Articles de la catégorie: Communiqué local

SPIP de Blois : un management clivant!

Une réunion intersyndicale s’est tenue au SPIP de Blois le lundi 10 septembre 2018 à l’initiative de la CGT SPIP Centre Val de Loire et de la section locale du SNEPAP FSU.

Tract intersyndical du 41

10 CPIP sur 13 étaient présents (2 empêchés et 1 absent du service) ainsi qu’1 agent administratif.

Cette réunion dresse un constat accablant des pratiques managériales de notre hiérarchie.

Pour rappel, le service traverse une crise profonde.

Rentrée 2017 : Audit de la DI, accompagné d’un RETEX pour tenter de solutionner une situation qui se gangrenait depuis plusieurs mois ! Constitution d’un COPIL à la demande de la DI qui a assisté à la première réunion…puis plus rien !

Aujourd’hui, en dépit des efforts produits par chaque agent, force est de constater que la situation n’a pas évolué vers d’avantage de sérénité !

En effet, par ses actions, la direction du SPIP 41 génère un climat que l’unanimité des CPIP présents ce jour, qualifie d’anxiogène et d’irrespectueux.

Une rupture de la communication

  • raréfaction des réunions plénières au profit de réunions de « secteur » (MF/MO), y compris la réunion de rentrée annulée la veille pour le lendemain sans aucune explication, alors même que certaines questions concernent l’ensemble de l’équipe.
  • informations contradictoires données par la direction selon les réunions et des interprétations très personnelles des propos tenus par les agents.

Une insécurité croissante pour les agents

  • choix « arbitraire » de respecter ou non le référentiel du service, la charte des temps…
  • absence d’anticipation quant à l’organisation de la rentrée pour l’arrivée de nouveaux agents dont un stagiaire.
  • décisions en l’absence d’agents concernés, sans même que ceux-ci aient été consultés en amont (gestion des PSE , planning des POP décidés en équipe restreinte, permanences diverses…) !

Ainsi, malgré la demande de la tenue d’un nouveau COPIL préalable aux « fiche de vœux », la direction a estimé qu’il n’y avait pas d’urgence et qu’un COPIL se tiendrait le 13/09 !!!

Dans ces conditions, le COPIL constitue une mascarade et ne peut avoir lieu le 13.09.

Raison pour laquelle, nous paraît indispensable:

  • la tenue d’une réunion plénière en lieu et place du COPIL fixé le 13/09 qui définira le cadre d’intervention du COPIL (rôle, calendrier des séances…)
  • la tenue du COPIL en présence d’un représentant de la DI.

Le SPIP 41 est lassé d’un management qui favorise les clivages

entre les agents et accroît les tensions au sein du service.

CGT SPIP 40 : Recette d’une antenne mixte : la mixité pour les nuls

Prendre une antenne avec deux pôles et une seule résidence administrative.

recette d’une antenne mixte la mixité pour les nuls

Incorporer une dose de mixité par la mise en place de réunions d’antenne (4 en 4 ans)

Laisser reposer de longues années.

Ajouter un soupçon de mixité en créant un groupe de travail sur la dite mixité , groupe dont on peut douter que vous suivrez les préconisations.

Mélanger très, très lentement.

Arroser le tout d’une réorganisation imposée pour le bien de l’antenne milieu fermée afin de masquer le véritable problème de l’antenne mixte.

Ajouter une parenthèse de bonne humeur par la mise en place d’une journée de cohésion aussi plaisante soit elle afin de se donner bonne conscience.

Avant même d’envisager une journée de cohésion, Madame la DFSPIP, nous aspirons à un peu plus de respect de votre part au quotidien.

Larder l’appareil en refusant la médiation proposée par le Président du CHSCT.

Telle est votre définition, Madame la DFSPIP, de la mixité de l’absence de mixité sur le SPIP des Landes.

Notre organisation syndicale continuera de dénoncer ce mode de gestion autoritaire et inéquitable pour les agents.

Mont de Marsan le 19/10/2018

DANS LES SPIP DE LA DISP PARIS PRIME A LA CASSE… DES PERSONNELS

En Ile de France, l’année se poursuit avec des services exsangues,

des agents surexploités dans l’indifférence la plus totale.

Oct 18 – Tract DI Paris – RH

Malgré des alertes répétées au fil des ans sur l’état des RH dans les services de l’île de France, la situation ne fait qu’empirer.  Rien que pour la CAP des sortants d’école 2018, ce sont 24 postes qui n’ont pas été pourvus sur la DISP de PARIS dont la plupart dans les milieux fermés.  Il faut ajouter à cela les détachements, mises à disposition, postes non ouverts et arrêts maladies.

Or, malgré ce manque cruel de personnel, plusieurs antennes ont près de la moitié de leurs effectifs vacants, et que le constat est partagé par tous, l’AP annonce qu’elle veut couper les crédits de recrutement des contractuels, seule source actuelle de renfort dans tous les services !

 

La CGT IP exige le maintien des effectifs à niveau constant par le recrutement de contractuels  afin d’assurer la continuité du service et de protéger les agents

 

Les principales victimes de cette situation sont de jeunes collègues, tous corps confondus, qui découvrent durement la réalité du terrain. Laissés pour compte dans des établissements délabrés, confrontés à des publics spécifiques qui multiplient les problématiques, ils voient leur charge de travail exploser dans l’indifférence générale.

De plus, cette décision n’offre aucune perspective positive d’évolution aux collègues présents sur ces antennes. Si l’administration souhaitait écœurer ses nouvelles forces vives elle ne s’y prendrait pas autrement !

La CGT Insertion probation exige un état des lieux dans tous les services SPIP de la DI  de Paris :

  • besoins en personnels insertion probation (en comptabilisant les heures écrétées, les contrats de vacataires…),
  • besoins en personnels administratifs (idem)
  • installation matérielle : locaux, informatique

 

Dans l’attente, il devient urgent de PRIORISER les taches de personnels qui ne peuvent pas couvrir la somme de travail à accomplir : suspension des CPU/ réunions, présentation des dossiers en CAP par les cadres….erte

 

NOUS DÉNONÇONS LA MISE EN DANGER DES AGENTS DANS UN CONTEXTE D’USURE , DE FATIGUE, ET DE NON- CONSIDÉRATION DU SOUS EFFECTIF PATENT DES SERVICES

 

Agents en SPIP Île de France, La CGT Insertion Probation  vient à votre rencontre :

le 18/10 :   HMI à Paris

le 24/10  :  HMI à Fleury

le 9/11 :     HMI à Melun

le 12/11 :   HMI à Bois d’Arcy et Versailles

le 13/11 :   HMI à Fresnes et Créteil

le 19/11 :   HMI à Courcouronnes

 le 20/11 :  HMI à Villepinte et St Denis

Lettre ouverte au DI de la DISP Sud Ouest

Le 2 octobre 2018

La CGT insertion probation de la DISP Sud Ouest

à

Monsieur Alain POMPIGNE

Directeur interrégional de la DISP Sud-Ouest

La CGT Insertion et Probation tient à vous faire remonter une difficulté récurrente sur la DISP Sud-Ouest, celle de la délivrance des bulletins de paye en version papier.

TRACT 2018 DISP SO

A ce jour, la grande majorité des agents n’a en sa possession que le bulletin de paye du mois de mars 2018, soit 7 mois de retard. Ce délai n’a fait que s’allonger, puisqu’il était en moyenne de trois mois.

Vous n’êtes pas sans savoir que l’année 2019 va apporter son lot de nouveautés dont le prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu à compter du 1er janvier, la poursuite de PPCR et pour le corps des CPIP le passage à la catégorie A le 1er février.

Sans ce précieux sésame qu’est le bulletin de paye, il va être difficile de vérifier l’exactitude des prélèvements effectuée par l’administration fiscale et la mise en place de la réforme pour le corps des CPIP.

Par un courriel en date du 30 août 2018 adressé à l’ensemble des agents du ministère de la Justice, la Direction Générale des Finances Publiques indique, qu’à compter du bulletin de paye d’octobre 2018, une information personnalisée sera communiquée à chaque agent avec le taux de prélèvement à la source appliquée.

Là non plus, il ne sera pas possible de bénéficier de cette information si le délai de 7 mois

de retard se poursuit ou alors les agents de votre interrégion auront l’information une fois le prélèvement déjà mis en place.

La CGT Insertion Probation, le 3 juillet 2018, a alerté l’Administration Pénitentiaire lors d’une rencontre avec Mme Mirau, sous-directrice à la DAP chargé des Ressources Humaines et des Relations Sociales sur une anomalie lors de la mise en place de l’indemnité compensatrice de CSG. Cette dernière varie d’un agent à un autre même même lorsqu’ils partagent le même échelon et la même ancienneté.

Avec le retard dans la distribution des bulletins de paye, les agents ne peuvent vérifier comment est calculée cette indemnité compensatrice de CSG.

Enfin, ce qui ne manque pas de nous étonner, c’est la délivrance possible de duplicatades bulletins de paye par courriel aux agents qui en font la demande pour cause de mutation, par exemple.

Si c’est une question RH sur la DISP, nous espérons que des mesures soient prises en terme de recrutement, comme l’a fait l’Administration Centrale pour résorber son propre retard sur la gestion des RH et exigeons que cette situation soit réglée dans les plus brefs délais.

Ce courrier sera rendu public.

Pour la CGT Insertion Probation

Damien Goursaud

Christian Gaumont

Coordinateurs régionaux

Cessation de paiement des frais de déplacement au SPIP 24: bientôt la mise en oeuvre du télétravail?

Neuvic, le 21/09/2018

Cessation de paiement des frais de déplacement au SPIP 24:

bientôt la mise en oeuvre du télétravail?

Monsieur le Directeur interrégional,

Il y a déjà trois mois les organisations syndicales de Dordogne vous adressaient une lettre faisant état des inquiétudes des agents concernant la gestion de ce département par la hiérarchie locale (absence d’orientations générales prises, défaillances dans l’anticipation et la mise en place de solutions face aux carences en personnels rencontrées, problèmes de communication au sein du SPIP de Dordogne, avec un respect trés approximatif du dialogue social).

lettre ouverte CGT SPIP24 – le 21 septembre 2018

Nous déplorons que nos sollicitations n’aient à ce jour reçu aucune réponse de votre part.

Si certaines difficultés se sont résolues d’elles même avec l’arrivée d’agents mutés en septembre ou paraissent avoir trouvé un certain écho auprès de notre hiérarchie, d’autres perdurent voire ont empiré, du fait notamment de l’absence prolongée de certains personnels durant les derniers mois.

L’exemple des frais de déplacement en est la malheureuse illustration au SPIP 24.

En effet depuis la fin du mois d’avril 2018, les frais occasionnés par les déplacements des agents de Dordogne n’ont pas été traités, en raison de l’absence prolongée de personnel administratif sur le poste des ressources humaines du SPIP et les dossiers s’empilent au siège de Périgueux.

Hormis les dossiers de deux agents, que notre hiérarchie a accepté, face à notre insistance, de transmettre à vos services fin juillet « à titre exceptionnel » au regard des montants engagés (environ 1700e de frais chacun en attente depuis mai 2018..), aucun agent n’a perçu de remboursement de ses frais depuis plus de quatre mois et demi.

Le décret du 03/07/2006 est pourtant clair:

« Lorsque l’agent se déplace pour les besoins du service hors de sa résidence administrative et hors de sa résidence familiale à l’occasion d’une mission il peut prétendre :

– à la prise en charge de ses frais de transport sur production des justificatifs de paiement auprès du seul ordonnateur ;

– et à des indemnités de mission qui ouvrent droit, cumulativement ou séparément, selon les cas, au : 1° Remboursement forfaitaire des frais supplémentaires de repas ; 2° Remboursement forfaitaire des frais d’hébergement ».

Même si aucun délai de traitement des frais n’est précisé par le texte, nous pensions que dans l’esprit du legislateur celui ci devait être raisonnable.

Or, sous pretexte qu’un personnel est absent, de nombreux agents sont actuellement en attente de remboursement de sommes de plus en plus importantes (plusieurs centaines d’euros pour certains), qui obèrent forcément leurs finances, et renoncent parfois même à transmettre certains frais plus modestes, de guerre lasse face aux retards de traitement.

Avec l’arrivée d’un personnel administratif au siège du SPIP le 03/09/2018, les dossiers des agents du SPIP de Dordogne devraient parvenir à la DI trés prochainement.

Nous vous demandons, monsieur le directeur, d’apporter une attention particulière à la régularisation de ces dossiers « en souffrance », afin que les services concernés puissent procéder en urgence au paiement de ces sommes dues depuis plusieurs mois.

Nous souhaiterions également que des procédures exceptionnelles de transmission directe à la DI des dossiers de frais de déplacement des agents soient envisagées à l’avenir, dans de telles circonstances, afin que cette situation ne se reproduise pas dans d’autres départements.

A défaut, peut être serons nous confrontés bientôt à une pénurie de personnels dans nos services, les agents ne pouvant plus assumer la charge financière de leurs déplacements jusqu’à leur lieu de travail et nous serions alors contraints de réfléchir à l’application dans nos services du décret du 11/02/2016 sur les conditions et modalités de mise en oeuvre du télétravail dans la fonction publique..

Mais nous n’en sommes pas encore là!

Le bureau local de la CGT insertion et probation, collectif de la Dordogne.

SPIP 40 : un mercato opaque !

Madame la Directrice, le 2 juillet 2018, vous nous avez envoyé un mail initiant les mouvements sur l’antenne mixte de Mont de Marsan. Vous avez alors demandé, alors, aux agents de faire remonter jusqu’au 18 juillet leur souhait de mobilité interne.

SPIP 40 un mercato opaque

Quid de la transmission de l’information aux agents déjà partis en congé ou étant non

présent sur le service ces derniers mois ?

Vous nous avez alors donné les critères permettant d’arrêter votre choix : l’ancienneté, les RPS signalés et l’appréciation de la Direction.

Ces critères, que nous attendions depuis bien longtemps nous laissent un goût amer par leur manque d’objectivité et leur opacité au moins pour deux d’entre eux.

Entre le 18 juillet et le 10 août, date annoncée de votre réponse, aucun entretien n’a été proposé aux agents désireux d’effectuer une mutation interne. Pourtant, leur nombre représente la quasi-totalité de l’antenne, ce qui aurait dû vous alerter…

L’an dernier, vous nous avez indiqué ne pas avoir réalisé d’entretiens individuels avant votre prise de décision en raison d’un problème de RH au niveau de la Direction (- 2 de postes). Il nous semble pourtant que cette année, l’antenne étant bien pourvue , vous auriez pu, dû, prendre le temps de recevoir ces agents désireux de changer d’antenne et les entendre dans leurs difficultés et doléances.

Peut être ce souhait de considération de votre part était trop demandé? Il ne s’agissait là que de satisfaire un besoin de vos agents.

Le 10 août, le mail annonçant les mouvements est tombé. Si nous nous réjouissons, à titre personnel, du départ de l’agent concerné, nous nous interrogeons sur vos justifications, le critère prévalant cette année étant celui des RPS Signalés, certes mais par qui ?

Qui est garant de cette évaluation ? Ne peut-il pas y avoir des agents non signalés qui souffrent tout autant au travail ? Doit-on entendre par là qu’un agent nouvellement arrivé sur le service pourrait intégrer le Milieu Ouvert grâce à un signalement de la psychologue du personnel ou du médecin de prévention alors même que d’autres agents beaucoup plus anciens le demandent depuis longtemps ? Quid en présence de signalements pour plusieurs agents ?

Nous passerons rapidement sur ce mail primordial pour le déroulé de carrière des agents, mail arrivé un 10 août alors que 2/3 de l’équipe Milieu Fermé est en congé. Pensez vous qu’il soit confortable d’apprendre au retour des congés le 3/09 que notre demande de mutation interne ait été refusée ou que l’on doive intégrer l’autre antenne sous une semaine ?

Quelle considération pour l’agent qui n’aura pas eu la possibilité d’anticiper son départ ?

La question reste en suspend .

L’entrevue informelle du 20 Août 2018 devait permettre de justifier votre choix. Elle n’a malheureusement pas permis de répondre à nos interrogations car, après un rapide tour du service, les raisons justifiant votre choix ont varié selon les agents.

Et que dire de notre cadre de proximité qui , face à notre incompréhension et notre détresse, nous renvoie vers la DFSPIP sans même prendre le temps de discuter sur l’état actuel de ses agents.

Voilà 4 ans que cela dure et rien ne change.

Il est grand temps d’avoir une approche globale du service plutôt que de privilégier individuellement des agents sur des critères pour le moins opaques, d’autant que la quasi totalité de l’équipe souffre ; en témoignent les demandes de mouvements.

Nous continuerons à dénoncer ce type d’agissements, tel est notre rôle.

Le 03/09/2018

SPIP de l’OISE : Précarisation à tous les étages!

A partir d’octobre 2018, le SPIP de l’Oise comptera normalement 13 contractuels.

  • 4 Personnels Administratifs
  • 4 CPIP
  • 1 Psychologue
  • 1 coordinateur d’activité culturel
  • 2 DPIP

A cela s’ajoute une pincée de contrats d’insertion.

Précarité Oise

Si ces renforts sont les bienvenus dans un département sinistré en terme de RH sur de nombreuses antennes, le recours à des emplois précaires pour des postes qui ne sont pas liés à une activité saisonnière ou temporaire n’est pour la CGT pas acceptable.

Cette situation est à mettre en parallèle avec la volonté nationale portée par le Président Macron d’un recours accru au contrat dans la Fonction publique.

Le dernier rapport annuel de la Fonction Publique confirme une progression de la part des non titulaires parmi les agents publics : un personnel sur cinq est aujourd’hui contractuel, soit près d’un million de personnes. Dans les SPIP, ces agents arrivent souvent sans être formés sur le poste occupé.

Pour la CGT SPIP 60/02, cette situation n’est bonne ni pour les personnels contractuels,dont les conditions de recrutement, d’emploi et de rémunération sont souvent défavorables, ni pour le service public. Cela génère de plus une iniquité entre agents.

La CGT SPIP 60/02 tient à rappeler que pour mettre fin à ce recours à la précarité dans les SPIP et plus largement dans la Fonction publique, il est nécessaire de mener une politique ambitieuse de recrutement de personnels titulaires assortie de dispositions plus contraignantes, pour les employeurs publics, permettant de ne pas reconstituer de nouveaux viviers de personnels contractuels et vacataires.

Les élus CGT au CTS de l’OISE

Le 30/08/2018

Sortants de prison : Le 115 ne répond plus !

SPIP Calvados

Tract 115 02 08 18(1)

A l’appel des syndicats Sud et CGT , les personnels du 115 de l’AAJB font grève aujourd’hui
pour dénoncer les nouvelles contraintes imposées par la DDCS.
Concrètement, depuis plusieurs mois, les restrictions pour l’attribution de nuitées d’hôtel aux
personnes sans enfants se sont multipliées. Les personnels du SPIP ont ainsi de plus en plus de mal
à trouver de solutions de mise à l’abri pour les sortants de prison qui n’ont pas de solution
d’hébergement, ce malgré les directives nationales à ce sujet.
Dernièrement, la DDCS, donc la Préfecture, a mis fin brutalement à toute prise en charge en
hôtel des personnes sans enfant (hormis celles justifiant d’une situation médicale extrêmement
grave). Les personnels du 115 ont huit jours pour faire savoir aux personnes mises à l’abri à l’hôtel
qu’elles doivent quitter les lieux.
Rappelons que les mises à l’abri à l’hôtel ne satisfont personne et ne sont qu’une manière de
répondre aux longues listes d’attente des autres dispositifs d’hébergement d’urgence. Et de ce côté
là, rien n’a changé. Les dispositifs sont saturés. Pas de nuitée d’hôtel, ça veut dire la rue.
La Préfecture a beau jeu dans la presse de prétendre que ce sont des « rumeurs » pour confirmer
dans le même texte que c’est bien là leur décision. Elle a beau jeu de parler d’une prétendue
ouverture de 691 places d’urgence dans le département en additionnant des dispositifs qui n’ont rien
à voir pour sortir un chiffre qui n’a aucun sens. La réalité est qu’à ce jour un des deux seuls foyers
de mise à l’abri de Caen est toujours menacé de disparition pure et simple, La Charité.
La Préfecture applique sans vergogne les coupes budgétaires décidées par un gouvernement
qui se moque du sort des personnes à la rue. Les premiers de cordée se désintéressent de ce qui
se passe au fond du ravin ! Les publics les plus vulnérables en font les frais et les personnels de
terrain se retrouvent en première ligne.
Rappelons enfin que les circulaires interministérielles ‘relative à la prévention de l’errance à la
sortie des établissements pénitentiaires dans le cadre de la stratégie nationale de prise en charge
des personnes sans-abri ou mal logées’ et ‘relative à la coordination entre les services intégrés
d’accueil et d’orientation (SIAO) et les services pénitentiaires d’insertion et de probation (SPIP),
pour l’hébergement et l’accès au logement des personnes sortant de détention ou faisant l’objet
d’un placement à l’extérieur’ sont toujours en vigueur et ne permettent pas à la Préfecture de négliger ainsi les publics sous main de Justice.
La situation du logement, de l’hébergement et de la mise à l’abri n’a jamais été bonne dans ce
département concernant les publics sous main de Justice. La Préfecture est en train de réaliser
l’exploit d’empirer les choses pour des raisons budgétaires à courte vue. Il faut une vision politique
ambitieuse à la question de l’hébergement des personnes à la rue dans ce département.
Nous apportons tout notre soutien aux personnels en grève du 115-AAJB et de la Charité-Trait
d’Union.
Nous appelons notre Direction à reprendre au plus vite les discussions avec la DDCS et le SIAO
afin que nos publics soient pris en compte.
La CGT Insertion et Probation rappellera toujours que sans possibilités de se réinsérer, il n’y
a pas de prévention de la récidive possible.
Caen le 2 août 2018

Une agression de personnel …une de plus et surement pas la dernière …

A Nîmes, le 7 Août 2018

Le 5 Août 2018, un collègue surveillant de la Maison d’Arrêt de Nîmes a été victime d’un détenu réputé violent. Cette agression à l’arme blanche particulièrement violente n’est pas un fait isolé dans les établissements pénitentiaires Français et reflète les conditions dégradées dans lesquelles nous exerçons aujourd’hui nos missions.

tractsurveillantagresse

La Maison d’Arrêt de Nîmes est un établissement plus que surpeuplé depuis de nombreuses années,

à ce jour 394 détenus hébergés pour 180 places , la promiscuité et le manque de moyens participent inévitablement à la montée de la tension, au renforcement des troubles psy et à ce type de passage à l’acte

Cette situation est connue de tous, le Président de la République a évoqué en mars 2018, la surpopulation carcérale lors de sa visite à l’ENAP , et aujourd’hui où en sommes nous?

La visite de la Ministre, organisée en un temps record , témoigne également de sa connaissance de ces risques liés à la surpopulation et de l’engagement des personnels pénitentiaires à défendre leurs conditions de travail.

Nous adressons notre soutien au collègue victime de cette agression inacceptable et à l’ensemble des personnels de l’établissement. Nous lui souhaitons un prompt rétablissement ainsi que notre solidarité face à la douleur et au traumatisme que notre collègue a subi, alors qu’il ne faisait que “son travail”.

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