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Aisne et Maltraitance

Aisne et Maltraitance

Aisne et maltraitance
La question des risques psycho-sociaux est très en vogue dans les SPIP ces derniers mois. Un
groupe de travail s’est même formé à la DAP le 15/05/2018 pour aborder ce sujet souvent ignoré.
Evidemment, si la DAP en parle, le SPIP de l’Aisne, toujours à la pointe du progrès, se doit d’en
parler…
Les OS souhaitaient aborder ce point lors du CTS du 13/03/2018 au regard du mal-être grandissant
relatés par les agents. Le DFSPIP nous a indiqué que ce point ferait l’objet d’un CTS entier au mois
de juin 2018. Les OS ont donc, à l’unanimité, accepté de décaler cette question espérant une réelle
prise en considération des alarmes existantes.
Que nenni ! La psychologue du personnel souhaite envoyer un questionnaire aux agents pour
prendre la température sur les terrains ? Refus du DFSPIP !
Des soucis de management au sein de l’antenne de Soissons et Saint Quentin ? Le DFSPIP écoute,
nous indique qu’il se rendra sur site puis annule.
De nombreux agents se retrouvent en pleine détresse morale ; une souffrance au travail
complètement niée par notre hiérarchie.
Des alertes ont été faites en réunion de service. Les OS ont alerté le DFSPIP.
Pour quel résultat ? Aucun ! La mal-être, un temps atténué par l’amélioration très relative des
conditions de travail et de management, n’a fait que resurgir plus fort que jamais.
Que dire lorsqu’un agent dont la mutation sera actée en septembre 2018 se voit imposer par le
DFSPIP une réunion qui concerne son futur lieu d’affectation en juin 2018 ? Oui, il s’agit du même
département, mais non ce n’est pas normal ! Le SPIP d’origine est déjà affecté par 2 arrêts longues
maladie et il faudrait accepter ce type de décision arbitraire sans prendre en considération les
difficultés du terrain ? (et, remettre, par voie de conséquence, en question des congés d’agents
prévus de longue date)
Que dire lorsqu’on alerte par mail une DPIP d’un souci de permanence non reprise (initialement
assurée par un agent en arrêt depuis 2 mois) et que cette même DPIP prend à partie une agent le jour
même de la permanence en indiquant à plusieurs reprises « c’est bon pour une fois ». Est-ce aux
agents de se préoccuper individuellement et quotidiennement des soucis de management ?
Que dire lorsque, au vu du manque de réactivité de notre hiérarchie face à des arrêts longue
maladie, ce sont les agents qui font une revue de l’effectif de leur collègue, qui trient son courrier,
qui alertent sur les échéances, qui mettent la question à l’ordre du jour ?
Que dire lorsque la seule réponse d’une DPIP face aux demandes des agents de Saint Quentin est que
cette antenne n’est pas son lieu d’affectation et qu’elle vient faire ici du « bénévolat » uniquement ?
Que dire lorsque l’adjointe administrative de ST-QUENTIN est laissée seule la majeure partie du temps à gérer les problèmes techniques et d’intendances sur l’antenne ?
Que dire lorsqu’une DPIP traitent ses agents de « femelles d’en haut » auprès d’un de leur collègue
tout aussi choqué par cette expression ? (les bureaux des CPIP se situent au 1er étage)
Que dire lorsqu’un DFSPIP demande à une élève de lui faire le compte-rendu d’une réunion de
travail avant le 22/06/2018 et que 3 mails de relance sont envoyés avant le 13/06/2018 parce qu’il
n’a toujours pas reçu le document ?
La frontière est souvent mince entre l’ignorance et le mépris, entre l’indifférence et la
maltraitance…
Personne ne se plaint ? Donc tout va bien !
NON ! Tout ne va pas bien ! Il y a eu des alertes, il y a eu des questionnements en réunions, il y a eu
de l’agacement, de la colère puis le silence assourdissant qui précède le découragement.
Le dialogue social dans l’Aisne n’est qu’une parodie. Le discours est rôdé, les sourires de sortie,
l’oreille semble attentive mais les décisions sont déjà prises. L’inertie face aux difficultés
récurrentes des antennes apparaît coutumière et inéluctable.
Les équipes se résignent à travailler malgré tout… Malgré le mal-être, malgré la colère, malgré
l’amertume… Par pure conscience professionnelle… Mais jusqu’à quand ?
Subir au quotidien jusqu’à l’épuisement… Quelle belle perspective de
carrière !
A Soissons et Saint Quentin
Le 13/06/2018

SPIP 65 Quand la maltraitance devient une méthode de management !

Depuis plus d’un an les arrêts maladies se succèdent, symptôme de conditions de travail intenables et qui ont été relayées auprès de la hiérarchie à de nombreuses reprises, sans qu’aucune mesure ni aucun soutien ne soit proposé.
Il aura fallu que l’épuisement des collègues amène à une absence totale de CPIP pour que la Directrice fonctionnelle du SPIP (DFSPIP) se saisisse de la situation et trouve comme solution d’obliger des collègues du milieu ouvert de Tarbes à se rendre à Lannemezan (car il est bien connu qu’en milieu ouvert il n’y a pas de travail).Cette solution n’étant évidemment pas tenable sur le long terme , la hiérarchie locale s’est enfin décidée à faire appel à un agent contractuel qui a été recruté en juillet 2016.

Version imprimable tract CGT SPIP 65 Lannemezan
Actuellement il y a donc un CPIP titulaire et une assistante de service sociale contractuelle qui interviennent sur la Maison Centrale. Sachant que les personnels ont droit à des congés, et qu’ils en ont besoin, durant une bonne partie de l’été il n’y a eu qu’un seul agent.
Pour continuer d’améliorer la situation, l’établissement a dû participer à l’expérimentation des grilles d’évaluation de la radicalisation, aux réunions avec les binômes dit de « soutien »,continuer de préparer les commissions d’application des peines(CAP) , participer aux commissions pluridisciplinaires uniques(CPU) … et accessoirement! essayer de rencontrer les personnes détenues.

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