Réforme statutaire : dernière ligne droite

Vendredi 21 avril, s’est tenue l’ultime réunion concernant la réforme statutaire de la filière insertion probation. Désormais les principaux arbitrages sont rendus même si les conditions d’avancement pérennes (après 2020) restent encore en suspens.

Version imprimable communique 24 avril 2017

L’administration n’ayant pas finalisé les textes statutaires, le comité technique ministériel qui actera l’accès à la catégorie A pour les conseillers d’insertion et de probation a été reporté au vendredi 5 mai 2017. Nous ne connaîtrons l’écriture exacte de ces textes que 8 jours avant la tenue de ce CTM soit le jeudi 27 avril 2017. Ces textes seront au préalable soumis pour information au Comité Technique des SPIP prévu le mardi 2 mai 2017.

Hormis ce changement de calendrier de dernière minute dont nous commençons à réellement nous lasser l’administration nous a réservé une jolie surprise en voulant modifier l’article 1er du statut[1] qui détermine pas moins que les missions des CPIP.

Cette modification serait exigée par la DGAFP afin   que nos missions soient en adéquation avec la catégorie A !!! C’est assez surprenant lorsque l’on sait que la DGAFP, saisie depuis des mois de la réforme statutaire de la filière n’a jamais eu la moindre velléité de modifier la rédaction de cet article! D’autant plus surprenant que l’administration a prévu dans le même temps que le Référentiel des Pratiques Opérationnelles 1 (RPO) soit maintenu à l’ordre du jour du   CTSPIP du 2 mai !

Mais ne serait-ce pas plutôt la volonté d’une administration vexée de ne pas avoir mis en œuvre son RPO et ses outils d’évaluation qui profiterait du bon dos de la DGAFP ?

La CGT insertion probation avait vu juste dans la tentative de récupération de la mobilisation des CPIP par une direction projet qui pensait révolutionner les pratiques d’un coup de baguette !

Nous ne sommes pas dupes et si nous avions demandé le retrait du RPO inscrit à l’ordre du jour du CTSPIP, c’était justement pour éviter que la réforme statutaire ne soit un prétexte à une modification de nos missions et de nos méthodes d’intervention ! Il s’agissait d’un accès à la catégorie A à missions constantes et il est hors de question de faire machine arrière.

Après que l’administration ait confisqué le dialogue social au sein de ces négociations statutaires, dans l’intérêt des personnels et de leur mobilisation historique en 2016,  la CGT refusera que l’administration s’arroge le droit de dénaturer nos missions !

 

Montreuil, le 24/04/2017

[1]https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do;jsessionid=D616AFC5E65E32FCF6A39641D41FB51C.tpdila09v_1?idArticle=LEGIARTI000023308044&cidTexte=LEGITEXT000023307978&dateTexte=20170424