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réforme statutaire insertion probation info ou intox ?!

Montreuil, le 1er juin 2017

 

Il y a désormais un mois que l’ensemble des textes de la réforme statutaire pour les Conseillers Pénitentiaires d’Insertion et de Probation et les Directeurs Pénitentiaires d’Insertion et de Probation ont été validés en CT SPIP et en CTM. Quelques jours avant, la CGT avait transmis à l’ensemble de ses adhérents un document d’analyse permettant d’organiser en un temps record une consultation des personnels. A la sortie du CTM, la CGT a communiqué afin de donner les derniers éléments d’information notamment sur la définition des missions statutaires des CPIP. Dès la publication des textes, la CGT réactualisera ce document d’analyse et permettra à l’ensemble des personnels de comprendre le mécanisme et les enjeux de cette réforme statutaire.

Pour autant depuis quelques semaines, les divergences dans les communications syndicales peuvent légitimement inquiéter les personnels. C’est pourquoi, pour la CGT, il est temps de clarifier certaines informations et certaines analyses. Entre désinformation, intox, mensonges et manipulations, les personnels ont besoin d’informations claires.

Voici donc quelques vraies informations et quelques vrais mensonges ou rumeurs ; et parfois parce que les visuels sont plus parlants que de « long discours », la CGT vous transmet également une série d’infographies qui rendront plus compréhensibles les enjeux et les gains de la réforme statutaire.

Version imprimable info ou intox 01062017

Lien sur la série d’infographies

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Retrouver sur un espace dédié sur le site les communications et informations

sur la réforme statutaire CLIQUER ICI

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Réforme statutaire Insertion Probation « Une image vaut mille mots »

La CGT insertion probation met à la disposition des personnels des tableaux et graphiques qui permettent d’y voir clair sur les enjeux et réels gains indiciaires liés à la réforme statutaire actée au comité technique ministériel de la Justice le 5 mai 2017.

Ils complètent l’info ou intox (CLIQUER ICI) de la CGT et les analyses et argumentaires disponibles sur notre site (sur un espace dédié CLIQUER ICI) et permettent à chacune et chacun de visualiser son déroulé de carrière et de comparer avant réforme / post PPCR / post réforme de 2018 à 2020.

Version imprimable de la série d’infographies

En consultation sur le site il suffit de cliquer sur les images ci-dessous pour les visualiser

Sommaire

Reclassements Parcours Professionnel Carrière Rémunération / Réforme statutaire Pages 2 et 3

Comparatifs de grilles classe normale et Hors classe Page 4,5 et 6

Déroulés de carrière pour les principaux échelons avec une entrée dans l’échelon en 2015 / en 2016

  • échelons de classe normale Pages 7 à 21
  • échelons hors classe Pages 22 à 38

Avec 2 déroulés de carrière à plus long terme sur l’échelon 3 classe normale (page 12) et l’échelon 3 hors classe (page 28)

NB: Le traitement est obtenu en multipliant l’indice majoré par la valeur du point d’indice : 4,69 € depuis le 1er février 2017.

L’augmentation indiciaire entraîne par ailleurs une augmentation proportionnelle de l’Indemnité de Sujétions Spéciales (ISS) qui correspond à 22% du traitement brut pour les CPIP.

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La CGT insertion probation dans la presse

L’administration pénitentiaire verrouille le débat interne sur la radicalisation

Alors que la prévention de la radicalisation violente en prison tâtonne, l’expression publique de voix critiques de syndicalistes est bâillonnée par la direction.

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Romain Ouertal

Prison de Villepinte (Seine-Saint-Denis), en mars.

Depuis sept ans qu’elle travaille au sein du Service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP) du Lot-et-Garonne, Eglantine Bourgognon a une habitude. Conseillère d’insertion et représentante CGT, elle partage régulièrement, via sa boîte mail professionnelle, des articles ou des décisions de justice qui touchent « à ce qui nous occupe : la politique pénale, la gestion de la délinquance… ». Transmis aussi bien à des collègues qu’à des membres de la direction, ces mails n’avaient, d’après elle, jamais posé de problèmes particuliers. Au contraire, « jusqu’à maintenant, j’avais plutôt eu des retours positifs, c’est aussi le devoir d’un fonctionnaire de s’informer », justifie-t-elle. Le 23 mars 2017, c’est un article sur le thème de la radicalisation qu’elle partage.

Le sujet est sensible. Les conseillers d’insertion et de probation, dont la mission est de prévenir la récidive et de favoriser la réinsertion des personnes condamnées, peuvent être appelés à contribuer à « la prévention de la radicalisation violente ». Un changement critiqué notamment par la CGT insertion-probation et la Snepap-FSU, majoritaires au sein des SPIP, qui y voient le risque d’une dénaturation de leur métier et une atteinte « à la relation de confiance » avec les personnes qu’ils ont en entretien.

Dès le lendemain, un mail de son supérieur vient signifier à Eglantine Bourgognon qu’il ne lui appartient pas de « diffuser des articles d’opinions » par sa messagerie professionnelle et qu’elle s’exposerait « à une sanction disciplinaire si cela se renouvelait ». L’article en question, « Radicalisation et mystifications », a pourtant été écrit par deux enseignants-chercheurs du laboratoire de recherche de l’Ecole nationale d’administration pénitentiaire, qui forme l’ensemble des personnels pénitentiaires en France. « Ce thème est tellement sensible que la direction veut tout maîtriser », lance Eglantine Bourgognon qui,…

Pour lire l’article dans son intégralité cliquer sur le lien suivant: Version imprimable article Le monde 23 mai 2017 

Pénitentiaire. On ne badine pas avec la radicalisation

ALEXANDRE FACHE
MERCREDI, 26 AVRIL, 2017
L’HUMANITÉ
Delphine Colin, secrétaire nationale de la CGT insertion et probation : « Le problème de fond, c’est la volonté de faire de la pénitentiaire un instrument du renseignement intérieur, alors que notre rôle premier, c’est la réinsertion des détenus. » Ludovic/REA

À Agen, une conseillère d’insertion, militante CGT, est menacée de sanction pour avoir diffusé un article sur le sujet. Une nouvelle censure, un an après l’affaire Mylène Palisse.

Les prisons se remplissent, mais les cerveaux, eux, sont priés de se vider. Alors que le nombre de personnes détenues en France vient de battre un énième et triste record, dépassant en avril la barre des 70 000 détenus, l’administration pénitentiaire s’attaque de nouveau à la liberté de penser de ses agents. En l’occurrence, celle d’…

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La CGT insertion probation dans la presse

Article Entretien croisé CGT insertion probation / SNEPAP-FSU

Dedans Dehors sur le blog de Médiapart 

A lire sur le Blog en cliquant ICI

Version imprimable entretien croisé Dedans-Dehors

«Une occasion manquée» pour le milieu ouvert

A la fin de ce quinquennat, les deux syndicats majoritaires de conseillers pénitentiaires d’insertion et probation (CPIP) partagent le sentiment d’une occasion manquée. Et s’inquiètent pour l’avenir, dans un contexte où la lutte contre la radicalisation semble être devenue l’unique priorité de l’administration pénitentiaire. Dossier « Cinq ans de renoncements : et maintenant? » 5/13
© CGT insertion/probation© CGT insertion/probation

Recueilli par Laure Anelli

Le début du quinquennat est marqué par l’arrivée de Christiane Taubira place Vendôme et l’annonce de la mise en place d’une conférence de consensus sur la prévention de la récidive. Quelles sont les attentes des professionnels des services pénitentiaires d’insertion et de probation (SPIP) à ce moment-là ?

Snepap-FSU : On sort alors de plusieurs années de politiques pénales dures, dominées par l’idée que la seule réponse efficace serait l’emprisonnement. Les SPIP sont pointés du doigt au moindre fait divers, sans être écoutés lorsqu’il s’agit de s’attaquer aux problèmes de fond. À ce moment-là, on a le sentiment que la probation n’existe ni aux yeux du ministère de la Justice, ni à ceux de l’Administration pénitentiaire. Donc l’initiative de Christiane Taubira est plutôt bien accueillie. Pour nous, la conférence de consensus était une tentative d’identifier ce qui marche ou pas en termes de prévention de la récidive. Elle a, selon nous, atteint son objectif dans la mesure où des propositions sur ce sujet ont été faites, même si toutes n’ont pas été retenues.

CGT : De notre côté, on espérait que l’accompagnement socio-éducatif serait replacé au coeur de nos missions. Il y avait une attente très forte dans ce sens. Finalement on est retombé sur des choses comme la gestion du risque, la prévention de la récidive. Et on est passé à côté de la réinsertion. Il y a eu un véritable glissement de cette conférence de consensus, qui est passée, à notre sens, à côté de son objectif. On attendait aussi une politique pénale beaucoup plus ambitieuse.

Deux ans et demi après son entrée en application, quel bilan tirez-vous de la réforme pénale, et en particulier de la contrainte pénale ?

 CGT : La contrainte pénale était censée, d’après les recommandations issues de la conférence de consensus, devenir une nouvelle peine de probation, qui se substituerait à tout le reste. Finalement, la loi du 15 août 2014 en a fait une peine supplémentaire. Bilan aujourd’hui : cette mesure a été très peu prononcée. Et d’une certaine manière heureusement, parce qu’on n’a pas les moyens de la mettre en oeuvre : le suivi très individualisé et la période d’évaluation impliquent de passer du temps avec notre public, un temps que l’on n’a pas aujourd’hui. D’autant que le nombre de personnes suivies en milieu ouvert a augmenté. Ce que l’on ressent sur le terrain, c’est qu’il y a toujours autant de sursis avec mise à l’épreuve (SME) et d’incarcérations, mais que les contraintes pénales viennent s’y ajouter. Pour nous, il y a eu une extension du filet pénal : les personnes qui ont été condamnées à une contrainte pénale n’auraient peut-être pas été condamnées à une peine de probation auparavant.

Snepap-FSU : Le nombre de contraintes pénales nous paraît trop insignifiant pour conclure à une extension du filet pénal. Il faut les mettre en relation avec le nombre de prises en charge en milieu ouvert. En deux ans, 2500 mesures ont été prononcées – contre environ 140 000 SME. Cela ne nous empêche pas de considérer que sur le plan des chiffres, la contrainte pénale est un échec directement lié au fait que le SME ait été maintenu : les juges se reposent sur ce qu’ils connaissent et prononcent des SME plutôt qu’une contrainte pénale.

Il existe pourtant quelques différences entre sursis avec mise à l’épreuve et contrainte pénale.

Snepap-FSU : La plus-value de la contrainte pénale réside essentiellement dans l’évaluation préalable, qui est censée guider le magistrat dans la détermination des obligations et interdictions. Le problème, c’est que la loi laisse la possibilité au magistrat d’en prononcer avant que l’évaluation ne soit réalisée. Et c’est ce que font les magistrats, en prononçant par exemple une obligation de soins ou de recherche d’un travail avant même d’avoir les résultats de l’évaluation. On se retrouve donc avec une peine qui ressemble de fait énormément au SME.

CGT : À nos yeux, cette phase d’évaluation est aussi une bonne chose (quand elle est utilisée), car elle suppose de prendre le temps de connaître la personne, d’être à son écoute, de coller à ses besoins. C’est ce que l’on tente de faire pour toutes les mesures, de façon plus ou moins satisfaisante faute de temps. Mais se pose aussi la question de ce que l’on évalue et de la façon dont on le fait. Pour nous, l’évaluation devrait porter sur la situation globale de la personne et permettre une prise en charge adaptée, dans une optique d’accompagnement socio-éducatif et d’insertion sociale. Et non pas se focaliser sur une prédiction du risque de récidive. L’administration tente aujourd’hui, à marche forcée, d’imposer des grilles d’évaluation standardisées censées permettre de prédire ce risque, ce qui est pour nous très problématique. Or elles ont du mal à prendre sur les terrains, car leur plus-value n’est pas évidente pour tout le monde.

La réforme pénale a-t-elle entraîné un changement dans vos pratiques de prise en charge ?

Snepap-FSU : Dans les services, la réflexion avance sur les techniques d’entretien, notamment grâce à la méthode de l’entretien motivationnel. On a le sentiment qu’il y a cette volonté de sortir d’une « probation machine », qui se contente de cocher des cases, de collecter des justificatifs et de les transmettre au juge. On sort progressivement de l’évaluation binaire entre « respect des obligations » et « non-respect des obligations », en considérant que le non-respect d’une obligation n’est pas forcément le signe que tout va mal.

CGT : À la CGT, l’identité professionnelle des CPIP a toujours été très claire : nous sommes travailleurs sociaux. Aujourd’hui, on fait surtout semblant de découvrir des méthodologies. L’entretien motivationnel est un très bon exemple : une grande majorité des collègues qui y ont été formés récemment disent « en fait, c’est ce que je faisais déjà ! ». Certaines choses doivent être améliorées, bien sûr, mais pour nous, cela doit passer par davantage de formation sur les méthodologies du travail social, plutôt que sur la criminologie.

La libération sous contrainte, introduite par la réforme pénale, peine également à décoller. Comment l’expliquez-vous ?

Snepap-FSU : Dans les faits, la libération sous contrainte c’est des agents qui font des rapports en masse, des situations examinées à la chaîne et des sorties qui se font au compte-gouttes. Tant que les aménagements de peine ne seront pas automatiques, ça ne pourra pas marcher.

CGT : Nous revendiquons une libération conditionnelle automatique. La libération sous contrainte en est assez loin, et c’est un échec dans son application. Légalement, la personne n’a pas besoin d’avoir un projet pour prétendre à cette forme de libération anticipée. Pourtant, les magistrats ont tendance à regarder s’il y en a un pour l’accorder. Par ailleurs, les prises en charge à l’extérieur sont le plus souvent extrêmement courtes : pour nous, ce sont des sorties sèches déguisées.

Quel bilan tirez-vous du passage de Christiane Taubira au ministère de la Justice ?

CGT : On avait le sentiment d’une Garde des Sceaux sensible aux problématiques de notre métier, qui nous rejoignait sur pas mal de positionnements. Malheureusement, ça ne s’est pas traduit dans les faits. Parce qu’elle n’a pas forcément eu les coudées franches pour mettre en oeuvre la politique qu’elle avait proposée, plus aboutie et plus progressiste que ce que contient la réforme pénale. Pour la profession, ce sont beaucoup d’espoirs déçus, avec un gros regret sur la réforme de la justice des mineurs annoncée et qui a finalement été complètement oubliée. On peut aussi lui reprocher de ne pas avoir freiné la surenchère sécuritaire au lendemain des attentats.

Snepap-FSU : On peut quand même saluer la rupture avec la politique de l’émotionnel en réaction aux faits divers. Et l’accent porté sur la probation, avec notamment l’annonce de la création de mille postes.

Ces mille nouveaux recrutements sont-ils suffisants ?

Snepap-FSU : Le problème, c’est que l’administration pénitentiaire ne dispose pas d’organigramme pour la filière. Sans cette donnée centrale, c’est très difficile pour l’AP de gérer ses ressources humaines. On est dans quelque chose d’un peu absurde : on ne sait pas aujourd’hui quels sont les besoins nécessaires pour faire fonctionner un SPIP. Il faudra attendre 2018 pour s’assurer que l’administration pénitentiaire ne fait pas passer des remplacements de départs à la retraite pour des créations de postes.

CGT : Alors oui, globalement le corps des CPIP a augmenté. Sauf que la population pénale a augmenté dans le même temps. Et effectivement, quand on demande des chiffres à l’AP, on n’a pas de données précises sur les ressources humaines. On n’a pas de visibilité sur les départs à la retraite, sur les personnes en disponibilité, celles en détachement.

Le quinquennat a également été marqué par les attentats, avec une forte résonance sur le champ carcéral. En quoi les différents plans de lutte contre le terrorisme et la radicalisation ont-ils influé sur votre travail ?

CGT : Il y a eu une espèce de glissement sémantique qui a tout emporté sur son passage, et qui est devenu l’alpha et l’oméga dans les SPIP : tout ce qu’on met en place doit l’être à travers le prisme de la « radicalisation », sans véritable réflexion sur la prévention. Le vrai problème, c’est qu’on ne sait pas de quoi on parle. C’est pourtant précisément la mission qu’on nous a confiée, en tant que CPIP : repérer, détecter et signaler. Autrement dit, on doit faire la chasse aux « radicalisés » et même aux personnes « susceptibles de se radicaliser »… L’administration impose aux agents cette nouvelle mission en jouant sur la culpabilisation : le faire, c’est « être un bon citoyen », « un bon fonctionnaire ». Les agents se retrouvent pris dans des injonctions paradoxales : l’administration nous dit qu’il faut « être dans une relation de confiance » avec notre public, et dans le même temps : « par contre, vous devez le dénoncer, sans le lui dire. » On est en train de faire de nous des agents de renseignement. C’est problématique et cela questionne notre déontologie de travailleur social. On ne nie pas que la radicalisation violente puisse être un problème, simplement, il faut le mettre à sa juste place. Notre métier, c’est la réinsertion. Or quelqu’un d’inséré, avec un travail, une famille, passera moins à l’acte, quel que soit le motif de condamnation.

Snepap-FSU : Nous considérons de notre côté que la question de l’identification est légitime, mais que, comme toute évaluation, elle a ses limites, c’est-à-dire que l’on peut se tromper, avec des conséquences catastrophiques pour la personne signalée. On se trompera un peu moins si on partage, au sein de l’administration pénitentiaire, les éléments que l’on peut relever avant de les faire remonter. Surtout, on souhaite que ces informations soient communiquées au juge de l’application des peines, comme on le fait habituellement, et pas qu’elles soient envoyées directement aux services de renseignement. Parce que ce qu’il communique aux renseignements, le CPIP ne peut plus le partager avec la personne suivie – à la différence de ce qu’il communique au juge. Notre mission est de faire en sorte que ceux qui sont dans cette difficulté puissent s’en sortir. Or on ne peut pas les prendre en charge si l’on tait le problème.

C’est dans ce contexte que Mylène Palisse, représentante de la CGT, a été sanctionnée pour avoir émis publiquement des critiques sur les plans de lutte contre la radicalisation…

CGT : Il s’agit là d’une atteinte à la liberté d’expression et aux libertés syndicales, dans un contexte sécuritaire : il n’y aurait pas eu le même emballement politique s’il n’avait pas été question de radicalisation. De façon générale, on sent que l’administration cherche à recadrer les CPIP. Il y a de plus en plus la volonté de faire de nous des fonctionnaires serviles. La culpabilisation est un levier très utilisé par la direction pour nous forcer à faire les choses et à nous museler.

La fin de l’année 2016 a été marquée par un nouveau plan de constructions lancé par Jean-Jacques Urvoas. Qu’en pensez-vous ?

Snepap-FSU : Soit on considère qu’il n’y a pas assez de places, soit on considère qu’il y a trop de détenus. Tous les gouvernements répètent la même erreur depuis des années, en choisissant la première option et construisant de nouvelles places de prison. D’énormes moyens vont être absorbés dans ces projets. Mais il ne fait aucun doute que la population va exploser. Donc à quoi aura servi ce plan ?

CGT : Le vrai levier serait de ne pas mettre les gens en prison, en dépénalisant certaines infractions et en favorisant les mesures alternatives à l’incarcération. Mais à part sur le placement sous surveillance électronique (PSE), il n’y a pas de politique volontariste. Les placements extérieurs se réduisent comme peau de chagrin, avec zéro budget, un travail partenarial associatif en perte de vitesse. On ne met pas les moyens où l’on devrait.

Au-delà de ces constructions, que retiendrez-vous du ministère Urvoas ?

Snepap-FSU : À son crédit, on peut noter qu’il n’a pas entravé la poursuite de la réforme pénale et notamment le fait que la contrainte pénale puisse aujourd’hui s’appliquer à l’ensemble des délits. Les travaux menés par l’administration pour améliorer la probation sont également maintenus, mais il est encore de sa responsabilité qu’ils trouvent une traduction dans les faits. Et ce ne sont pas des choses qu’il a initiées. Sur ces deux dernières années, la population pénale détenue a augmenté, alors que les bracelets électroniques ont stagné. Le ministère n’a pas fait grand’chose pour réduire la population pénale : on voit même un recul des aménagements de peine.

CGT : L’intégration de l’administration pénitentiaire dans la communauté du renseignement nous inquiète et on se demande si Monsieur Urvoas n’est pas en train de poser les jalons d’un transfert de l’AP sous l’autorité du ministère de l’Intérieur. Cette crainte nous conforte dans notre demande de création d’une direction autonome de la probation au sein du ministère de la Justice, pour réaffirmer notre spécificité vis-à-vis du pénitentiaire.

Quelles sont vos attentes pour le prochain quinquennat ?

Snepap-FSU : Que la réforme pénale aboutisse. Pour cela, il faudrait travailler sur les leviers qui parasitent l’application de la contrainte pénale et supprimer le SME. Il faudrait instaurer la libération conditionnelle d’office. Il faut aussi porter de nouvelles initiatives sur les longues peines, problématique qui a été complètement occultée des débats : toutes les attentions sont concentrées sur la surpopulation carcérale, qui concerne essentiellement les maisons d’arrêt, et donc les courtes peines. En centre de détention ou en maison centrale, les conditions de détention sont perçues comme acceptables parce qu’il n’y a pas cette surpopulation. Si bien que pour le ministère comme pour l’administration pénitentiaire, le problème des longues peines n’existe plus !

CGT : De façon plus générale, il faudrait faire en sorte que le milieu ouvert prenne toute sa place et que la prison ne soit plus la peine de référence. On aimerait aussi de vraies politiques publiques de financement du secteur associatif, afin que le travail de partenariat soit plus étoffé et que les mesures en milieu ouvert et les aménagements de peine puissent réellement se développer.

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Document de travail : ARGUMENTAIRE CGT REFORME STATUTAIRE FILIERE I.P./DAP :

A la suite d’une mobilisation d’ampleur dans les Services Pénitentiaires d’Insertion et de Probation, un relevé de conclusions était signé le 22 juillet par le Ministère de la Justice et les 4 organisations syndicales représentatives au CT SPIP[1]. Le 26 juillet, ce relevé était contre-signé par le président de la République, qui voulait signifier ainsi son engagement fort sur les différents points. Nous ne détaillerons ici que ce qui concerne le point relatif à la réforme statutaire.

La CGT insertion  probation propose un argumentaire métier et indiciaire visant à la revalorisation de la filière insertion probation.

Version imprimable de l’argumentaire CGT filière insertion probation grilles

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Lectures sur la radicalisation et le renseignement

Vous trouverez ci dessous une série d’articles de chercheurs et d’universitaires sur les question de radicalisation et de lutte contre le terrorisme. Cette liste est loin d’être exhaustive, n’hésitez pas à nous faire parvenir d’autres articles enrichissants.

Si vous souhaitez consulter une revue de presse sur ce sujet cliquer ici

Avis sur la prévention de la radicalisation de la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme sur le site de la CNCDH

La Commission nationale consultative des droits de l’homme émet de vives critiques concernant les dispositifs de détection et de prise en charge des personnes dites « radicalisées ».

Retrouvez également un spécial sortir de l’état d’urgence février 2017 de l’UGFF-CGT 4 pages pour aller plus loin sur l’état d’urgence, les dérives sécuritaires et les répercussions sur les missions de service public analyse et propositions CGT, qu’est ce que l’état d’urgence, quels en sont les contrôles institutionnels et la veille citoyenne, et surtout des témoignages très parlants, à l’éducation nationale, au ministère des affaires, dans les universités, à l’office national des forêts, au ministère de la justice cliquer ici

La CGT Insertion probation a été auditionnée par la CNCDH le 16 décembre 2016 : voici un résumé de son intervention sous forme de contribution/document de travail :cliquer ici

A la suite de cette audition, la CGT insertion probation a pu assister à l’intervention de F. Ragazzi sur ces questions, en voici un compte rendu de travail :cliquer ici

Les ressorts de la radicalisation islamiste dans les démocraties occidentales de Fahrad Khosrokhovar, publié dans Cahiers Français n°395 nov-dèc 2016 Les démocraties face au terrorisme cliquer ici pour le lien sur la Revue

La lutte contre la radicalisation ou deux formes de la pensée magique de F. RAGAZZI, maître de conférence en relations internationales à l’université de Leyde aux pays bas (http://www.sciencespo.fr/ceri/fr/users/francescoragazzi). Ses recherches portent sur les politiques de diaspora, les migrations, les questions de citoyenneté et de sécurité en relations internationales. Il a participé comme expert à la rédaction des commentaires sur-les lignes-directrices-sur-radicalisation du conseil de l’Europe. Cet article est paru dans la Revue Mouvement cliquer ici pour le lien sur la Revue

Egalement du même auteur Vers un « multiculturalisme policier » ? La lutte contre la radicalisation en France, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni de Francesco Ragazzi (Etudes du CERI Sciences Po) septembre 2014

Gestion-de-la-radicalisation-en-prison-a-qui-profite-le-crime? Article de Rachel Cesari Mazzoleni /

 

 

CGT SPIP : Répression syndicale Article paru dans le journal Fonction Publique

L’administration pénitentiaire a décidé de santionner disciplinairement une camarade CGT qui s’est exprimée dans les colonnes de l’Humanité sur des grilles d’évaluation du risque de radicalisation. Une sanction qui s’inscrit dans un contexte général de répression du mouvement syndical par le gouvernement.

Version imprimable ARTICLE_FP_MYLENE_PALISSE

Mylène Palisse est travailleuse sociale, n’en déplaise à son administration.

Syndicaliste de surcroît, à la CGT en plus, elle n’est pas de celles qui s’écrasent sous le carcan de l’omerta pénitentiaire.

Elle est conseillère pénitentiaire d’insertion et de probation au service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP) de Tarbes. Ce qui la motive dans son métier, c’est qu’à contre-courant de la pensée dominante, elle considère, humainement, que tendre la main aux délinquants ou aux criminels, sans nier la responsabilité qui leur incombe, c’est offrir une chance à tous. Au condamné lui-même qui, bien que soumis à cer- taines obligations, n’en reste pas moins un citoyen doté de certains droits; à la société dans son ensemble parce qu’of- frir ce service c’est s’assurer d’un risque moindre de récidive.

Mais voilà, les attentats sont passés par là. L’émotion, l’empressement, la confusion, la politique de la peur, etc. tentent de répondre à l’irrationnel par l’irrationnel !

LES FAITS

En avril 2016, Mylène dénonçait cer- taines modalités concernant la préven- tion de la radicalisation des condamnés suivis par le SPIP dans les colonnes du quotidien l’Humanité.

Pour l’administration, sa grille de repérage doit constituer un outil pour « détecter » les individus qui se radi- caliseraient sans mentionner de reli- gion particulière. Inutile de préciser ici que ni les catholiques intégristes ni les juifs orthodoxes, encore moins certains bouddhistes nationalistes, ne sont véri- tablement concernés par ce question- naire. Évidemment dans sa formulation ledit questionnaire ne stigmatise pas une religion plus qu’une autre, il faut faire bonne figure et éviter d’éventuels recours… mais enfin…

L’article de l’Huma titrait ironique- ment Cochez la case djihadiste. Sous en- tendu une forme de repérage ciblé avec des œillères.

Citant différents militants CGT, le papier se concluait sur ces propos de Mylène: « un jeune homme des quartiers

populaires qui se met dans la merde et multiplie les allers-retours en prison. Un jour, il a commencé à se balader en djel- laba. Ma hiérarchie me demande de le signaler. J’ai répondu non. Ce n’est pas mon travail: moi je bosse avec lui pour l’éloigner des drogues, améliorer les rap- ports avec sa famille et l’aider à trouver un boulot. Comment puis-je faire ce travail si je suis identifiée comme agent de rensei- gnement ? »

Il n’en fallait pas plus pour vexer une administration pénitentiaire, furibarde qu’un agent ose critiquer sa méthode ! Convocation chez le directeur interré- gional de Toulouse, remontage de bre- telles, culpabilisation, menaces, etc.

La CGT insertion probation, l’UGFF et la Confédération sont intervernues à tous les niveaux: administration centrale, ministre de la justice. Rien à faire… l’administration et le ministère ont choisi la voie de la procédure disci- plinaire.

Drôle de ministre de la justice qui, il y a peu, ne boudait pas son plaisir quand il s’agissait de se mettre en scène, paré des atours du parangon des libertés pu- bliques.

Ministre qui n’a pas voulu interférer dans ce dossier pour laisser place, dixit, au « débat contradictoire devant l’instance disciplinaire ».

LANCEUSE D’ALERTE

Évidemment l’affaire n’a pas connu un retentissement médiatique aussi puissant que les affaires Air France ou Goodyear.

Elle reste cependant symptomatique d’une période qui n’autorise pas les mili- tants syndicaux à pouvoir s’exprimer ou dénoncer des pratiques abusives. Une répression caricaturale titrait de son côté la NVO dans son enquête du mois de no- vembre 2016 soulignant que la CGT « se mobilise pour obtenir une enquête parle- mentaire ».

Bref, ici aussi, le choix assumé d’un gouvernement qui muselle le droit à l’expression et remet en cause les droits des représentants du personnel.

Bien mise en valeur au travers d’une vidéo humoristique, visible à partir du site cgtspip. org, Mylène Palisse est éle-

vée au rang de lanceuse d’alerte — à chacun ses insignes — par les repré- sentants syndicaux, politiques, militants du monde associatif et journalistes ve- nus nombreux pour la soutenir lors du meeting organisé par l’UGFF et la CGT insertion probation à la Bourse du tra- vail de Paris, le 7 décembre une semaine avant sa comparution.

Le 13décembre, malgré un dossier bien mal ficelé et pour « avoir manqué de loyauté et de discrétion » Mylène a fina- lement comparu devant l’instance disci- plinaire.

Toujours présents, de nombreux mili- tants se sont réunis devant les locaux de l’administration pour exiger le droit à la liberté d’expression et la relaxe pour Mylène, confortés également par une pétition, commune aux organisations, lancée début décembre et qui a recueilli plus de 3 000 signatures.

SANCTION ET RECOURS

Sourde à cette contestation, l’admi- nistration a choisi d’entrer en voie de condamnation et envisage pour Mylène une exclusion de sept jours avec sur- sis. Si la sanction peut paraître symbo- lique, elle n’en reste pas moins inique sur le principe car elle ne se fonde sur rien. Si symbole il y a, il s’agit de celui d’une vieille lune: celui du fonctionnaire simple automate d’exécution, dépourvu de droit, qui n’aurait qu’à se soumettre aux ordres hiérarchiques en se taisant.

« La seule vraie parcelle de pouvoir que l’on a c’est de refuser que l’on m’empêche de penser » martelait Mylène dans sa tri- bune, signée en soutien par un millier de ses collègues.

Impensable en effet tant il est ridicule de s’obstiner à vouloir transformer des travailleurs sociaux, fussent-ils salariés de la pénitentiaire, en supplétifs des agents de renseignement. À chacun son métier !

Mylène et ses défenseurs ont décidé d’utiliser toutes les voies de recours pour contester cette décision. ◆

ARTICLE PARU DANS LE MENSUEL DE L’UGFF-CGT

FONCTIONPUBLIQUE N° 249-250 >> DEC. 2016 — JANV. 2017

Rétrospective 2016 des personnels des SPIP CGT insertion probation

cliquer sur les liens (en rouge) pour retrouver communiqués, articles, photos, vidéos retraçant la rétrospective 2016 des personnels des SPIP par la CGT insertion probation:

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JANVIER 2016                   FEVRIER 2016                     MARS 2016        

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Les 7 épisodes                    Appel intersyndical                 Egalité

revendicatifs                      insertion probation            professionnelle

 

AVRIL 2016                          MAI 2016                              JUIN 2016 

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Assemblée générale      Une manifestation historique     La mobilisation

CGT insertion probation   REPORTAGE                           des SPIP

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JUILLET 2016                   AOUT 2016                       SEPTEMBRE 2016

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Signature du relevé     Photos de la mobilisation  Non à l’extension du

de conclusions            SPIP mobilisés revue de   carcéral

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OCTOBRE 2016             NOVEMBRE 2016            DECEMBRE 2016

 

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Analyses de la CGT :    Budget de la Justice       Liberté d’expression

Bilan réforme pénale    Tribune Mylène Palisse   Pétition liberté sous écrou

Plan lutte radicalisation  Ce que je ne lâche pas  REPORTAGES table ronde  rassemblement

 

 

 

 

 

 

 

 

Revue de presse radicalisation

Revue de presse sur l’affaire de Mylène et sur la radicalisation : 

Article Le Monde L’administration pénitentiaire verrouille le débat interne sur la radicalisation

Alors que la prévention de la radicalisation violente en prison tâtonne, l’expression publique de voix critiques de syndicalistes est bâillonnée par la direction.

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Romain Ouertal

 sur le site du Monde cliquer ici

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Pénitentiaire. On ne badine pas avec la radicalisation

ALEXANDRE FACHE
MERCREDI, 26 AVRIL, 2017
L’HUMANITÉ
Delphine Colin, secrétaire nationale de la CGT insertion et probation : « Le problème de fond, c’est la volonté de faire de la pénitentiaire un instrument du renseignement intérieur, alors que notre rôle premier, c’est la réinsertion des détenus. » Ludovic/REA

À Agen, une conseillère d’insertion, militante CGT, est menacée de sanction pour avoir diffusé un article sur le sujet. Une nouvelle censure, un an après l’affaire Mylène Palisse.

Les prisons se remplissent, mais les cerveaux, eux, sont priés de se vider. Alors que le nombre de personnes détenues en France vient de battre un énième et triste record, dépassant en avril la barre des 70 000 détenus, l’administration pénitentiaire s’attaque de nouveau à la liberté de penser de ses agents. En l’occurrence, celle d’…

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Lien sur l’Humanite.fr CLIQUER ICI

Pour retrouver l’article « Radicalisation mystifications » sur le blog de Laurent Mucchielli CLIQUER ICI

Article du Monde Rapport sur la déradicalisation : « il n’y aura pas de miracle » : cliquer ici

Article Le POINT : renseignement en prison : le tournant sécuritaire : cliquer ici

Interview de la CGT insertion probation aux informations sur France Culture mercredi 1er février 2017 à 8h : réécoutable en cliquant ici à la minute 12

Journal Fonction Publique Mensuel de l’UGFF-CGT N° 249-250 >> DEC. 2016 — JANV. 2017 pour lire l’Article Fonction Publique répression syndicale CLIQUER ICI

Interview de la CGT insertion probation aux informations sur France Culture samedi 17 décembre à 8h : réécoutable en cliquant ici à la minute 12

Le Plus de l’ Obs du 16 décembre 2016: Conseiller d’insertion et de probation, je ne veux pas devenir un agent du renseignement Cliquez ici

MédialibreInfo Frontières : En prison, les travailleurs sociaux sur le gril, cliquer ici 

Article de l’Humanité du 14 décembre : Une syndicaliste condamnée pour délit d’expression ? Pour lire l’article cliquer ici

Reportage Video sur Humanite.fr du 13 décembre 2016 Mylène Palisse : la liberté d’expression en sursis cliquer ici

Article de la Nouvelle Vie Ouvrière du 13 décembre sur le meeting et le rassemblement et vidéo du meeting : La relaxe pour Mylène Palisse cliquer ici

Article sur Francetvinfo du 13 décembre 2016 Prison : une conseillère d’insertion et de probation risque une sanction pour avoir parlé dans la presse cliquer ici

Article de Médiapart du 12 décembre 2016  En prison, les travailleurs sociaux deviennent des agents doubles cliquer ici

Emission radio sur Actualitesdesluttes CENSURE POUR UNE CONSEILLÈRE PÉNITENTIAIRE D’INSERTION ET DE PROBATION
8 DÉCEMBRE 2016 A écouter 20 minutes d’interview à partir le la 39′ cliquer ici

Le Canard Enchaîné du 23 novembre «  »Drôles de cases du djihadisme en prison« cliquer ici pour télécharger l’article 

Dépêche AFP du 24 novembre reprise dans L’Express, France Soir et Challenges « Conseillers d’insertion ou profileurs de détenus radicalisés »

Le Monde du 26 novembre 2016 : Evaluation à tâtons pour les détenus radicalisés Les nouvelles grilles d’analyse, aux critères flous, inquiètent les personnels pénitentiaires cliquer ici pour télécharger l’article

http://www.cgtspip.org/wp-content/uploads/2015/12/Travail_social_et_radicalisations.pdf

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PETITION SOUTIEN MYLENE Respectez la liberté d’expression !

Monsieur le Ministre de la Justice,

Respectez la liberté d’expression !

Images intégrées 1

Mylène Palisse, conseillère pénitentiaire d’insertion et de probation et élue CGT risque jusqu’à la révocation pour avoir exprimé des critiques concernant certaines modalités de la mise en œuvre au sein de l’administration pénitentiaire de la prévention de la radicalisation dans les colonnes de l’Humanité en avril dernier dans un article intitulé « Cochez la case djihadiste ».

Interpellé, le Ministre de la Justice, pourtant garant des libertés fondamentales, fait sien l’acharnement de l’administration pénitentiaire en confirmant la convocation de Mylène Palisse le 13 décembre 2016 devant le Conseil de discipline.

  • Parce que la liberté d’expression est un droit constitutionnel, inhérent à la démocratie,
  • Parce que la liberté d’opinion des fonctionnaires est un des fondements du statut général,
  • Parce que les fonctionnaires ne sont pas de zélés serviteurs, exempts de tout droit à la critique et à la parole,
  • Parce qu’ils sont légitimes à questionner la mise en œuvre de politiques publiques, dont ils sont les acteurs,
  • Parce que ces interrogations relèvent de débats d’intérêt général,
  • Parce que la liberté d’expression syndicale ne peut se cantonner à des critiques complaisantes,
  • Parce que les libertés syndicales ne sont pas négociables et sont des garanties essentielles dans un État de droit,

Nous exigeons l’abandon immédiat des poursuites disciplinaires contre Mylène Palisse et affirmons haut et fort notre attachement à la liberté d’expression et aux libertés syndicales.

Voir la liste des 80 personnalités signataires >>>

>>> Signer la pétition
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***

En soutien à Mylène :

  • Meeting le 7 décembre 2016, de 18h30 à 20h30 à la Bourse du Travail à Paris, métro République
  • Rassemblement le 13 décembre 2016, jour du Conseil de discipline, à 10h, devant l’administration pénitentiaire, 35 rue de la Gare, 75019 Paris

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