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AUDIENCE INTERSYNDICALE DU 17 JANVIER 2019 A BREST AVEC MME LA DIRECTRICE INTERREGIONALE

Les organisations syndicales du SPIP 29 sont reçues en audience par Mme HANICOT le 17 janvier dernier, en présence de Mme CALMON, DFSPIP.

Mme HANICOT précise tout d’abord qu’elle a commencé à faire le tour des différentes services et antennes de l’interrégion, cet effort lui paraissant primordial afin de voir les conditions de travail des agents, puis de faire des choix le cas échéant quant aux travaux ou déménagements à prioriser.

Nous avons souhaité aborder 4 points lors de cette audience.

CR audience intersyndicale SPIP 29 janvier 2019 version PDF : ici

1. Les Ressources Humaines

Nous avons fait remonter à la DISP les difficultés RH récurrentes sur l’antenne de Quimper.

La DFSPIP explique avoir demandé deux postes de contractuels CPIP et un poste de contractuel PA.

Elle ajoute que la DPIP de l’antenne de Quimper, elle-même contractuelle, prend également en charge actuellement des suivis.

Mme HANICOT répond qu’elle ne peut répondre aux demandes de contractuels pour le moment, n’ayant pas encore la notification de l’enveloppe budgétaire régionale.

Nous notons que la question du recours aux contractuels ne doit pas être le principe mais qu’il pose

également la question des organigrammes, et de l’évaluation de la charge de travail pour création de postes de titulaires.

Mme HANICOT répond que la sous-direction métiers travaille sur ce sujet à la DAP, et que le travail porte actuellement sur des questions de cartographie. Il n’y a pas encore de travail engagé dans ce sens au niveau interrégional. Il n’est pas prévu de consultation des OS au niveau régional.

Nous interrogeons la directrice interrégionale sur l’ouverture du poste d’AS au sein du SPIP 29, cette création devenant urgente avec la disparition des partenariats d’accès aux droits sur le Finistère.

Mme HANICOT répond que les ouvertures de postes ont d’abord été faites là où il y avait un milieu fermé plus conséquent ( plus de 400 détenus). Il n’y aura pas d’ouverture de poste d’AS sur un petit établissement s’il y a des besoins sur un plus gros établissement.

2. L’accès au droit commun de nos publics

Nous expliquons qu’il y a une crise importante quant à l’accès au logement sur Brest, notamment des personnes incarcérées en raison de la suppression de notre partenaire chargé de l’évaluation SIAO.

Mme HANICOT répond qu’il ne s’agit pas d’une problématique locale, et qu’elle ne peut nous apporter de réponse.

Nous demandons si un dialogue inter-ministériel existe concernant le SIAO.

Mme HANICOT répond qu’un dialogue existe entre la DAP et ses homologues, mais que la DAP n’a pas de relais direct sur les territoires, lesquels ne sont pas tous identiques. Elle ajoute qu’elle fait remonter un état des lieux.

Nous soulevons par ailleurs les difficultés rencontrées par les détenus pour obtenir une carte nationale d’identité.

Mme HANICOT répond qu’elle doit rencontrer la nouvelle Préfète de Région qui a pris ses fonctions depuis peu et qu’elle évoquera la question des CNI, de l’hébergement et du renouvellement des titres de séjour. Elle insiste sur le fait qu’un détenu est un citoyen à part entière et qu’elle va soutenir cette position auprès de la Préfète, et ce d’autant que les élections européennes approchent. Mme HANICOT demande à ce que les chefs d’établissement et des SPIP co-saisissent les préfètes pour que les personnes détenues puissent avoir un titre d’identité leur permettant de voter. Le Ministère de la Justice pourrait ensuite se tourner vers le Ministère de l’Intérieur.

Nous questionnons la directrice interrégionale quant à une réflexion sur des bornes interactives sécurisées en détention pour l’accès aux dispositifs de droit commun (caf, …)

Mme HANICOT répond qu’il y a eu des autorisations données aux partenaires Mission Locale et Pôle Emploi pour accéder à leurs connexions sécurisées, mais qu’il n’est pas envisagé d’accès direct à internet pour les détenus et qu’il n’y a pas de travail en cours sur la question. Par contre, le NED (Numérique en Détention – pour cantiner, gérer son quotidien en détention-) fait l’objet d’une expérimentation sur trois sites pilotes, dont le CP de Nantes.

Nous demandons où en est le Point d’Accès au Droit.

La DFSPIP indique être en attente du planning du Barreau de Quimper, mais que « des choses se calent ».

3. La réorganisation de l’antenne de Brest depuis septembre 2018.

Nous faisons le constat que la mixité est intéressante en terme de prise en charge des publics, mais qu’il y a des choses à « recaler » sur le rôle de chaque service en détention. Il y a également besoin de fluidifier les circuits de transmission à la MA de Brest pour gagner en efficacité. Enfin, il est nécessaire de rappeler à tous que cette nouvelle organisation n’existe que depuis 4 mois.

Nous demandons à la DISP d’exiger de ses cadres locaux (EP et SPIP) de se mettre au travail sur la question des engagements réciproques de service, engagements qui doivent être travaillés avec les personnels. Nous expliquons que nous avons besoin de clarification car il y a un problème quant à la lisibilité du SPIP en détention, et besoin de gagner en efficacité : nous suggérons que les CPU soient regroupées ou encore d’avoir les rôles des arrivants plus tôt pour pouvoir y mettre les avis. Des engagements de service vont dans le sens d’une sécurisation.

Mme HANICOT répond que les engagements de service sont nécessaires, et reconnaît qu’il y a une tendance naturelle à renvoyer vers le SPIP. Elle ajoute cependant que la priorité tourne autour de la personne prise en charge, et que la multiplication des CPU pose aussi problème aux deux directrices de l’établissement. Pour autant, c’est indispensable, à la condition que toutes les personnes qui oeuvrent à la prise en charge donnent leur avis.

Nous indiquons également qu’il y a encore des choses à « recaler » en interne au SPIP (nous donnons l’exemple de services où ce sont les cadres ou PA qui vont à certaines CPU).

Nous insistons sur l’importance de la charge de travail des CPIP, qui peuvent se retrouver en souffrance. Mme HANICOT s’en étonne au vu du ratio de détenus (72) pris en charge par chaque CPIP à la maison d’arrêt.

Nous avons rappelé qu’à ce jour il manquait toujours 3 postes informatiques et que 8 CPIP titulaires et une CPIP stagiaires se partagent 6 postes de travail. La DISP a déclaré que « la situation peut être pire ailleurs, là où les agents se plaignent moins ».

Mme HANICOT conclut en disant qu’il va falloir faire le bilan d’étape de la réorganisation et en tirer les conséquences. Elle considère que l’absence d’avis du SPIP lors de l’examen des situations individuelles en CPU à la maison d’arrêt n’est pas acceptable. Elle regrette par ailleurs l’absence d’investissement des CPIP sur le quartier RESPECTO. De notre coté, nous nous étonnons des réactions de la DISP lors de cet échange, car à ce jour aucune évaluation de la nouvelle organisation n’a été réalisée. Aussi, nous regrettons qu’elle soit entrée dans la discussion en prenant pour acquis les propos certainement relayés par d’autres au début de sa visite finistérienne.

4. Déploiement du RPO

Sur la question du déploiement du RPO, Mme HANICOT répond qu’il n’y a pas de calendrier régional et qu’elle se cale sur les dispositifs nationaux.

Chaque SPIP doit mettre en place un comité de pilotage sous la présidence du DFSPIP et fixe des priorités.

La DFSPIP indique que c’est Mme JANOT qui est en charge de ce comité de pilotage au sein du SPIP 29 et qu’elle fera une présentation du plan de déploiement.

Mme HANICOT explique que tout ce qui figure dans le RPO1 n’est qu’une théorisation de ce qui est déjà fait par les CPIP. Il ne s’agit pas d’une révolution et chacun avancera à son rythme.

Le SNEPAP-FSU demande à ce que le travail de formation quant au RPO se poursuive car les agents ont besoin de poursuivre leur réflexion et approfondir leur connaissance sur ces points.

Nous évoquons le sujet du placement extérieur pour conclure et nous posons la question des financements et du développement sur le département. Mme HANICOT répond qu’il s’agit d’une excellente mesure et que le DPI PPR est demandeur sur les PE.

La DFSPIP note les problèmes des structures supports, en particulier de leur pérennité et qu’il faut des grosses structures. Elle déclare qu’elle veut prospecter avec Phares et Balises et le Parc Régional

d’Armorique.

L’entrevue a duré près d’une heure.

Nous avons pu évoquer plusieurs sujets de préoccupations et les difficultés rencontrées au quotidien pour remplir nos missions.

Néanmoins à plusieurs reprises la directrice interrégionale est partie du postulat plutôt binaire que les CPIP ne voulaient pas faire, et non qu’ils ne pouvaient pas faire.

Dans un contexte d’inflation de procédures, elle a présenté une vision de notre métier centrée sur la gestion de la détention, éloignée des réalités des personnels pour remplir leurs missions de service public.

Le SNEPAP-FSU et la CGT Insertion-Probation vont pour autant continuer en CT ou en audience syndicale à faire comprendre cette réalité à nos différents interlocuteurs.

Loi programmation justice : repères revendicatifs CGT (nov 2018)

LPJ repères revendicatifs de la CGT insertion Probation : version intégrale (pdf) ici

La CGT Insertion Probation a communiqué dès avril sur le projet de réforme pénale. http://www.cgtspip.org/projet-de-reforme-penale-une-reference-a-la-prison-omnipresente-et-beaucoup-dincertitudes-sur-la-place-accordee-a-la-probation.

Depuis, elle s’applique à diffuser ses idées via les auditions au Sénat et auprès des parlementaires, et également au travers du « playdoyer justice » qui réunit une trentaine d’associations et organisations. Elle proposera des amendements dès la fin du mois aux parlementaires. Cette réforme est à envisager de manière globale pour tous les métiers de la justice : délégation de la justice civile, fusion des TI et TGI remettant ainsi en cause la justice de proximité, création du tribunal correctionnel départemental – suppléant les cours d’assises et abandonnant le jury populaire, absence de réflexion sur les procédures de jugement qui sont fondées sur la gestion de flux au détriment d’un jugement humain, développement de la dématérialisation au détriment également de l’accès au droit… tout ceci dans un contexte de ressources humaines et moyens financiers toujours aussi indigents. Voici les principaux axes qui concernent l’activité des SPIP, développés essentiellement dans le titre V de la loi « sens et efficacité de la peine ».

Version intégrale du communiqué : LPJ repères revendicatifs de la CGT insertion Probation : version intégrale (pdf) ici

 

Problèmes récurrents d’Origine au SPIP de la Dordogne, mais quelle est donc l’origine du problème?

communiqué 21 12 2018

Depuis de trop nombreux mois, la gestion des ressources humaines est problématique au SPIP de la Dordogne, du fait de l’absence prolongée de personnel administratif sur ce poste (suite au départ après une mutation de l’agent en charge des RH en janvier 2018, les missions n’ont plus été exercées de manière pérenne).

Nous avions déjà été contraints d’alerter la DISP de Bordeaux en septembre 2018, pour signaler que le traitement des frais de déplacement des agents de la Dordogne accusait un retard de presque cinq mois. Nous avions trouvé un certain écho, le retard étant ensuite résorbé en quelques semaines (même s’il tend de nouveau à s’accentuer).

Ce sont désormais les compteurs Origine des agents qui ne sont plus à jour, et ce de façon systématique, parfois pendant plusieurs semaines.

On pourrait penser qu’il ne s’agit que d’un logiciel de badgeage, donc sans grande importance pour les agents.

Mais en cette fin d’année, à l’approche des vacances de Noël, c’est tout de même le logiciel qui leur permet d’effectuer le prévionnel de leurs congés en visualisant leur nombre de congés restant, de jours de récupération crédit temps générés, de jours à éventuellement déposer sur leur compte épargne temps.. En bref, qui facilite la mise en oeuvre de leur droit aux congés.

Mais lorsqu’il manque un personnel administratif au siège du SPIP de Dordogne, que ce soit au niveau des RH ou de l’économat, ses tâches sont dévolues à l’autre PA présent qui double donc sa charge de travail, ou à défaut, les dossiers s’empilent en attendant  un retour à meilleure fortune pour être gérés.. même si cela doit durer des mois!

Et ce n’est pas faute d’avoir demandé au DFPIP de la Dordogne lors des différents CTS de trouver des palliatifs en l’absence prolongée de gestionnaire RH.

Tout en lui rappelant d’ailleurs la précieuse note de service du 07/11/2017 actant la répartition des dossiers gérés par le siège entre le DFPIP et son adjointe: les ressources humaines relèvent bien des attributions du DFPIP, soyons en rassurés.

Mais à l’époque de la rédaction de cette note, il est vrai, le service n’avait pas rencontré d’absence de PA gestionnaire des RH depuis longtemps!

Au délà de permettre aux agents une gestion convenable de leur temps de travail, l’absence de mise à jour régulière des situations sur Origine s’avère par ailleurs problématique.

Une note de la DAP datée du 18/05/2018 proposait cette année aux PA et PIP une option pour la mise en œuvre de la journée de solidarité du 21/05/2018, quant au décompte de leur absence.

Mais en Dordogne, ce n’est qu’au début du mois de décembre qu’on demande aux agents de se prononcer et de prévoir un nouveau jour absence, alors que leur prévisionnel de congés de fin d’année est déjà acté et validé dans la plupart des cas..

Plus généralement, ces carences au niveau de la gestion des ressources humaines impactent les agents dans leur quotidien: impossibilité d’obtenir rapidement les documents administratifs nécessaires dans leur vie privée (délai de plusieurs semaines pour un duplicata de fiche de paie, ou une attestation employeur), transmission en dehors des délais de paiement des amendes liées à l’utilisation des véhicules de service (la majoration devant être à la charge de l’agent évidemment)..

Sans parler de la gestion hasardeuse des absences par notre hiérarchie, malheureusement toujours au détriment des agents qui se voient opposer des refus arbitraires, non fondés sur des nécessités de service, d’autorisation d’absence pour garde d’enfant ou de récupération d’heures supplémentaires.

Ces difficultés sont amplifiées par la non communication aux agents des absences imprévues des PA ou d’un calendrier prévisionnel de permanence des cadres du siège.

Ces trop nombreux exemples s’inscrivent par ailleurs dans une politique managériale défaillante.

Si le bilan des activités du SPIP n’est plus réalisé (absence de rapports d’activités en 2016 et 2017, absence de notation des CPIP pour l’année 2017), les perspectives restent incertaines (aucune mise à jour du diagnostic orienté de structure depuis 2015 par exemple) et les directives contradictoires.

La proposition de participation à des groupes de travail sur la mise en oeuvre du RPO ou aux formations dispensées par la DISP, initialement prévue sur la base du volontariat s’est rapidement transformée en exigence de la hiérarchie, avec menaces à l’appui.

Ces objectifs sont dans l’immédiat ceux de notre hiérarchie mais ne correspondent pas à la réalité des antennes, toujours confrontées à une charge de travail trop importante (même si notre hiérarchie semble l’éluder, en atteste le refus récent de disposer d’un CPIP placé).

Les agents du SPIP de Dordogne ont à cœur de remplir la mission de service public dévolue, avec une prise en charge de qualité des personnes suivies.

Le temps perdu par les agents à régler ces difficultés de gestion de ressources humaines parasitent en permanence l’exercice de leurs missions, ce qui est inadmissible.

Dès lors, il semble légitime qu’ils exigent de leur hiérarchie qu’elle respecte à minima leurs droits, qu’elle mette en œuvre les moyens nécessaires pour y parvenir et facilite la gestion administrative de leurs situations individuelles.

La CGT insertion et probation du SPIP de Dordogne sera présente plus que jamais, suite au mandat qui vient de lui être donné, pour constamment le leur rappeler.

 

Le bureau local de la CGT insertion et probation, collectif de la Dordogne.

Vidéo et guide explicatif de la CGT Insertion Probation : ÉLECTIONS PROFESSIONNELLES, COMMENT ET POUR QUELLES INSTANCES VOTE-T-ON?

Vidéo et guide explicatif de la CGT Insertion Probation :

ÉLECTIONS PROFESSIONNELLES,

COMMENT ET POUR QUELLES INSTANCES VOTE-T-ON?

 

Le 6 décembre 2018 auront lieu les élections professionnelles dans la fonction publique. Vous avez des interrogations sur les différentes instances pour lesquelles vous votez et le processus de vote par correspondance?

Trouvez ci-dessous une vidéo et un guide explicatif proposés par la CGT Insertion Probation, pour que chacun puisse appréhender le déroulement et les enjeux du scrutin.

Le guide explicatif est à télécharger ici : DOC ELECTIONS (1)

 

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Quels sont les différents scrutins et à quoi correspondent ils ?

Les personnels des SPIP votent pour 5 scrutins selon la fonction qu’ils exercent au sein du service.

1. La CAP (commission administrative paritaire)

Chaque personnel vote en premier lieu pour la CAP du corps auquel il appartient. Ainsi :

Corps d’appartenance

CAP correspondante

Agents PSE / Surveillants pénitentiaires en SPIP

CAP des corps d’encadrement et d’application

Adjoints administratifs

CAP des adjoints administratifs

Secrétaires administratifs

CAP des secrétaires administratifs

Assistantes de service social

CAP des assistantes de service social

CPIP

CAP des CPIP

DPIP et DFSPIP

CAP des DPIP

→ Pour voter, il faut être titulaire avant les élections professionnelles.

Contractuels

Commission consultative paritaire

2. Le CT SPIP (comité technique des SPIP)

L’ensemble des personnels en SPIP vote pour le CT SPIP. Il s’agit de l’instance de dialogue social nationale au niveau des SPIP. Y sont étudiés tous les textes qui touchent aux conditions d’exercice et missions des personnels en SPIP (réforme statutaire, RIFSEEP ou RPO par exemple).

3. Le CTI (comité technique interrégional) : Il s’agit de l’instance de dialogue social au niveau interrégional.

Tous les personnels votent encore pour les CTI. L’ensemble des personnels pénitentiaires (personnels de surveillance, Lieutenant, DSP , personnels en DISP, Pôles PCS ou ACP) et personnels en SPIP votent pour ce scrutin. 

Compte tenu de la faible proportion de personnels en SPIP sur la masse des personnels en établissement hors SPIP, les points traités en CTI relèvent malheureusement peu souvent des conditions d’exercice en SPIP.

Toutefois, les votes pour les CTI conditionnent les CT locaux ou départementaux au sein des SPIP. Ainsi, voter pour le CTI revient à voter pour la représentation au niveau local. Les CT locaux ayant un impact immédiat sur l’organisation du service locale ou départementale, ce scrutin est donc très important.

4. Le CHSCTM (Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail Ministériel)

Tous les personnels en SPIP votent également pour cette instance.

Qu’est ce que signifie Ministériel ? Cela signifie que cette instance regroupe les trois directions du Ministère de la Justice : les Services Judiciaires, la PJJ et la DAP. Y sont étudiées toutes les questions relatives à la souffrance au travail, l’hygiène, la sécurité et le respect des droits élémentaires des agents. Il ne s’agit pas que d’un état des lieux et d’un règlement des problématiques. Le CHSCTM comprend de multiples groupes de travail qui visent à impulser une réelle politique de prévention des risques psycho sociaux au sein des services. La menace de disparition des CHSCTM dont les compétences seraient fusionnées avec le CTM serait donc fortement préjudiciable aux agents.

5. Le CTM (Comité Technique Ministériel) : Il s’agit de l’instance de dialogue social au niveau ministériel (donc regroupant les trois branches). Les listes sont donc composées de représentants syndicaux de chaque branche. Tous les textes statutaires doivent être validés en CTM, aussi bien les réformes que les textes qui touchent au statut des fonctionnaires (création de statut de psychologue par exemple ou PPCR ou RIFSEEP).

Au delà du fait qu’il s’agit de l’instance ministérielle, ce scrutin emporte d’autres conséquences, importantes pour l’exercice syndical. Le nombre de voix au CTM définit pour chaque organisation syndicale les moyens syndicaux qui seront les siens jusqu’aux prochaines élections (moyens financiers puisque l’Administration dote les organisations de moyens mais surtout de décharges d’activité de service, indispensables à l’exercice syndical afin de pouvoir se rendre à la rencontre des collègues, les accompagner dans leur activité syndicale ou lorsqu’ils rencontrent des difficultés, rédiger des écrits, répondre aux attentes des agents par mail ou téléphone, étudier les textes afin de protéger et informer les agents sur de nouvelles méthodes de travail que voudrait imposer l’Administration…).

Pourquoi et comment faire pour voter ?

Pourquoi voter ? Voter, c’est décider quelle organisation syndicale représentera vos intérêts dans les différentes instances. Ne pas voter revient à prendre le risque d’être représenté au sein des différentes instances par des organisations qui ne luttent pas pour la défense de vos intérêts ou de la vision de votre métier et des missions que vous exercez au quotidien.

Comment voter ? Chaque agent reçoit un « kit de vote », c’est à dire un matériel lui permettant de voter et les professions de foi de chaque organisation syndicale pour chaque scrutin.

Les personnels des SPIP votent tous par correspondance. Il n’y a donc pas de bureau de vote avec isoloir au sein des SPIP, peu importe leur taille.

En pratique : Le système de vote peut apparaître rebutant pour certains même s’il est finalement simple. Chacun des 5 scrutins est de couleur différente. Chaque agent reçoit donc des bulletins de vote et enveloppe de 5 couleurs différentes. Il faut glisser le bulletin de vote dans une petite enveloppe (les enveloppes sont assimilables aux poupées russes) anonyme. Il faut ensuite glisser cette petite enveloppe dans une enveloppe moyenne où il faut indiquer son nom et la signer (ne pas oublier de signer sous peine de nullité du vote). Cette enveloppe attestant de l’identité de l’électeur est alors glissée dans la plus grande enveloppe qui est l’enveloppe classique d’acheminement du courrier.

 lien « kit votant pour les nuls » 

 

Documentaire de Stéphane Mercurio : Toutes les projections

La CGT insertion probation soutient ce film. LE SITE DU FILM 

La CGT insertion probation est  l’union nationale de syndicats CGT, représentatifs des personnels des services pénitentiaires d’insertion et de probation (SPIP). Ces services assurent l’accompagnement socio-éducatif vers la réinsertion des personnes détenues et de celles condamnées à des peines de probation ou bénéficiant d’aménagements de peine. La CGT insertion probation se bat pour de meilleures conditions de travail et de meilleures conditions pour les personnes prises en charge mais également pour un service public de qualité et une autre politique pénale faisant de la prison l’exception.

« Après l’ombre est un documentaire magnifique dans lequel Stéphane Mercurio a su nous faire partager une aventure humaine où la confiance, les mots, l’émotion, la création, le collectif permettent un autre regard sur la prison et sur le vécu des personnes qui en font l’expérience. La force de ce film est ainsi de pouvoir mettre des mots sur l’enfermement, non pas de l’intérieur mais en dehors des murs, sur les planches, à travers des parcours de vie qui se livrent avec une vérité touchante. Ce film d’utilité publique contribue à une réflexion qui s’impose aujourd’hui sur l’enfermement, sur la peine et sur les réalités du monde pénitentiaire qui empêchent les expressions aussi bien des personnes détenues que des personnels ».

 

TOUTE L’ACTUALITE DES PROJECTIONS ET SUR LA SORTIE DVD : https://apreslombre.com/2017/12/15/programmation-2/

L E   N O U V E A U   D O C U M E N T A I R E   D E

S T É P H A N E   M E R C U R I O

RÉALISATRICE DE MOURIR ? PLUTÔT CREVER, À LOMBRE DE LA RÉPUBLIQUE, À CÔTÉ

D É C O U V R E Z   L A   B A N D E   A N N O N C E  !

Pour sa nouvelle création, le metteur en scène Didier Ruiz, invite d’anciens détenus à parler
et à sortir d’un silence trop souvent douloureux.
Raconter la prison, la façon dont elle grave dans les chairs
des marques indélébiles et invisibles.
Mais le film parle aussi d’un voyage, celui qui va permettre
à cette parole inconcevable de jaillir de lombre
pour traverser les murs.

« Une longue peine, comment ça se raconte ?
C’est étrange ce mot qui signifie punition et chagrin en même temps. » Didier Ruiz

 

 

Communiqué de Presse – Politique pénale Visite d’Emmanuel Macron à l’école de l’administration pénitentiaire d’Agen : des annonces cache-misère à l’horizon !

                                                                                      A Montreuil, le 6 Mars 2018

A l’heure où le président de la République vient visiter l’Ecole Nationale de l’Administration Pénitentiaire (ENAP) à Agen accompagné de la ministre de la justice mardi 6 mars 2018, la CGT insertion probation dénonce vivement les conditions de travail des personnels des services pénitentiaires d’insertion et de probation, une réalité bien éloignée d’un service public digne de ce nom.

Loin des 40 personnes prises en charge par agent promises par le Président pendant sa campagne, la réalité est plus douloureuse : un conseiller d’insertion et de probation peut ainsi se retrouver avec plus de 130 personnes à suivre !!!

Ces charges de travail que subissent l’ensemble des personnels qu’ils soient administratifs, travailleurs sociaux ou surveillants chargés du placement sous surveillance électronique sont ingérables et rendent très difficile l’accompagnement socio-éducatif de qualité.

Pour consulter la version imprimable, cliquez sur le lien suivant: communiqué Emmanuel Marcon politique pénale

Aujourd’hui, le recours à d’éventuels agents non titulaires confirme la précarisation de nos métiers, la déqualification par des recrutements de CDD sans formation initiale et la décrédibilisation de l’ENAP, puisque les contractuels ne sont pas formés à l’école…

Le seul résultat… : une précarisation du suivi des personnes condamnées !!!

La venue du président se fait également dans un contexte de mobilisation du corps des conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation : en effet, ces personnels sont venus en masse à Paris le 1/02/21018 demander l’application de la réforme statutaire obtenue après 6 mois de mobilisation des SPIP en 2016, réforme actant l’accès à la catégorie A et qui devait s’appliquer à compter du 1er février 2018 !

Encore inappliquée à ce jour, les travailleurs sociaux attendent toujours une réponse du gouvernement quant à l’application réelle de ces engagements qui avaient pourtant été validés par le Président Hollande !! Ces engagements ont été pris en reconnaissance des compétences réelles et bien existantes de ces professionnels.

Les personnels attendent que la plus haute autorité de l’État accorde enfin une véritable attention et de véritables moyens aux services en charge de l’insertion et de la réinsertion des personnes délinquantes et qu’elle tienne les engagements pris par son prédécesseur pour cette réforme statutaire.

Emmanuel Macron présentera cet après-midi un projet de réforme pénale dont les contours ont été tracés par les « chantiers justice ». Celui-ci augure davantage d’une politique cache misère et en trompe l’œil qu’un véritable projet ambitieux faisant de la prison d’exception et la réinsertion le véritable objectif !

Budget ENAP 2018 : Comment faire plus avec moins !

31 511 265 € sont accordés à l’ENAP pour 2018. Soit 2 % d’augmentation. Certes… Mais comme pour le budget DAP, personne n’en verra la couleur car il faut bien augmenter un budget pour former les collègues recrutés lorsque des missions nouvelles apparaissent, que des établissements ouvrent ou que des travaux sont prévus

Budget ENAP Faire toujours plus avec moins !

Comme d’habitude, 99,33 % des crédits sont donnés par a DAP au travers de la subvention pour charge de service public. L’intérêt d’une école en établissement public se pose de plus en plus.

Concrètement, les sommes allouées ne sont pas les plus intéressantes dans un budget d’une école. Ce qui compte, c’est le Nombre de Journée Elèves (NJE). Le NJE correspond à une journée de présence d’un élève sur le campus. C’est sur cette base que sont calculées les principales lignes de dépenses de l’école (hébergement, restauration, déplacements). L’ENAP en prévoit 232 302 pour 2018.

En rapportant le NJE à la subvention ministérielle, on s’aperçoit que le budget est en nette baisse sur quatre années. En 2014, un NJE valait un ratio de 173,84 € par rapport à la dotation 2014. Ce NJE ne vaudra plus que 135,64 € en 2018, soit une baisse de 22,06 % !!!
Rappelons enfin que rien n’est sûr en terme de NJE, car en 2017, sur 3 promotions de 900 élèves surveillants prévus soient 2700, seuls 2200 ont été formés (soit – 500 non présents ou étant partis pour d’autres raisons personnelles ou professionnelles).
Le nombre d’emplois à l’école sera le même qu’en 2017, soit 243, ce qui est notoirement insuffisant pour former convenablement les collègues. Ceux-ci seront à nouveau entassés en amphithéâtre.
Les projets 2018 :
– Extension du stand de tir : 4,7 M€ (concours d’architectes et d’entreprises en 2018 -Ouverture prévue en 2020) ;
– Clôture périmétrique : 744 000 € (fin des travaux en janvier 2018. Les portes d’accès sont déjà posées, reste la clôture de 2,50 M de haut à poser) ;
– Extension de la salle de musculation : 221 300 € (livraison janvier 2018) ;
– Poste de contrôle intérieur : 181 700 € ;
– Offre WIFI gratuite sur tout le campus en 2018. Pour le coût, une très bonne chose (600 000 € d’installation + 200 000 € pour la WIFI) ;
– L’Agence Publique pour l’Immobilier de la Justice (APIJ) est venue sur AGEN. Il semble que la dynamique pour un bâtiment d’hébergement supplémentaire soit sur les rails. Mais aucun délai ne nous est donné.

L’école est une urgence est absolue !!! 2018 sera une nouvelle année difficile.
La CGT Pénitentiaire appelle la Ministre à faire de l’école, l’une de ses grandes priorités de la loi de programmation à venir. Elle doit attribuer les crédits nécessaires pour faire face aux enjeux considérables que représentent les missions de service public pénitentiaire et leurs évolutions. Et ainsi, l’enjeu que représentent la qualité d’accueil, d’hébergement et d’enseignement pour y répondre !

Montreuil, le 30 novembre 2017

ÇA VOUS REGARDE Prisons : la honte de la République ?

Emission sur LCP Diffusée le 07/11/2017

http://www.lcp.fr/emissions/ca-vous-regarde/284507-ca-vous-regarde

Une vingtaine de prisons ont été contrôlées simultanément et de manière inopinée lundi par des députés de tous bords politiques sur tout le territoire, a annoncé à l’AFP la présidente de la commission des Lois Yaël Braun-Pivet (LREM) à l’origine de cette initiative inédite.
Ces députés, ont exercer leur droit de se rendre dans des centres pénitentiaires et des maisons d’arrêt, depuis Douai (Nord) jusqu’à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), ainsi qu’à Saint-Denis de La Réunion, Fresnes (Val-de-Marne), Marseille-les-Baumettes ou Bordeaux-Gradignan font ainsi partie des établissements visités.
La France « est trop souvent montrée du doigt » du fait de « la misère, de la promiscuité et de la dureté de la vie carcérale » a expliqué la Presidente de la commision des Lois.
Mercredi, les députés débattront de ce qu’ils auront constaté sur place en commission L’objectif est egalement de nourrir « les chantiers de la justice », initiés par la ministre Nicole Belloubet.
Comment lutter contre la surpopulation carcérale?
Créer une agence des travaux d’intérêt général est ce une bonne idée ?
Doit-on construire plus de prisons?

Les invités d´Arnaud Ardoin en débattent ce soir en direct de 19h30 à 20h30 dans « Ca vous regarde » sur LCP.

Raphael Gauvain, Député En Marche de Saône et Loire, ancien avocat, rapporteur de la loi anti-terroriste pour l’Assemblée Nationale, Membre de la commission des lois.

Philippe Gosselin, Député LR de la Manche, Vice-président de la commission des lois

Myriam Joël, docteure en sociologie, auteur de « la Sexualité en prison de femmes » (éd. Les Presses de Sciences-Po)

Delphine Colin, secrétaire nationale de la CGT insertion et probation

Situation intolérable des CPIP contractuelles du CD de BAPAUME : Service Précaire d’Insertion et de Probation

Les CPIP contractuelles du centre de détention de BAPAUME vivent une situation intolérable.

Deux professionnelles, dont la valeur et l’apport sont reconnus par l’ensemble de leurs collègues, subissent aujourd’hui la pression d’un silence assourdissant quant au renouvellement de leur contrat. Il est primordial de rappeler qu’elles avaient déjà été soumises à ces angoisses intenables deux mois auparavant pour aboutir à un renouvellement de deux mois avec des promesses quant à la non réitération de cette situation.

Il est également utile de rappeler que cette situation intervient à une période de l’année qui n’est pas anodine puisque l’arrêt de leur contrat interviendrait le 30 novembre peu de temps avant les fêtes de fin d’année ce qui rajoute une pression considérable à l’idée de ne pas pouvoir disposer d’un salaire à cette période de l’année.

C’est aujourd’hui toute une antenne qui est prise en otage de cette situation.

Tract Bapaume SPIP en danger

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Déclaration liminaire au CT du 06 avril 2017 Le SPIP 47 en quête de confiance.

Léonard de Vinci disait, «l’expérience prouve que celui qui n’a jamais confiance en personne ne sera jamais déçu».

Ci joint la version imprimable du document déclaration liminaire CT SPIP 47 06.04.2017

Monsieur le Directeur, nous vous rappelons que nous sommes des travailleurs sociaux et qu’en tant que tel l’échange et la communication sont au cœur de notre travail. Le centre de nos missions induit une relation de confiance avec notre hiérarchie. Or, aujourd’hui, les CPIP ressentent un véritable climat de défiance généré depuis quelques temps. Il a été suspecté un échange d’information orientée et mal intentionné, un mauvais positionnement professionnel sans fondement….

Les CPIP souffrent de cette présomption de culpabilité qui plane au quotidien. En effet, nous attendons d’une hiérarchie qu’elle nous soutienne, qu’elle encourage nos échanges et les enrichisse, qu’elle prévienne au quotidien les risques psychosociaux des agents.

Monsieur le directeur, ne craignez pas d’être trompé. C’est à la direction de sécuriser les agents, et non aux agents de sécuriser la hiérarchie.

 

Pour conclure, est- il possible d’espérer moins de défiance et plus de confiance?

 

CGT Travailleurs SPIP 47

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