Articles de la catégorie: Interprofessionnel

PLF – PLFSS 2018 : L’austérité en marche !

Les projets de lois de finances et de financement de la Sécurité sociale confirment la volonté des pouvoirs publics de répondre aux injonctions de la Commission européenne.

Ces projets servent les intérêts des classes sociales les plus fortunées, les organisations patronales, et plus particulièrement du Medef, les actionnaires et les marchés financiers.

Il est évident que ces derniers se frottent les mains !

L’orientation libérale des pouvoirs publics est non seulement confirmée, mais revendiquée : toujours moins de prélèvements socialisés, de dépenses publiques, de politiques et de services publics !

Pour la CGT, les richesses produites par le monde du travail doivent être utilisées autrement.

L’heure est à la mobilisation de toutes et tous pour imposer d’autres choix !

Toutes et tous moblisé-é-s le 10 octobre 2017 !

Pour en savoir plus lire le tract: Version imprimable tract interfédéral

Programme Action publique 2022 Privatisations et abandons de missions de la Fonction publique Nous ne laisserons pas faire !

Dans une lettre de mission en date du 26 septembre 2017, le Premier ministre présente aux ministres le programme Action publique 2022. Celui-ci prévoit d’ « accompagner rapidement la baisse des dépenses publiques avec un engagement ferme : réduire de trois points la part de la dépense publique dans le PIB d’ici 2022 ».

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Dans le cadre de la mise en œuvre de ce programme, E. Philippe demande à chaque ministre de proposer des « réformes structurelles » qui viendront nourrir le futur rapport du Comité Action publique 2022. Dans ce cadre, chaque ministre est invité à envisager des évolutions concernant les différentes politiques publiques. Trois hypothèses sont privilégiées : « transferts entre les différents niveaux de collectivités publiques » ; « transferts au secteur privé » ; « abandons de missions ».
Le gouvernement confirme ainsi qu’il entend bien poursuivre et amplifier les politiques d’austérité mises en œuvre sous les précédentes mandatures. Au service des intérêts du capital, il fait de la réduction des dépenses publiques le centre de sa politique, au détriment des intérêts des usagers et des agents de la Fonction publique.

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JOURNÉE UNITAIRE DE GRÈVE ET DE MANIFESTATIONS LE 10 OCTOBRE DANS LA FONCTION PUBLIQUE FONCTION PUBLIQUE Toutes et tous mobilisés pour gagner !

Les décisions gouvernementales le démontrent : le président de la République, le Premier ministre et le gouvernement mènent une politique au service du profit, des plus riches et du MEDEF. Face à cette avalanche de mauvais coups, il ne saurait être question de demeurer les bras croisés. Il est d’ailleurs malhonnête de prétendre que l’élection de Macron correspond à une adhésion massive à son programme, tant s’en faut. C’est pour cela que, sans attendre, la CGT a pris ses responsabilités en appelant à la mobilisation de tous les salariés. C’est particulièrement vrai dans la lutte engagée contre les ordonnances visant à démanteler le Code du Travail et à restreindre encore davantage les droits déjà bien limités des salariés. Ce mouvement qui concerne tout le monde, secteur privé comme secteur public, est loin, très loin d’être terminé : il s’inscrit résolument dans la durée et va encore monter en puissance.

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Toutes et tous mobilisé-es contre l’état d’urgence permanent, pour nos droits et libertés Rassemblement le lundi 25 septembre à 18 h à Paris. (Place Edouard Hérriot – derrière Assemblée Nationale)

Le 25 septembre 2017, l’Assemblée Nationale examinera le projet de loi de sécurité intérieure et de lutte contre le terrorisme en procédure accélérée, en dehors de tout débat public nécessaire.

Ce texte pérennise les mesures de l’état d’urgence qui dure depuis 2 ans et qui doit prendre fin au 1er novembre 2017.

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Ne nous y trompons pas, le gouvernement Macron procède à un tour de passe-passe en faisant croire à la fin d’un état d’exception. Or, il n’en est rien car le texte qui sera voté la semaine prochaine installe encore plus dans notre quotidien le soupçon permanent et l’état policier.

L’état d’urgence a largement été dénoncé et son inefficacité pour lutter contre le terrorisme plus que démontrée. Pire, il est dévoyé et utilisé contre les militant.e.s et manifestant.e.s. Cet énième projet de loi de lutte contre le terrorisme ira encore plus loin dans les atteintes aux libertés fondamentales des citoyen.ne.s et dans les pratiques discriminatoires.
Alors que les mobilisations se multiplient contre les régressions sociales sauce Macron, ce projet de loi constitue un arsenal répressif contre le mouvement social intolérable !

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Fonction publique : mobilisé.e.s le mardi 10 octobre

Depuis l’arrivée du nouveau gouvernement, les mesures négatives s’accumulent pour les agent.e.s de la Fonction publique : gel de la valeur du point indice, rétablissement de la journée de carence, perspective de 120 000 suppressions d’emplois sur les 3 versants de la Fonction publique…

Et contrairement à l’engagement fait aux agent.e.s public.que.s par Emmanuel Macron dans le cadre de sa campagne présidentielle : “J’augmenterai votre pouvoir d’achat, comme celui des salariés des entreprises : vous paierez moins de cotisations et votre salaire net sera augmenté d’autant”, la hausse de la Csg se traduira au mieux par une simple compensation dans la Fonction publique, c’est à dire sans gain de pouvoir d’achat pour les agent.e.s ! Ainsi, toutes ces mesures vont impacter fortement et négativement le pouvoir d’achat de plus de 5,4 millions d’agent.e.s public.que.s et fragilisent les services publics rendus aux usagers. C’est inacceptable.

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LE 21 SEPTEMBRE ON CONTINUE

LE 21 SEPTEMBRE ON CONTINUE

N’en déplaise à certains commentateurs, la journée du 12 septembre a été un véritable succès avec près de 500 000 participants aux 200 cortèges organisés dans tout le pays.

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Les ordonnances Macron remettant en cause le code du travail ont été au coeur de cette protestation. Dans le prolongement de la loi El Khomri, ce projet vise à retirer des droits aux salariés et à accorder plus de pouvoir aux employeurs. Parmi d’autres mesures, si elle était mise en oeuvre cette réforme amplifierait le dumping social entre les entreprises, faciliterait les licenciements et ferait disparaitre de fait le CHSCT, créé en 1982 par les lois Auroux.

Au-delà de cette casse du code du travail, emblématique du projet gouvernemental, de nombreux agents publics ont aussi participé à ces rassemblements pour prévenir les mauvais coups annoncés pour la Fonction publique : diminution des budgets, suppression de dizaines de milliers d’emplois, gel des salaires, instauration d’un jour de carence en cas de maladie, …

Dans l’agenda politique, la fin du mois de septembre va constituer une étape importante avec le passage en conseil des ministres le 22 des ordonnances et le 27 du projet de loi de finances pour 2018. Contrairement à ce qu’il affirme, le Président de la République n’a pas le mandat des électeurs pour appliquer les reculs sociaux qui sont annoncés et qui constitueraient un véritable changement de société.

ENSEMBLE le 21 Septembre par la grève et les manifestations, mobilisons-nous pour :
➢ LE PROGRÈS SOCIAL
➢ LES GARANTIES COLLECTIVES
➢ LA FONCTION PUBLIQUE

APPEL N’ENTERREZ PAS NOS LIBERTES ! Dimanche 10 septembre Manifestons partout en France!

N’ENTERREZ PAS NOS LIBERTES !
CONTRE L’INSTAURATION D’UN ETAT D’URGENCE PERMANENT !
POUR NOS DROITS ET NOS LIBERTES !

En marche CONTRE L’ETAT d’URGENCE
Dimanche 10 septembre Manifestons partout en France!

A Paris, RDV 15h Père Lachaise

Manifestation le samedi 9 à 15 h

à Nantes place du cirque,

à Strasbourg place Kléber et à Nice

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A l’appel de (1ers signataires) : Action Droits des musulmans (AMD), Act-Up Paris, AFD international, Agir pour le changement et la démocratie en Algérie (ACDA), Altercarto, Altertour, Assemblée Citoyenne des Originaires de Turquie (ACORT), Association Démocratique des Tunisiens en France (ADTF), Association des Marocains en France (AMF), Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF), Association française des juristes démocrates (AFJD), Association Marocaine de Droits Humains (AMDH Paris IDF), Association Nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers (ANAFE), ATTAC, CADTM France, Campagne BDS France, CAPJPO-EuroPalestine, Cedetim/IPAM , CGT Insertion – Probation (UFSE-CGT), Cimade, CNT, Collectif Argenteuil Solidarité Palestine, Collectif 3C, Collectif des associations citoyennes (CAC), Collectif des Universitaires contre les violences policières, Collectif Judéo Arabe et Citoyen pour la Palestine (CJACP), Collectif ni guerres ni état de guerre, Collectif pour la sortie de l’état d’urgence 5e-13e, Collectif SDF Alsace, Collectif Vérité et Justice pour Ali Ziri, Collectif Vies Volées, Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT), Comité Vérité et justice pour Adama, Communistes libertaires de la CGT, Compagnie Jolie Môme, Confédération Nationale du Logement (CNL), Conseil National des Associations Familiales Laïques (CNAFAL), Coordination 93 de lutte pour les sans papiers, Coordination de l’Action Non-Violente de l’Arche (CANVA), Coordination nationale Pas sans Nous, Décroissance IDF, Droit Au Logement (DAL), Droits devant !!, Dynamique Citoyenne des Tunisiens à l’Etranger (DCTE), Emancipation tendance intersyndicale, Fédération des CIRCs, Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR), Fédération Nationale des Arts de la Rue, Fédération SUD Santé Sociaux, Femmes Egalité, Femmes Plurielles, Fondation Copernic, Fondation Frantz Fanon, Front Social, GENEPI, GISTI, Identité plurielle, Immigration Développement Démocratie (IDD), Justice&Liberté, Liberpensula Frakcio de SAT,  La Cabane juridique, La Chapelle Debout, Montreuil Palestine, Mouvement Contre Le Racisme et pour L’Amitié Entre Les Peuples (MRAP), Mouvement de la paix, Mouvement National des Chômeurs et des Précaires (MNCP), Observatoire International des Prisons Section Francaise (OIP Section Francaise), Participation et Spiritualité Musulmane (PSM), Pride de nuit, Réseau Education Sans Frontières (RESF), Réseau Euro Maghrébin Citoyenneté et Culture (REMCC), Réseau Universitaire Sans Frontières Paris 1 (RUSF P1), Revue Inprecor, Sang pour Sans, Sciences Citoyennes, SNPES-PJJ-FSU, SNTEFP-CGT, Solidarité Laique, Sortir du colonialisme, Sortir du silence, Sud Aérien, Sud PTT, Survie, Syndicat de la Magistrature (SM), Syndicat de la Médecine Générale (SMG), Syndicat des Avocats de France (SAF), Syndicat Français des Artistes Interprètes (SFA-CGT), Syndicat National des Journalistes (SNJ), Syndicat National des Journalistes CGT (SNJ-CGT), Syndicat National Unitaire de la TERritoriale-Fédération Syndicale Unitaire (SNUTER-FSU), Une Autre Voix Juive, Union Juive Française pour la Paix (UJFP), Union Nationale Lycéenne – Syndicale & Democratique – (UNL-SD), Union syndicale de la psychiatrie (USP), Union syndicale Solidaires… Ainsi que AL, Ecologie Sociale, EELV, Ensemble !, NPA, PCOF, PG, PIR…
contact@nonetatdurgence / Page FB : Contre l’état d’urgence permanent

N’enterrez pas nos libertés !

L’état d’urgence a été renouvelé jusqu’à début novembre par le parlement. Or il a largement démontré son inefficacité contre les attentats. Il a été dévoyé contre les mouvements sociaux et les militant.e.s, contre les musulman.e.s ou supposés l’être, contre les migrant.e.s et leurs soutiens, contre les habitant.e.s des quartiers populaires, contre les mineur.e.s et les jeunes majeur.e.s. Des centaines d’interdictions de manifester ont été délivrées. Les discriminations et contrôles au faciès se sont multipliés et avec eux, des violences policières. La France est le seul pays d’Europe à avoir instauré l’état d’urgence en réponse aux attentats.
Au prétexte d’y mettre fin, le gouvernement Macron présente un projet de loi reprenant dans la loi commune les principales mesures de l’état d’urgence. Il instaurerait ainsi un état d’urgence permanent :
Le préfet pourrait créer des périmètres de « protection » dans la rue, dont l’étendue et la durée, fixée à un mois renouvelable, seraient laissées à son libre arbitre. Ils donneraient lieu à des fouilles de véhicules, de bagages et à des palpations par la police municipale ou des agents de sécurité privés. Ce nouveau quadrillage de l’espace public imposerait une limitation dangereuse de l’expression culturelle, sociale et politique dans notre pays. Cela viserait à bâillonner le mouvement social qui s’annonce face aux attaques contre la protection sociale, les droits des salarié.e.s, les services publics, les APL, et les manifestations de solidarité internationale…
Le projet de loi introduit dans le droit commun les assignations à résidence et bracelets électroniques, les perquisitions 24h sur 24, les perquisitions informatiques, à l’initiative du préfet ou du ministre de l’Intérieur sur des critères vagues et des éléments provenant des services de renseignements tels que les notes blanches anonymes.
Les contrôles dans les gares et les zones frontalières seraient renforcés ciblant essentiellement les migrant.e.s et les stigmatisant encore davantage. – Sur simple suspicion, les fermetures de certains lieux de culte seraient facilitées – …
Le projet de loi est examiné en procédure accélérée, il a été discuté le 18 et le 19 juillet au Sénat et passera en septembre à l’Assemblée.

N’acceptons pas la mise à mal des garanties judiciaires !

Non à la rupture avec l’état de droit et la séparation des pouvoirs !

Ne tolérons pas la bascule dans l’arbitraire et la restriction de nos libertés individuelles et collectives !

Contre l’instauration d’un état d’urgence permanent !

Pour nos droits et nos libertés !

Dimanche 10 septembre Manifestons partout en France!

A Paris, RDV 15h Père Lachaise

contact@nonetatdurgence / Page FB : Contre l’état d’urgence permanent

Appel des Organisations CGT du Ministère de la Justice TOUTES ET TOUS MOBILISE-E-S ET DANS LA RUE LE 12 SEPTEMBRE 2017 !

Les annonces gouvernementales se succèdent et confirment les craintes de régressions sociales très importantes envers l’ensemble des salarié-e-s du privé comme du public, les retraité-e-s et plus largement les citoyens.

Nous, personnels du Ministère de la Justice sommes pleinement concernés et dénonçons ce choix de société intensifiant les inégalités sociales et réduisant la protection des plus faibles, au bénéfice des plus riches.

Version imprimable Appel des Organisations CGT du Ministère de la Justice

La casse du code du travail par ordonnances, en dehors de tout débat démocratique serein, est bel et bien en marche : fin de la protection des licenciements, suppression des CHSCT, code du travail à la carte dans chaque entreprise…

La logique est simple : faire toujours plus de « cadeaux » au patronat et réduire les droits des salarié-e-s. Logique qui repose sur une idée fausse à savoir que les garanties collectives seraient des freins à l’emploi et au développement économique.

Ces attaques de nos conquêtes sociales se traduiront très concrètement par une plus grande précarité et une insécurité professionnelle : elles toucheront nos familles, nos amis, mais aussi les usagers du service public. Elles auront ainsi des répercussions sur nos conditions de vie hors et au travail.

Elles ne manqueront pas de se transposer dans la Fonction Publique, à l’image des annonces impactant le pouvoir d’achat des fonctionnaires, qui alimentent l’idée que nous serions des privilégiés.

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Le 12 septembre 2017 par la grève et dans les manifestations, Ensemble, mobilisons-nous pour le progres social, les garanties collectives, la Fonction publique !

Les annonces et les premières décisions prises depuis les élections présidentielles et législatives portent un message clair : le Président de la République, le Premier ministre et le gouvernement préfèrent les riches et la loi du profit à la Fonction publique, ses usagers et ses agents. L’accumulation des mauvais coups le démontre pour les agents de la Fonction Publique : retour du gel de la valeur du point en 2017 et 2018, mise à mal de son unicité ; inquiétudes liées à la hausse de la CSG ; projet de 120 000 suppressions d’emplois ; restauration du jour de carence au 1er janvier 2018 ; amputations drastiques de crédits socialement et économiquement utiles ; remise en cause de missions publiques ; menaces sur les 35 heures…

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Ces attaques sont porteuses de très graves menaces pour le service public, la Fonction publique, ses agents et plus largement l’ensemble de la population.

Une situation des plus préoccupantes

Cette offensive tous azimuts amplifie encore les politiques d’austérité budgétaire, de remise en cause des missions publiques, des services et de l’emploi publics. Les difficultés s’accroissent du fait des souseffectifs importants causés par les suppressions massives d’emplois intervenues depuis de nombreuses années. Pour les mêmes raisons, les conditions de travail se sont dégradées. Le pouvoir d’achat a été laminé de façon inédite par les six ans de gel de la valeur du point que les deux augmentations de 0.6% sont très loin d’avoir compensé. Quant aux contre-réformes brutales et successives (Révision Générale des Politiques Publiques, Modernisation de l’Action Publique, réformes territoriales, RIFSEEP, etc.), elles génèrent une perte d’efficacité et une désorganisation de l’action publique, au détriment de l’effectivité et de la qualité du service public rendu. Dans le même temps, elles sont une source toujours plus conséquente de dégradation des conditions de vie au et hors travail des personnels.

LE 12 SEPTEMBRE, UN RENDEZ-VOUS INCONTOURNABLE POUR DES CONQUÊTES SOCIALES !

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Etat d’urgence – Loi anti terrorisme Il faut d’urgence défendre la démocratie !

Billet d’actualité UFSE-CGT du 7 juillet 2017 – Encore une prorogation de l’état d’urgence !

Le Parlement vient de proroger jusqu’au 1er novembre 2017 l’état d’urgence. C’est la 6ème prolongation de ce régime d’exception (assignations à résidence, perquisitions administratives, etc.), mis en place au soir des attentats du 13 novembre 2015.

Il était pourtant grand temps d’en finir avec l’état d’urgence qui a montré son inefficacité pour lutter contre le terrorisme, mais dont les abus et détournements ont clairement été mis en lumière.

Le Conseil Constitutionnel a ainsi récemment censuré les interdictions de séjour utilisées comme interdictions de manifester mais qu’à cela ne tienne, le Parlement les a réintroduits dans la loi sur l’état d’urgence !

L’état d’urgence restreint en profondeur nos libertés fondamentales et génère des entraves aux libertés syndicales et à la liberté de manifester.

Instrumentalisant les peurs des citoyen-nes, le gouvernement Macron pousse toujours plus loin la surenchère sécuritaire. L’état d’urgence sera prorogé une dernière fois pour avoir tout simplement le temps d’inscrire une grande partie de ces mesures de police administrative dans le droit commun à travers un projet de loi anti terrorisme qui sera débattu au Sénat dès le 18 juillet !

La CGT n’est pas dupe, derrière une conception très extensive de l’ordre public, ces mesures de police administrative pourront être utilisées, comme elles l’ont été dans le cadre de la mobilisation contre la Loi El Khomri, pour tenter d’intimider les militant.e.s et manifestant.e.s qui s’organisent actuellement pour exiger le progrès social !

Ce contexte sécuritaire et les politiques publiques d’austérité impactent également nos missions de service public et nos conditions de travail au sein de la Fonction Publique d’Etat.

Si nous souhaitons la fin des actes terroristes sur notre territoire et ailleurs, nous n’acceptons pas que cette bataille soit instrumentalisée pour restreindre nos libertés, pour restreindre les missions de service public, pour stigmatiser et diviser la population.

Communiqué confédéral – Loi antiterrorisme

Il faut d’urgence défendre la démocratie !

jeudi 6 juillet 2017

Aujourd’hui, l’assemblée nationale a voté la prolongation de l’état d’urgence pour la 6ème fois depuis les attentats de novembre 2015. L’état d’urgence dont les mesures sont attentatoires aux libertés individuelles et collectives a démontré son inefficacité pour contrer le terrorisme et a été largement détourné pour établir un contrôle social exorbitant sur les citoyens-e-s, manifestant-e-s et militant-e-s.
L’interdiction du droit de manifester, censurée par le Conseil constitutionnel le 9 juin dernier, a été réintroduite dans les textes par amendement le 28 juin.
Annonçant lors de son intervention devant le Congrès le 3 juillet qu’il « rétablirait les libertés aux Français en levant l’état d’urgence en automne », Emmanuel Macron a omis de dire qu’il comptait, après une dernière prolongation, faire voter une loi antiterrorisme faisant de l’état d’urgence un état permanent, inscrivant dans le droit commun les dispositions d’atteintes aux libertés individuelles et collectives, tels : les périmètres de protection avec fouille corporelle et de véhicule, le fichage généralisé de tous les voyageurs, l’assignation à résidence, le placement sous bracelet électronique, les perquisitions administratives, etc.
Derrière la démagogie sécuritaire du gouvernement qui instrumentalise les peurs, se cache la volonté de se doter de tout un arsenal pour tenter d’intimider les militant-e-s et, ainsi, museler toute forme de résistance et de mobilisation pour le progrès social et contre la casse des acquis sociaux.
La CGT réaffirme la nécessité de défendre les valeurs de démocratie, de solidarité et de paix.
Face aux mauvais coups et à l’urgence d’obtenir de nouveaux droits et de défendre la démocratie, la CGT continue avec détermination à développer les luttes pour la satisfaction de nos revendications et propositions.

Montreuil, le 6 juillet 2017

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