technique de l’administration pénitentiaire
  • Interpellations directes de la Ministre au Comité technique du 6 novembre 2017
  • Appel aux assemblées générales
  • Motions des syndicats CGT au sein des Services Pénitentiaires d’Insertion et de Probation

Hier, une motion de la coordination nationale à participer à la manifestation interprofessionnelle de ce jour et à préparer la suite de la mobilisation par la tenue d’assemblées générales a été rendue publique.

Il aura fallu cet appel de l’instance nationale de la CGT insertion probation et plus d’un mois pour que le ministère de la justice se manifeste enfin !

Hier soir, le cabinet de la garde des sceaux prenait attache avec la CGT pour nous informer qu’un courrier officiel signé par la ministre venait d’être adressé à M. Darmanin, courrier demandant l’application de la réforme en 2018 selon l’engagement pris par les plus hautes autorités de l’Etat.

La CGT insertion probation attend ainsi une réponse officielle à son courrier du 18 octobre et la communication du courrier adressé à Gérald Darmanin.

La CGT insertion probation est aujourd’hui dans la rue et s’implique pleinement dans la mobilisation contre les politiques régressives d’Emmanuel Macron.

Les personnels attendent le respect de l’engagement et de la parole de l’Etat !

Plus que jamais il faut maintenir la pression à tous les niveaux !

Motion de la coordination nationale

La Coordination Nationale CGT Insertion Probation a ouvert ses travaux, le 14 novembre 2017, en votant la participation à la manifestation du 16 novembre, à l’appel inter professionnel des organisations syndicales.

Version imprimable Motion coordination nationale

En effet les ordonnances concernant le Code du travail trouvent déjà leur parallèle dans la Fonction Publique tant sur le fond que sur la forme :

  • ð Rétablissement du jour de carence
  • ð Report du PPCR mais tentative de mise en place à marche forcée du RIFSEEP (prime au mérite)
  • ð Gel du point d’indice
  • ð Remise en cause de l’existence des Comités d’Hygiène et de Sécurité
  • ð Non respect du dialogue social
  • ð Programme d’économies drastiques dans la Fonction Publique qui ne pourra se traduire que par une privatisation et une atteinte aux services publics

Très concrètement, dans l’Administration Pénitentiaire, cette remise en cause du dialogue social est aujourd’hui flagrante :

-Report de la réforme statutaire et de l’accès à la catégorie A, alors même que les décrets d’application sont rédigés et que des engagements fermes avaient été pris au plus haut niveau de l’Etat !

-Adoption du Référentiel des Pratiques Opérationnelles dans sa version   initiale au mépris du travail de recherche ,de consensus et d’ouverture, présenté par la CGT . Pourtant, entre temps, des amendements avaient été retenus et sont brutalement balayés d’un revers de manche, sans discussion, après trois ans de travail !

-Déclarations laissant entrevoir une volonté de privatiser des pans entiers des missions des SPIP (TIG , PSE)

La politique actuelle est déroulée sans concertation réelle et porte des atteintes graves aux droits des salariés, qu’ils soient dans le privé ou le public. Cela démontre une volonté de démanteler les services publics et de les donner en pâture à la marchandisation… C’est bien d’un choix de société dont il s’agit .

Aussi la Coordination Nationale CGT Insertion Probation appelle l’ensemble des syndicats à participer à la manifestation du 16 novembre et à préparer la suite en organisant dans tous les SPIP des AG les plus larges possibles afin de déterminer les priorités revendicatives et les modalités d’action adaptées à chaque service .

 

Le 14/11/2017

A Montreuil

 

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